29.11.2011
PARIS - Villepin n'a pas "dealé" avec Sarkozy mais a "tourné la page" Clearstream

PARIS - L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé dimanche n'avoir pas "dealé" avec Nicolas Sarkozy tout en soulignant avoir "tourné la page" de l'affaire Clearstream et entretenir désormais des relations "républicaines, apaisées" avec le président de la République.
"Ce sont des relations républicaines, apaisées. J'ai tourné la page de ce qui a été pour moi et pour ma famille un calvaire de six années. Je n'entends pas que cette relation personnelle, ce différend, pour employer un mot pudique ou diplomatique, que j'ai eu avec Nicolas Sarkozy pèse sur mes choix politiques", a déclaré sur BFMTV2012/Le Point/RMC celui qui prendra "mi-décembre" sa décision de se présenter ou non à la présidentielle.
"Ces relations ont toujours été plus complexes qu'on a voulu le dire", notamment dans les "films, téléfilms mettant en scène une relation agressive". "En réalité, il n'y a jamais eu de tension dans les relations que nous avons eues l'un avec l'autre en face-à-face (...). C'était une relation d'égalité et cela reste une relation d'égalité", a-t-il insisté.
"Les hommes qui sont capables de parler à un président de la République de la façon la plus franche, j'allais dire de la façon la plus brutale", comme il l'a fait jadis "avec Jacques Chirac", "sans concession, sans esprit de cour, ils ne sont pas nombreux", a fait valoir M. de Villepin.
Il a assuré avoir jeté la rancune "à la rivière, oui". "Ce qui ne veut pas dire que l'on oublie, que l'on ne reste pas meurtri d'un certain nombre de choses (...) Je ne dis pas que je ne regrette pas que depuis la double décision de la justice, Nicolas Sarkozy ne se soit pas exprimé sur ce sujet pour tourner lui aussi la page" de l'affaire Clearstream, a-t-il dit.
Interrogé sur ce qu'il avait pu négocier lors de sa récente entrevue avec le chef de l'Etat à la Lanterne (la résidence du chef de l'Etat jouxtant le parc du château de Versailles, ndlr), Dominique de Villepin a lâché: "Je n'ai jamais dealé avec personne et je ne dealerai jamais avec personne".
Si l'entretien a porté "pour l'essentiel" sur l'international, il a reconnu avoir "fait passer un message à Nicolas Sarkozy", à savoir "que le temps de l'union nationale était venu et qu'il avait tout intérêt à changer la donne politique".
"Je ne dis pas ça pour moi, je ne suis pas candidat, ni n'aurais accepté aucune responsabilité dans un gouvernement quelconque dans cette mandature", a ajouté M. de Villepin. Une façon donc de ne rien exclure pour le prochain quinquennat.
Il a fait part à M. Sarkozy de la nécessité, selon lui, d'avoir un gouvernement resserré à une dizaine de "grands talents". Interrogé sur ceux qui pourraient faire partie de cette "équipe de France des meilleurs", il a cité Jean-François Copé, "bon dans l'action", François Baroin, Jean-Louis Borloo, Thierry Breton ou encore les socialistes Gérard Collomb et François Rebsamen.
Il faut des ministres "capables d'être de vrais patrons". "Les hommes politiques ont perdu le goût de la décision parce que la communication a mangé cette capacité de décision", a-t-il regretté.
(AFP-20minutes.fr)
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08.11.2011
Bourdin 2012 : Dominique de Villepin ce matin sur BFMTV
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02.11.2011
Villepin souhaite un plan de rigueur d'au moins 20 milliards d'euros
Le fondateur de République solidaire estime que la France pourrait "retrouver une position d'égalité avec l'Allemagne
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a plaidé, dimanche, pour que le gouvernement adopte un plan de rigueur d'un montant de 20 milliards d'euros au moins afin de permettre à la France de "retrouver une position d'égalité avec l'Allemagne". "La France, avec un plan d'économies de 20 milliards, n'est pas regardée en Europe et dans le monde de la même façon, parce que, tout à coup, non seulement nous avons à nouveau la tête hors de l'eau, mais nous commençons à flotter", a jugé Dominique de Villepin sur Radio France politique. "Ne nous contentons pas de rustines (...), on va au-delà, on se met véritablement en position d'assainir notre économie et nos finances et on est capable de retrouver une position d'égalité avec l'Allemagne", a-t-il ajouté.
"Aujourd'hui, le décalage entre la France et l'Allemagne fait que l'Allemagne est dans une position de force. (...) Il y a une réalité économique et financière, c'est que l'Europe est allemande, l'Europe vit à l'heure allemande", a déploré le fondateur du mouvement République solidaire, ajoutant : "Je souhaite que la France retrouve sa crédibilité." "Un plan de rigueur juste, ce serait une façon de faire preuve de décision, de courage (...), de réparer un certain nombre de dégâts du début du quinquennat", a-t-il poursuivi en se prononçant notamment pour "une réforme en profondeur de la TVA" et une hausse de l'impôt sur les sociétés.
Lors de son intervention télévisée jeudi, Nicolas Sarkozy a annoncé une réduction de 1,75 à 1 % de la prévision de croissance du gouvernement pour 2012 et, en conséquence, un nouveau tour de vis budgétaire destiné à dégager entre 6 et 8 milliards d'euros d'économies nouvelles dans le budget. Interrogé de nouveau sur son éventuelle candidature à la présidentielle, Dominique de Villepin a renvoyé sa décision "au tournant de l'année". "J'y répondrai le moment venu quand nous serons dans le temps de l'élection, et ce temps n'est pas venu", a-t-il dit, "nous verrons en fonction de la situation".
(AFP-lepoint.fr)
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