22.06.2011

Binationalité: "certains responsables politiques se foutent du monde", selon Villepin

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a dénoncé mercredi la remise en cause de la binationalité, réclamée par des députés UMP, en estimant que "certains responsables politiques se foutent du monde" et "jouent sur les peurs".
(c) Afp

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a dénoncé mercredi la remise en cause de la binationalité, réclamée par des députés UMP, en estimant que "certains responsables politiques se foutent du monde" et "jouent sur les peurs".

"Quand on voit l'extraordinaire ridicule, et je pèse mon mot, de ce débat sur la binationalité, qui est un reniement de la tradition française (...) on se rend compte d'abord qu'il y a un certain nombre de responsables politiques qui se foutent du monde, qui se foutent des Français, qui jouent sur les peurs et les divisions", a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires.

"Il faut que les responsables politiques sérieux de ce pays disent +assez+" à "ce n'importe quoi", "il est temps que chacun se reprenne, que les politiques se reprennent, que les médias se reprennent, que les intellectuels remettent les choses à leur place", a exhorté le président de République solidaire.

"Je sais que c'est plus facile de gagner des voix en allant caresser ici et là les sensibilités, flatter les peurs --et c'est vrai que je ne fais pas fortune dans cette période-- mais gageons, et j'en prends le pari, que la vie politique française retrouvera son sérieux d'ici quelques mois. Flatter, c'est une chose, apporter des réponses sérieuses, c'est autre chose", a poursuivi M. de Villepin.

Le député UMP Claude Goasguen, qui présentait mercredi un rapport sur le droit de la nationalité, a finalement renoncé à certaines de ses propositions-choc, comme la suppression de la binationalité, également préconisée par Marine Le Pen (FN).

(AFP-lenouvelobs.com)

Villepin : "la politique est impuissante"

Villepin trouve la politique en France "impuissante"
 

L'ex-Premier ministre a fustigé mercredi les outils à disposition pour gouverner la France. Il souhaite le resserrement du gouvernement autour de dix ministres.

Dominique de Villepin était ce mercredi à la rencontre de l'association des journalistes parlementaires (Ajp).  

"L'homme ou la femme politique qui arrivera à l'Elysée [en 2012] n'a pas les outils pour gouverner", a déclaré à cette occasion le possible candidat à l'élection présidentielle. 

"Pas plus que celui qui est arrivé en 2007, 1995, 1981", a-t-il précisé. 

"Nous sommes un pays où la politique est impuissante. Il n'y a pas de fatalité à cela", a poursuivi Dominique de Villepin, demandant une "concentration de l'activité ministérielle" autour de dix ministres et la création de huit grandes régions métropolitaines. 

"Cherchez dix grands ministres. Je ne suis pas sûr qu'ils existent à droite. Il faut déborder chacun des deux camps. C'est ça l'esprit de la République", a conclu l'ex-Premier Ministre.  

Le président du mouvement de la République solidaire a poursuivi en exprimant une certaine nostalgie pour la IVe République: "Je suis beaucoup moins dur que le sont certains avec la IVe République. Elle a inventé le système des gouvernements par projet. Je préfère un gouvernement qui dure huit mois et qui prend trois réformes, qu'un gouvernement qui dure cinq ans et qui ne nous offre guère de perspectives". 

Il a ensuite rendu hommage à Jacques Chaban-Delmas "qui avait compris qu'il fallait équilibrer le pouvoir et la société". 

L'ex-ministre des Affaires étrangères a également donné sa vision sur les conflits dans lesquels est actuellement impliquée la France. Il a notamment plaidé pour une "grande conférence régionale" sur l'Afghanistan et une "solution politique" en Libye, où "il faut gagner la paix", tout en jugeant qu'il fallait éviter des sanctions envers la Syrie. 

(lexpress.fr)

 

20.06.2011

Villepin ira-t-il jusqu'au bout?

2012 : Villepin isolé, mais Villepin habité

Dominique de Villepin réunissait dimanche à la Maison de l'Amérique latine à Paris les cadres de République Solidaire, le mouvement qu'il a crée il y a tout juste un an. L'ancien Premier ministre entretient toujours l'idée qu'il se présentera en 2012 même s'il n'a toujours pas officiellement annoncé sa candidature. Et pour cause : aujourd'hui très isolé et en concurrence sur le créneau du centre avec Borloo et Bayrou, rien ne dit qu'il ne s'arrêtera pas en cours de route.

19 juin 2010, Dominique de Villepin portait sur les fonts baptismaux son mouvement République solidaire à la Halle Freyssinet dans le XIIIe arrondissement à Paris devant plusieurs milliers de personnes. 19 juin 2011: changement de décor pour ce premier anniversaire: les Jardins, plus confidentiels, de la Maison de l'Amérique latine dans le chic VIIe arrondissement et surtout une affluence bien moindre. Pas plus d'un millier de personnes. 

A la tribune, pour chauffer les esprits, il n'y avait plus grand monde non plus: le député Jean-Pierre Grand et la fidèle d'entre les fidèles Brigitte Girardin. En un an, l'ancien chef du gouvernement a perdu bon nombre de ses soutiens. "Il s'en fout. C'est l'homme sans parti, sans étiquette. Il veut ressembler à de Gaulle", décrypte-t-on dans son entourage. Mais une campagne présidentielle peut-t-elle se mener sans élus dans son sillage? Villepin veut le croire. "Moi aussi cette campagne, je la sens bien", a-t-il lancé ce dimanche- reprenant à son compte des mots récemment prononcés par Nicolas Sarkozy- dans cette Maison qui célèbre "des conquistadors, des libérateurs, des créateurs". Rien de moins. Villepin donne l'impression de vouloir en découdre face à ceux qui lui ont fait les pires "vilénies": "Si on avait pu rouvrir Cayenne pour moi, je crois qu'ils l'auraient fait", a-t-il dénoncé. Autre allusion à peine voilée à Nicolas Sarkozy, son rival de toujours, qui lui avait promis 'les crocs de boucher'. Il aussi modérement apprécié le soutien de Jacques Chirac à François Hollande mais surtout les mots flatteurs, lors de la même sortie corézienne, de l'ancien président pour son éternel protégé Alain Juppé. 

Qu'importe. Villepin avance ses pions. L'ancien ministre de rappeler, dans un discours sans notes d'une demi-heure aux envolées lyriques dont il a le secret, les grands axes de son projet "pour la France", notamment le revenu citoyen de 850 euros. Avec des accents de gauche très marqués lorsqu'il conspue "l'argent-roi", "le marché-roi" qui donne tout aux "banques" ou bien encore lorsqu'il se prononce en faveur du mariage homosexuel

"Esprit de résistance"

François Hollande lui a d'ailleurs tendu une perche vendredi pour qu'il rejoigne -s'il se présente- le parti socialiste dans l'entre deux-tours de la présidentielle. De son côté Jean-Louis Borloo ne désespère pas non plus que Dominique de Villepin fasse tandem avec lui. Ce dernier s'est amusé dimanche de ces "mains tendues du centre, de la droite, de la gauche" qui sont autant, selon lui, "d'hommages" au bien fondé de son action. Reste à savoir s'il restera animé par cet "esprit de résistance" dans les mois à venir et s'il sautera le pas. Mi avril, dans un train, de retour d'un déplacement à Lille, il confiait "parler" régulièrement avec Jean-Louis Borloo. "Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Je suis dans la logique d'un projet. On verra ce qu'il découle de ça", disait-il ne fermant pas la porte à une alliance avec l'ancien ministre de l'Ecologie. 

Alors, ira, ira pas? Encore faut-il que Dominique de Villepin arrive à décrocher les 500 signatures requises pour une candidature. Ce n'est pas gagné. Nicolas Sarkozy, qui refuse toujours une autre candidature dans son camp, veille au grain.

 (Par , lexpress.fr)

 

Villepin: "Cette campagne, moi aussi je la sens bien"

Lors de la Convention nationale de son parti, Dominique de Villepin a repris à son compte les mots de Nicolas Sarkozy sur la présidentielle.

Dominique de Villepin, hier à la Maison de l'Amérique latine à Paris, pour la convention de son parti.

Dominique de Villepin a repris à son compte les mots de Nicolas Sarkozy pour dire que lui aussi sentait "bien" la campagne présidentielle à venir. Il animait, ce dimanche, la Convention nationale de son parti, République solidaire, sans toutefois se prononcer sur sa candidature. 

"Cette campagne, moi aussi, je la sens bien parce qu'elle ne part pas d'en haut", a attaqué l'ex-Premier ministre devant quelque 5 à 600 militants de son mouvement, réunis dans les jardins de la Maison de l'Amérique latine à Paris. 

"Nous avons besoin de résistance, de cet esprit qui a animé la France quand l'Etat français n'était plus au rendez-vous. Cet esprit de résistance, c'est le refus de la politique d'aujourd'hui", a-t-il ajouté dans un discours marquant l'an un de son mouvement, lancé le 19 juin 2010 (30 à 35 000 adhérents selon lui). 

"Le sursaut français, c'est pour maintenant", a-t-il insisté, entouré des députés UMP Jean-Pierre Grand et Marc Bernier et des ex-ministres Brigitte Girardin et Azouz Begag. 

"Nous voulons la refondation politique, économique, sociale, culturelle et internationale, parce que nous sommes dans un temps aussi grave que 1944 et 1958. Si nous ratons cette occasion de 2012, alors c'est peut-être un long tunnel pour de longues décennies qui nous attend", a-t-il dramatisé. 

"Revenu citoyen"

L'ex-Premier ministre a commencé à dérouler son programme pour "une France citoyenne, juste, indépendante" par le volet des propositions institutionnelles (procureur général de la Nation), qu'il suggère de soumettre à référendum après l'élection présidentielle. 

Il est revenu sur son "revenu citoyen" de 850 euros mensuels, "revenu à part entière en contrepartie d'une activité d'utilité publique". "Plus personne dans notre pays en dessous du seuil de pauvreté, c'est une révolution", a-t-il insisté. 

"En Afghanistan, trop de nos soldats meurent pour rien", a-t-il ajouté sur le volet international. 

"Je me suis prononcé pour un mariage ouvert à tous", y compris "aux couples du même sexe", a-t-il dit, revenant sur un débat sociétal qui a agité l'Assemblée nationale la semaine dernière avec le rejet par l'UMP d'un texte socialiste proposant l'ouverture du mariage aux homosexuels.

(AFP-lexpress.fr)

16.06.2011

Villepin taquine Chirac

Au cours de cette émission, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac a commenté la récente sortie de ce dernier disant qu'il "voterait pour François Hollande, sauf si Juppé se présente". 
A la question de savoir à qui serait destiné son premier coup de fil s'il était élu? "Je pense à Jacques Chirac", a-t-il répondu. 
Et que lui dirait-il? "Mon cher Jacques, c'était gentil de soutenir François (Hollande) mais il y avait des amis plus proches", a ajouté Dominique de Villepin. 
 
(Lexpress.fr)

Villepin pour le mariage homosexuel

 

Dominique de Villepin n'en finit plus de tracer sa propre voie à droite en vue de la présidentielle de 2012. 

Alors que la proposition de loi portée par le PS ouvrant le mariage aux couples homosexuels a été massivement rejetée ce mardi par les députés UMP, Dominique de Villepin s'est prononcé ce jeudi en sa faveur, lors d'une interview organisée par le CFJ et l'AFP, diffusée sur Youtube

Le président de République solidaire a confié qu'il avait "évolué sur le sujet". "En m'appuyant justement sur les grands principes et en particulier l'égalité des citoyens devant le droit, je crois que nous devons aujourd'hui évoluer et reconnaître que le mariage, institution civile, contrat civil entre deux personnes, peut être à la fois noué entre deux personnes de sexes différents ou deux personnes de même sexe" a-t-il déclaré. 

Concernant l'adoption par des couples homosexuels, il n'a pas été aussi catégorique. "Je ne suis pas sûr, a précisé l'ancien Premier ministre, que tout le monde y soit prêt, mais néanmoins pour prendre en compte la souffrance" qu'exprime "un certain nombre de couples homosexuels de ne pas pouvoir fonder une famille". 

Il a proposé plutôt "une reconnaissance du statut de coparent qui permette de ne pas laisser le conjoint homosexuel dans la solitude", dans "la difficulté en cas de décès", en préconisant de "lui reconnaître une responsabilité particulière". 

"On aurait là un équilibre qui aurait vocation à évoluer au cours des prochaines années mais ce serait un premier pas pour apporter une réponse", a conclu l'ex-chef du gouvernement de Jacques Chirac, candidat potentiel à la présidentielle de 2012. 

Ce soutien d'un transfuge de l'UMP vient s'ajouter aux rares voix qui se sont prononcées pour à droite, dont celles de Jean-Louis Borloo, Franck Riester et Henriette Martinez

Toujours au cours de cette interview, ce dernier s'est déclaré en faveur de la dépénalisation du cannabis, autre débat de société poussé par le PS.

(AFP-lexpress.fr)

Villepin pour dépénaliser le cannabis

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin s'est prononcé pour la dépénalisation de l'usage du cannabis, qu'il souhaiterait voir sanctionner d'une simple contravention, lors de l'émission Elections 2012 (partenariat Youtube, CFJ et AFP) qui doit être diffusée aujourd'hui. Je suis contre la pénalisation et pour la dépénalisation, je propose qu'en contrepartie on choisisse la voie de la contravention", a-t-il dit au cours de cette interview. L'ancien ministre de l'Intérieur a souligné également que cette mesure permettrait d'alléger la charge des services de police et de justice.

"En ce qui concerne le cannabis, 4 millions de consommateurs en France, 90.000 interpellations dans notre pays, ce qui engorge nos services de police, mobilise la police judiciaire pour des enquêtes qui, souvent, sont infructueuses", a-t-il dit. "Je ne suis pas sûr que nous soyons mûrs pour une légalisation, même pour une légalisation sous contrôle. Par contre il est temps de décriminaliser l'usage, la consommation de cannabis et de passer à un stade contraventionnel", a souligné Dominique de Villepin.  "La contravention c'est un message suffisant mais nécessaire, parce que la consommation de cannabis reste dangereuse", a-t-il ajouté.

L'usage de produits stupéfiants est interdit par l'article L3421-1 du code de la santé publique, qui prévoit des peines maximales d'un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende. Cependant, il s'agit de peines maximales et, dans la pratique, les magistrats ont une grande marge d'appréciation et l'emprisonnement est exceptionnel. En cas d'interpellation, le consommateur peut éviter la sanction pénale en acceptant une aide médicale, psychologique et sociale. La gauche a relancé hier le débat sur la dépénalisation du cannabis, y compris dans ses propres rangs, en prônant, dans un rapport parlementaire, une "légalisation contrôlée" de cette drogue.

(AFP-Lefigaro.fr)

14.06.2011

Chirac sur Hollande : Villepin estime qu'il s'agit d'«une vraie fausse boutade»

Jacques Chirac et Dominique de Villepin lors des cérémonies du 8 mai 2007 à Paris

Dominique de Villepin a estimé lundi que les propos deJacques Chirac affirmant qu'il voterait François Hollande en 2012, avaient «tout d'une vraie fausse boutade», soulignant que l'ex-président était «un homme à la fois taquin, provocateur et surtout plein d'humour».

«Jacques Chirac est un homme à la fois taquin, provocateur et surtout plein d'humour», a déclaré sur France Inter Dominique de Villepin qui fut premier ministre de l'ancien chef de l'Etat et un de ses plus proches conseillers comme secrétaire général de l'Elyséee.

«Pince-sans-rire»

«Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait quelque chose de pince-sans-rire» dans ses propos, a-t-il ajouté. Selon lui, Jacques Chirac n'avait sans doute «aucune idée qu'il y avait une perche (de micro) au-dessus de lui qui guettait le moindre de ses mots». Et s'il les a répétés plusieurs fois, «c'est parce qu'il n'entend pas forcément bien, donc il répète, pour être sûr que ses interlocuteurs comprennent le message».

«Mais je crois qu'il y avait tout dans cette affaire d'une vraie fausse boutade», a-t-il dit. Le président de République solidaire a «revendiqué trois droits pour Jacques Chirac» : «premièrement le droit à la liberté, Chirac est comme il est, il s'exprime avec une très grande liberté»; deuxièmement, «le droit à l'humour, il a le droit d'avoir sa forme d'humour spécifique» et enfin «le droit au repos».

Jacques Chirac «a beaucoup servi notre pays et il a le droit qu'on le laisse aller dans des expositions ici et là sans être poursuivi par toutes sortes de caméras», a affirmé Dominique de Villepin.

(20minutes.fr)

 

Dominique de Villepin répond du tac au tac à Nicolas Sarkozy

L'ex-Premier ministre a publié un message sur son blog pour répondre aux critiques du chef de l'Etat sur son "revenu citoyen".

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a répondu sèchement vendredi, sur son blog, à Nicolas Sarkozy. (AFP)

Dominique de Villepin a répondu sèchement à Nicolas Sarkozy vendredi 10 juin sur son blog. Le Chef de l'Etat avait selon la presse critiqué sa proposition d'un "revenu citoyen" de 850 euros par mois en invoquant le coût de cette mesure estimée à 30 milliards d'euros.

Selon Le Figaro, Nicolas Sarkozy a déclaré devant les députés UMP mercredi à l'Elysée, que "quand un responsable propose un revenu citoyen coûtant 30 milliards (...), il s'est décrédibilisé".

"Cher Nicolas", écrit Dominique de Villepin. "L'enjeu, ce n'est pas le coût. Il n'est pas plus élevé que les cadeaux aux riches de votre quinquennat. Et s'il s'agissait d'un cadeau, tant qu'à faire, je préfèrerais un cadeau aux pauvres plutôt qu'un cadeau aux riches".

"Je retrouve là un goût des certitudes qui rassure les partisans, mais qui risque d'affadir les débats", ajoute-t-il à l'adresse du chef de l'Etat. "Libre à vous bien sûr de lire la politique comme un ensemble de trucs, comme un magasin de farces et attrapes".

"Ce n'est pas de la magie"

"Mais le truc (....) c'est que (le revenu citoyen) n'est pas un cadeau, c'est la création d'un réservoir d'activités, d'engagements, de services de proximité pour tous nos concitoyens", écrit-il.

"Ce truc, c'est la condition de la relance du machin qu'est devenu notre système politique, de dépasser la défiance des Indignés et de permettre un véritable assainissement des finances publiques", ajoute l'ex-chef du gouvernement.

"Ce truc, ce n'est ni de la magie, ni de la démagogie, c'est la citoyenneté tout simplement", conclut l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

Une mesure controversée

L'instauration d'un "revenu citoyen" de 850 euros par mois pour les personnes majeures sans ressources est la proposition phare du projet présidentiel de Dominique de Villepin, présentée en avril.

Le coût de la mesure, controversée au sein même de son parti République solidaire, serait de 30 milliards d'euros. Elle s'accompagnerait de la création d'un "statut du citoyen" incluant l'obligation de voter et de payer un impôt même symbolique.

(Le Nouvel Observateur - AFP)

 

08.06.2011

L"écœurement" de Villepin

Afin de restaurer son image abîmée et de révéler ce qu’il tient pour sa « vraie nature », Dominique de Villepin a décidé d’utiliser à fond l’arme du blog.

L’ancien Premier ministre veut prendre les choses en main et renforcer son lien direct avec les Français

Malgré les quinze mois requis contre lui dans l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin – qui ne sera fixé sur son sort judiciaire que le 14 septembre prochain – continue sa route, et rêve plus que jamais de 2012. Mais pour l’ancien Premier ministre, il l’admet, les temps sont devenus durs : les relais politiques se font plus rares, sa cote de popularité est nettement à la baisse et l’image qui est donnée de lui n’est pas à la hauteur de ses… espérances. Dans le film La Conquête, de Xavier Durringer, il est un peu ridicule, voire carrément éreinté.

Après avoir tendu ce week-end la main au très courtisé Jean-Louis Borloo, l’ancien Premier ministre veut donc prendre les choses en main et renforcer son lien direct avec les Français. Depuis la fin du procès Clearstream, Villepin s’est donc mis à tweeter, et à « nourrir » tous les jours son compte Facebook.

« Il n’est pas Néron »

Sur son blog www.dominiquedevillepin.fr., étrenné le 2 juin avec un message adressé au chef de l’Etat, l’ancien Premier ministre veut, dit-il, faire connaître ses priorités, et d’abord son vrai visage. « Il est décidé, confie l’un de ses proches, à manier la franchise, l’autodérision et l’ironie, ce qui est sa vraie nature. Car il n’est ni Néron (surnom que lui avait autrefois donné Bernadette Chirac, NDLR) ni le personnage excité du film La Conquête. » Ayant démarré avec deux messages par semaine, Villepin est déjà en train d’accélérer la cadence. « Le moment l’inspire », assure son entourage. Ainsi vient-il d’écrire une longue tribune (« De l’aveuglement des voyeurs ») où il reproche à l’affaire Strauss-Kahn de dissimuler les « vrais » problèmes des Français. Avec le lyrisme emphatique qui, souvent, le caractérise, il s’indigne devant une « France qui trébuche, en laissant libre cours à la rumeur, au fantasme et au commentaire ». « Nous croyons, insiste-t-il, être spectateurs d’une tragédie pleine de morale, et nous ne sommes que des tricoteuses attendant que l’échafaud soit dressé. Il y a là pour moi quelque chose d’écœurant. » L’ancien Premier ministre incrimine la classe politique tout entière, qui a pu donner « le sentiment que tout lui est permis et que tout peut être caché ». Et qui, aujourd’hui, le paie cash.

(Pascale Tournier, france soir.fr)

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