25.11.2009
Dominique de Villepin à la rencontre des habitants de la ville rose
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Le cabinet de Besson contacte le « sale Arabe » de Sciences-Po (rue89.com)

« Dégage, sale Arabe ». Ces mots barrent la Une de Libération ce mardi. D'après Anyss Arbib, élève de Sciences-Po, habitant de Bondy et d'origine marocaine, ce sont ceux que lui ont adressé des policiers mercredi soir à Paris, alors qu'il fêtait la qualification de l'Algérie pour la Coupe du monde de football. Peut-être pour s'en expliquer, le cabinet d'Eric Besson vient de lui proposer un rendez-vous.
Encouragé par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, Anyss a d'abord raconté cette altercation sur sa page Facebook. Il y explique comment un ami algérien l'a convaincu de se rendre sur les Champs-Elysées pour célébrer la victoire de son équipe sur l'Egypte. Comment, arrivés sur les Champs-Elysées, les choses dégénèrent très vite :
« Des jeunes lancent des bouteilles et des pétards sur les forces de l'ordre. Les habituels casseurs profitent des circonstances pour briser des vitrines et se livrer à des larcins. […] Les forces de l'ordre répliquent, ce qui est normal. »
Les deux jeunes hommes décident de rentrer en voiture à Bondy. Ils stationnent Porte Maillot en attendant un ami. Des CRS sont présents. C'est alors que les choses dégénèrent :
« Des hommes descendent et commencent à donner des coups de matraque à toute personne en dehors de sa voiture. Ils cognent sans raison et sans ménagement sur des gens qui n'ont rien à se reprocher. Ils instaurent un climat de terreur. »
Suit le récit de nombreuses violences policières, auxquelles Anyss et son ami assistent médusés. Puis un CRS s'approche de leur voiture : « Qu'est-ce que tu regardes, dégage, dégage ! » Réplique de l'étudiant :
»« Je regarde devant moi, je connais mes droits, je suis étudiant à Sciences Po. » Réponse : « J'emmerde Sciences-Po ! » Je lui fais observer que je suis poli avec lui et qu'il n'a pas à utiliser un tel langage. Il coupe court : « Ferme ta gueule ! »
Son collègue me pulvérise sur le visage un gel lacrymogène. […] C'est une agression gratuite. […] J'ai la sensation d'agoniser. Mon ami est dans le même état. On me dit : « Dégage sale Arabe. » […] Quand il y a des manifestations de ce type on se retrouve comme un ennemi dans sa propre République. Or les seuls points communs entre un casseur et moi, c'est qu'on est tous les deux français et qu'on a tous les deux le teint bronzé. »
Le soutien de Dominique de Villepin
Suite à la publication de ce témoignage à la Une de Libération, Anyss a reçu par mail le soutien de Dominique de Villepin. Il l'avait rencontré à la fin de son année de terminale, comme d'autres jeunes de banlieue reçus à Matignon. Il avait dit au Premier ministre : « Comme vous, je veux faire Sciences-Po et l'Ena. » En quatrième année à Sciences-Po, passé par la convention ZEP, il fait aujourd'hui partie du club lancé par Villepin.
Plus étonnant, Anyss dit avoir été contacté par le cabinet d'Eric Besson, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ayant exprimé son souhait de le rencontrer. Il n'a pas encore donné suite.
Par son témoignage, Anyss espère lancer le débat sur la discrimination dont sont victimes les jeunes de banlieue :
« Changer le discours sur les personnes issues de l'immigration. Il y en assez que l'on parle de la burqa, du voile. Ce sont des phénomènes marginaux en banlieue qui concernent très peu de personnes. Les vrais problèmes sont la discrimination, le chômage en banlieue, l'égalité des chances […]. Il faut recentrer le débat sur l'identité sur les problèmes qui nous concernent vraiment ».
Le jeune homme envisage aujourd'hui de porter plainte. Il devrait être invité du Grand Journal de Canal + ce mardi soir aux côtés de Rachida Dati et des députés devraient interpeler le gouvernement jeudi à l'Assemblée. Conclusion tout de même positive de toute cette affaire :
« Ça m'a beaucoup motivé pour mener des combats politiques à l'avenir. J'ai toujours aimé la politique ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. »
Par Arnaud Aubron | Rue89
(rue89.com)
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24.11.2009
Historique des visites de Sarko en banlieue, résultats : "Paroles et paroles !"
D'Argenteuil à Bobigny, les visites de Sarkozy en banlieue (lefigaro.fr)
Depuis les polémiques sur la «racaille» et le «Kärcher», les déplacements du chef de l'Etat dans les quartiers sensibles ont souvent été difficiles. Retour sur ses rares visites en banlieue depuis 2005.
A l'approche des élections régionales, Nicolas Sarkozy reprend son thème fétiche de l'insécurité. Toujours à l'aise sur ce type de sujet, le chef de l'Etat se rend dans trois villes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne pour annoncer un plan anti-drogue, un développement accru de la vidéosurveillance, et de nouveaux moyens d'enquête pour la police. «Ça va bouger beaucoup», annonce-t-il devant des journalistes.
• 18 mars 2009, fermeté à Gagny
Garder la main. Une dizaine de jours après une expédition punitive dans un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis), Nicolas Sarkozy fait son premier déplacement en banlieue depuis plus d'un an, le deuxième de sa mandature. «Notre pays doit enrayer les phénomènes de bandes et de haine dirigés contre deux piliers de la République, l'école et la police», martèle le président depuis le commissariat de la ville.
• 8 février 2008, sous les ors de l'Elysée
Ne pas prendre de risque. Contrairement à son engagement de présenter son plan banlieue à Sartrouville, le chef de l'Etat reste à Paris pour en détailler les grandes lignes. C'est sous les ors de l'Elysée qu'il dévoile l'une de ses principales promesses de campagne : un projet «extrêmement ambitieux» selon ses propres termes, visant à «donner une chance à ceux qui veulent s'en sortir».
• 22 janvier 2008, improvisation à Sartrouville
Huit mois après son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy surprend tout le monde en effectuant un déplacement dans une cité sensible de la banlieue ouest de Paris. Une visite qui se passe sans heurts. Devant caméras et micros, il improvise en pleine rue une discussion à bâtons rompus avec des jeunes du quartier (voir la vidéo). En réponse à un jeune qui l'interpelle, le chef de l'Etat répond : «On va vous donner une deuxième chance en vous offrant une formation qualifiante. En retour, je te demande une chose. Tu te lèves le matin et tu bosses. La vie, ce n'est pas glander.»
• 14 avril 2007, Sarkozy persiste à Meaux
En pleine campagne. Alors qu'on lui reproche d'être devenu indésirable en banlieue, Nicolas Sarkozy veut faire taire les critiques. Dans une petite salle de sports située au bas d'une tour de Meaux, le candidat à la présidentielle persiste et signe. «J'ai bien l'intention de continuer à appeler un voyou, un voyou, une racaille, une racaille. Ce n'est pas un mot qui est insultant, ce qui est insultant c'est de se comporter comme un voyou.» Poursuivant malgré les remous de la salle, Nicolas Sarkozy annonce que s'il est élu, un «plan Marshall 2» offrira «une formation, un emploi, une rémunération, un travail» à 250.000 jeunes des quartiers.
11 avril 2007, en catimini à Villepinte
Voyage éclair. Dans la dernière ligne droite vers l'Elysée, le candidat Sarkozy effectue un aller-retour «vite fait bien fait» à Villepinte, où il ne visitera rien d'autre que la mairie, le temps d'une cérémonie d'entrée dans la nationalité française (voir la vidéo). «La France vous donnera tout pourvu que vous sachiez la respecter, que vous sachiez l'aimer», lance-t-il à quatorze «nouveaux Français». Moins d'une heure après son arrivée, le ministre de l'Intérieur repart dans sa voiture aux vitres fumées.
• 25 octobre 2005, la racaille d'Argenteuil
Ambiance électrique. 22h30. Le cortège officiel arrive sur la dalle du Val-d'Argent. Entouré de caméras, dans la nuée des projecteurs de télévision, Nicolas Sarkozy - tenue vestimentaire détendue - fait face aux hurlements, sifflets et quolibets. Quelques projectiles fusent depuis les immeubles. Visage fermé, regard noir, le ministre continue d'avancer. Puis vient cette phrase : «Vous en avez assez, hein ? Vous en avez assez de cette bande de racaille ? Eh bien, on va vous en débarrasser !». Quelques mois seulement après «le nettoyage au Kärcher», la formule, captée par les caméras des journalistes, fait le tour des médias, et provoqué une vive polémique.
19 juin 2005, le «Kärcher» de La Courneuve
Action, réaction. Au lendemain d'une fusillade qui coûte la vie à un petit garçon de La Courneuve, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, se rend à la cité des 4.000. «Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité, lance-t-il. On y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu'il faudra, mais ça sera nettoyé.» Des propos qui interpellent les habitants. «Maintenant ils veulent nous nettoyer, ça dit bien pour quoi on nous prend», témoigne une Courneuvienne.
(lefigaro.fr)
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20.11.2009
Dominique de Villepin répond aux questions des internautes du réseau social Villepincom.net
22:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2009
Villepin et Beigbeder en vedettes toulousaines
Coup double pour la librairie toulousaine Castela. La célèbre maison située sur la place du Capitole reçoit en dédicaces deux des personnalités françaises les plus marquantes de ce début de siècle : Frédéric Beigbeder et Dominique De Villepin.
Deux auteurs particulièrement prolifiques et récemment à la Une de l’actualité.
Lauréat du prix Renaudot 2009, Fréderic Beigbeder devrait attirer la foule dés vendredi. Il présentera son dernier livre » un roman français « , publié chez Grasset, ce vendredi 20 novembre à 17h00.
Dominique de Villepin, relancé sur la scène politique française depuis les affres du procès Clearstream sera à Toulousepour son roman » le dernier témoin « , paru chez Plon, le mardi 24 novembre à 18h00.
(toulouse7.com)
18:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dominique de Villepin à Sup de Co Toulouse
Fort de son expérience de la politique internationale, ancien ministre des affaires étrangères et ex premier ministre sous le second mandat de Jacques Chirac, Dominique de Villepin animera à l'ESC Toulouse une conférence sur le rôle de la France dans le monde, mardi 24 novembre de 16 heures à 17h30. Au terme de son exposé, un débat confrontera l'homme du discours contre la guerre en Irak en 2003 à l'ONU et du CPE en 2006, au cœur de l'actualité avec le procès Clearstream et son opposition à la politique menée par Sarkozy, aux étudiants de la Ville Rose.
(ladepeche.fr)
18:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le grand emprunt pourrait porter le déficit au-delà de 10% du PIB en 2010 (Fitch)
Un grand emprunt de 35 milliards d'euros pourrait porter le déficit public au-delà de 10% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 mais ne menacerait pas la bonne notation financière de la France qui lui permet de bénéficier de faibles taux d'intérêt, a indiqué l'agence Fitch jeudi.
"L'emprunt équivaut à 1,8% du PIB et pourrait conduire à un déficit à deux chiffres en 2010" si tous les fonds sont levés l'année prochaine et si des mesures d'économie ne sont pas prises, a indiqué l'agence de notation dans un communiqué.
Selon les prévisions du budget 2010, le déficit public (Etat, collectivités locales, comptes sociaux) devrait atteindre 8,5% du PIB l'année prochaine après s'être creusé à 8,2% cette année.
S'il ne remet pas en cause la note "AAA" de la France, l'emprunt souligne la nécessité de développer "une stratégie d'assainissement des finances publiques" à moyen terme et va contraindre le gouvernement à prendre des "mesures" pour réduire son déficit, selon le communiqué de Fitch.
Mardi, une autre agence de notation, Moody's, avait jugé que le grand emprunt allait "affaiblir" la notation de la France sans toutefois la menacer.
La commission sur le grand emprunt présidée par Michel Rocard et Alain Juppé a recommandé jeudi un investissement public de 35 milliards d'euros, dont une grande partie devrait être souscrite auprès des marchés financiers.
L'arbitrage final sur le montant et les modalités de l'emprunt sera rendu par Nicolas Sarkozy début décembre.
(lepoint.fr)
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16.11.2009
La grande inquiétude des maires de France
L'épreuve de force n'est pas encore totalement déclarée entre le pouvoir et les élus locaux. Mais à l'ouverture du 92e congrès de l'Association des maires de France, du lundi 16 au jeudi 19 novembre à Paris, les signes d'incompréhension et de mécontentement se multiplient à propos des deux réformes engagées par Nicolas Sarkozy : la suppression de la taxe professionnelle et l'organisation des collectivités territoriales.
Lors de son intervention, mardi 17 novembre, le premier ministre, François Fillon, devrait affronter une assistance turbulente de plusieurs milliers d'élus, de droite comme de gauche, qui ne se privent pas d'exprimer leurs critiques. Le président de la République a préféré renoncer à sa visite devant cette assemblée, mais il a prévu de recevoir 700 maires le 20 novembre, "pour débattre avec eux" au lendemain du congrès.
M. Sarkozy reste ferme sur le principe, tout en laissant entrevoir de possibles ouvertures. Dans un entretien au Journal du Dimanche du 15 novembre, Christine Lagarde, ministre de l'économie, l'a confirmé : "Nous ne reportons rien et nous dialoguons", en fustigeant au passage : "Nous n'avons pas à organiser la féodalité." Le gouvernement a bien tenté d'allumer des contre-feux dès lundi.
"PAS DE VISIBILITÉ DANS LE TEMPS"
Préoccupés par l'élaboration des budgets 2010, les élus sont d'autant plus inquiets que la promesse du chef de l'Etat en faveur des entreprises n'est assortie d'aucune garantie pour l'avenir. Certes, le gouvernement a promis de compenser "à l'euro près", pour l'année 2010, la suppression des recettes de taxe professionnelle avant la mise en place du nouvel impôt économique de remplacement. Mais au-delà ?
"Nous n'avons pas de visibilité dans le temps sur les moyens d'assumer nos compétences. Et il serait bon de se doter d'un délai pour que toutes les simulations aient pu être fournies", résume Pierre Jarlier, sénateur-maire (UMP) de Saint-Flour (Cantal).
Dans son secteur – une communauté de dix-sept communes regroupant 7 500 habitants –, 90 % des impôts perçus proviennent de la taxe professionnelle et sont affectés pour l'essentiel à des investissements dans la revitalisation économique : zone d'activité artisanale, ateliers relais, village d'entreprises. "Nous devons pouvoir disposer de ressources pérennes et dynamiques, faute de quoi il faudra faire porter l'effort sur les ménages", s'inquiète M. Jarlier.
Près de Niort (Deux-Sèvres), Claude Roulleau, maire (s.e.) de Prahecq, préconise lui aussi la plus grande prudence : "La gestion fiscale est extrêmement risquée et on ne peut pas l'improviser", assure-t-il. Dans cette communauté de quinze communes et de 12 000 habitants, les ressources provenant de la centrale d'achat d'un groupe de distribution et d'un entrepôt de logistique ont été "mutualisées" pour financer des infrastructures, la gestion des déchets mais aussi des crèches pour les familles…
Dans le secteur en fort développement de la Plaine Saint-Denis, Michel Bourgain, maire (Verts) de l'Ile-Saint-Denis craint lui aussi "un risque d'accroissement des inégalités entre les communes riches et les communes pauvres. Nous avions acquis un avantage, avec un prix du foncier plus attractif par rapport à La Défense que nous risquons de perdre s'il faut augmenter les taxes foncières".
Pour Emile Blessig, député-maire (UMP) de Saverne (Bas-Rhin): "Cette réforme doit aller de pair avec le respect des engagements qui, dans bien des domaines, ont du mal à être tenus. Et il faut bien reconnaître qu'il y a un réel problème de confiance dans la parole de l'Etat, lorsqu'il s'agit de transferts, de garanties et de contreparties."
"IL FAUT ARRÊTER DE TAPER SUR LES ÉLUS"
Cette méfiance à l'égard de l'Etat a été renforcée depuis le lancement des réformes successives des collectivités. "Il faut arrêter de taper sur les élus", proclame Vanik Berberian, maire (MoDem) de Gargilesse-Dampierre (Indre, 350 habitants), président de la fédération des maires ruraux. "Les propos démagogiques sur le trop grand nombre d'élus qui coûtent cher ne sont pas acceptables", ajoute-t-il, plus inquiet de la "raréfaction générale des politiques publiques", avec le retrait de services dans les campagnes.
Maire (PS) du Teich (Gironde), François Deluga, par ailleurs président du Centre national de formation du personnel territorial (CNFPT), s'insurge contre les critiques formulées à l'égard du trop d'embauches dans les collectivités, alors que l'Etat réduit ses effectifs en ne remplaçant pas un départ sur deux à la retraite. "Le plan crèche du gouvernement prévoit une aide aux investissements, mais l'Etat laisse aux communes les créations d'emplois", assure-t-il.
Dans sa commune, quatre postes devront être créés pour que la crèche passe de 10 à 24 places. "Depuis la décentralisation, la population a pu constater l'impact positif de cette nouvelle organisation du territoire avec des collectivités qui ont porté les investissements structurants et des élus plus proches des besoins de la population", relève M.Jarlier. Il veut croire que, "face à l'inquiétude des élus, il faut que le gouvernement reste ouvert au débat pour bâtir une réforme équilibrée".
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Dominique de Villepin au Salon du 1er roman à Draveil
Dominique de Villepin s’est rendu samedi à 18 heures au Salon du 1er roman à Draveil, pour remettre le 1er prix de ce 8e Salon au Théâtre Cardwell.
(leparisien.fr)
23:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2009
Sondage: Dominique de Villepin (+12) !
Dans notre enquête Paris Match-Ifop, Dominique de Villepin (+12), François Bayrou (+9) et Martine Aubry (+9) rebondissent. Et Rama Yade (+3) progresse
Sylvie Santini - Paris Match
e n’est pas une progression, c’est une envolée ! Avec 12 points de mieux par rapport au mois dernier, Dominique de Villepin pulvérise tous les records jamais enregistrés de mémoire de baromètre. Régime minceur, bronzage et prestations théâtrales dans les prétoires ne suffisent pas à expliquer une telle performance. Dans son sillage, c’est toute la classe rebelle qui marque des points. Rama Yade, avec 3 points de gagnés, talonne Jacques Chirac à la 2e place : un rapprochement qui devrait flatter cet éternel complimenteur des dames – et au demeurant justiciable, comme son ancien flamboyant Premier ministre... Tous incarnent une autre droite que celle de l’occupant actuel de l’Elysée. L’antisarkozysme apparaît également comme le ressort des bonds effectués dans l’opposition : +9 points pour François Bayrou, autant pour son alter ego du PS, Martine Aubry. Avec elle, ce sont les principaux socialistes qui, enfin, décollent : François Hollande dans les mêmes proportions – une vraie embellie pour ce mal-aimé des sondages –, Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë dans une moindre mesure (+7 et +6), l’une toujours à la traîne dans le classement, l’autre plus que jamais au top (3e rang). Les « traîtres », en revanche, sont sanctionnés : Eric Besson rétrograde (en 36e position), et même les très populaires Bernard Kouchner et Jack Lang perdent chacun 4 points...
Aubry et Fillon s’accrochent Obama terrasse Sarko
Avantage Aubry. L’actuelle première secrétaire terrasse encore Hollande, surtout à l’applaudimètre féminin : 60 % des femmes lui octroient leurs suffrages. Distancié, l’ex-patron du PS pourrait bien néanmoins poursuivre sur sa lancée positive (à 49 % de bonnes opinions contre 40 % en octobre dernier). L’autre François, celui de Matignon, venge l’honneur masculin en gardant son avance face à la prétendante annoncée à sa succession, Christine Lagarde : 51 % contre 45 %, avec 60 % de bonnes opinions pour le chef du gouvernement et 57 %
pour sa ministre de l’Economie. Curieusement, celle-ci fait ses meilleurs scores chez les électeurs(trices) de Ségolène Royal en 2007.
Un seul duelliste, et non des moindres, le président Sarkozy, essuie une déroute retentissante, dans un duel inégal, il est vrai, avec son homologue américain. Difficile de lutter contre un chef d’Etat qui est encore une icône... Même si c’est bien la première fois, de longue date, qu’un leader américain suscite en France autant d’adhésion. Du grain à moudre peut-être pour les personnalités françaises issues de la diversité...
Sylvie Santini 
21:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








