03.11.2009

La majorité se déchire sur le montant du grand emprunt

Alors que des députés UMP plaident pour un grand emprunt pouvant atteindre 100 milliards d'euros, le ministre du budget Eric Woerth juge ce montant "irréaliste". Ce qui fait bondir le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino.

La tribune publiée ce mardi dans le Monde par 63 députés de la majorité réclamant un grand emprunt d'un montant pouvant atteindre 50 à 100 milliards d'euros continue de faire du bruit.

Les présidents de la commission réunie pour définir les contours de cet emprunt, les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard. ont évoqué jusqu'à présent une fourchette de 20 à 40 milliards.

L'initiative des députés a fait réagir au gouvernement. "100 milliards, c'est un montant irréaliste, confie le ministre du Budget, Éric Woerth, cité par le Figaro. Un grand chiffre ne fait pas un grand emprunt. Un emprunt se caractérise surtout par les projets qu'il finance."

Interrogé ce mardi sur i-Télé, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, le père spirituel du grand emprunt, a contre-attaqué, laissant percer sa colère contre Woerth. "Le débat gagnerait en maturité, en profondeur et parfois en dignité si l'on s'évitait des qualificatifs excessifs ("irréaliste", ndlr). Personne ne peut dire aujourd'hui si un montant de 100 milliards est plus irréaliste que 20 milliards. Je déteste les débats faussés", a expliqué le conseiller.

"C'est normal qu'il y ait un débat à l'intérieur de la majorité et même l'opposition", a tempéré, de son côté, le ministre de la Relance, Patrick Devedjian sur France 2.

"Le vrai sujet, c'est qu'est-ce qu'on met dans le grand emprunt", a estimé M. Devedjian, soulignant que ces projets devront "produire de la croissance, le plus vite possible". "Quand on se sera mis d'accord sur ce que ça contient, on le chiffrera", a-t-il observé.

M. Devedjian a évoqué "le numérique", une "condition de la modernisation de la France", le bâtiment avec le soutien d'une "croissance verte, c'est-à-dire l'isolation thermique pour faire des économies d'énergie", les nanotechnologies, le nucléaire ou les infrastructures, comme le train à grande vitesse.

Selon lui, il n'est pas "sûr qu'il soit nécessaire d'avoir un ministère pour le grand emprunt", même si "la méthodologie du plan de relance serait utile" avec "une administration forte, transversale, dédiée, mais petite".

Sur la croissance, M. Devedjian a estimé que "ça va moins mal que dans les six premiers mois de l'année mais (que) la reprise n'est pas encore présente".

"Le preuve, c'est que la toute petite croissance que nous avons, supérieure à tous les autres pays, à part les Etats-Unis qui viennent de faire une percée peut-être exceptionnelle, ne produit pas d'emploi", a-t-il noté.

(lexpress.fr)

Commentaires

Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l'Argent !

Non à l'emprunt Sarkozy !

Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d'intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.

Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.

Le château de cartes de la finance est entrain de s'effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l'argent au service de la population.

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Ecrit par : David C. | 22.11.2009

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