Villepin candidat taillerait des croupières à l'actuel champion de l'Elysée façon Marie-France Garaud à VGE en 1981. Mieux que les autres, il est à même de ridiculiser l'adversaire et d'exciter un peuple endormi à la Révolution!
27.04.2009
Réflexion d'un sympathisant PS : "Villepin: le meilleur candidat anti-Sarkozy?"
Et si Dominique de Villepin était VRAIMENT candidat en 2012? Et s'il lui prenait VRAIMENT l'envie d'en découdre avec l'actuel chef de l'Etat?
Bien naturellement, l'hypothèse prête à sourire. "Pauvre Villepin! Tout has been, tout englué dans son affaire Clairstream, tout interdit de dire bonjour à Jacques Chirac, tout miné par sa réputation de Fouché à deux balles... Lui candidat? même pas en rêve!" diront les uns et les autres.

Cela dit, quel merveilleux candidat il ferait. Songez-y un peu amis élus socialistes. La vraie droite bonapartiste et gaulliste contre le candidat Conciniste, voilà qui aurait de l'allure!Il est grand, l'Autre est petit.
Il est cultivé, l'Autre est ignorant.
Il est de noblesse "micheton garanti croisade", l'Autre est un rastaquouère.
Il a la vision de l'Histoire, l'Autre la vision du 20h de TF1.
Il écrit seul ses livres, l'Autre se fait aider.
Cessons-là ce cruel jeu des comparaisons. Villepin candidat taillerait des croupières à l'actuel champion de l'Elysée façon Marie-France Garaud à VGE en 1981. Mieux que Ségolène et ses excuses, Bayrou et sa parano anti-journalistes, le FN et ses fantômes, les Verts et leurs lubies, Besancenot et ses rêves nord-coréens, il est à même de ridiculiser l'adversaire, de le charger sabre au clair, d'inviter, d'enrôler, d'exciter un peuple endormi, assoupi, à la Révolution! Il saurait lui, Villepin, réveiller le peuple de France, lui redonner fierté, lui rappeler qu'il a toujours su se relever, ce peuple, se redresser quand la tyrannie menaçait, quand la justice périclitait, quand la France se perdait!
Voyez, la vraie France de droite et de Province, cette France des bourgs des villages, des clochers et des manoirs, des clercs de notaire et des paysans, des contrats de mariage à "communauté réduite aux acquêts" et des moissons; cette France de Mauriac et de Barrès qui juge que Chirac "était bel homme", que VGE "portait beau", que Pompidou "était charmant" et que Mitterrand "était séduisant bien que socialiste"; cette France qui aime les meubles cirés et les carrelages anciens; cette France des saisons qui passent et des pierres qui restent; oui cette France là, j'en suis persuadé, a voté pour l'Autre à contre coeur, mais elle ne désespère pas de se trouver un champion à se mesure, et qui d'autre que Dominique de Villepin pour relever ce gant?
Trêve de lyrisme, soyons concret: il faut que le PS offre à Villepin de quoi atteindre les 500 signatures en 2012 afin d'être candidat à l'élection présidentielle. Il piquera des voix à l'Autre et lui fera un tort considérable. Et peut être même qu'il piquera aussi des voix à Bayrou, vu qu'ils sont nombreux, à droite, à voter pour lui faute de mieux. Bref, ce Villepin est un allié du PS, et le PS doit l'aider, vite!
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24.04.2009
Dominique de Villepin peut être candidat à la présidententielle en 2012

Dominique de Villepin multipliait depuis plusieurs mois ses sorties à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Mais comme si les plateaux de télévision et les interviews dans la presse ne lui suffisaient plus pour dire tout le mal qu'il pense de l'actuelle gouvernance, l'ancien premier ministre a décidé de franchir une nouvelle étape en affirmant «souhaiter fort» être candidat à la prochaine élection présidentielle. Interrogé vendredi soir sur France 3 sur la raison pour laquelle il n'avait jamais brigué de mandat électif, Dominique de Villepin a répondu que «l'élection, c'est une question de circonstance, quelle que soit l'élection, à quelque poste que ce soit».
Début avril, tenant sa première réunion publique depuis son départ de Matignon, Villepin s'en était pris à la décision de Nicolas Sarkozy de faire réintégrer la France dans l'Otan, fustigeant «la rupture avec l'héritage gaulliste», «la rupture d'un consensus français», mais aussi «la rupture d'un consensus de la communauté internationale». Et quelques heures plus tôt, sur le plateau d'i-Télé, il s'était gaussé d'un président «survitaminé» et d'un gouvernement qui fait «de la godille». En février, l'ex-premier ministre avait déjà raillé «la vision un peu courte» de Nicolas Sarkozy, après l'avoir traité de «touche à tout» début janvier.
Mais son très actif anti-sarkozysme lui vaut d'être très isolé à droite. Et Nicolas Sarkozy ne rate jamais une occasion, en privé, de rappeler à propos de Villepin ses «embarras judiciaires». Pour le chef de l'Etat, si son rival lui tape dessus, c'est parce qu'il est renvoyé en correctionnelle dans l'affaire Clearstream. En septembre prochain, l'ancien pensionnaire de Matignon sera en effet jugé pour «complicité de dénonciation calomnieuse», accusé d'avoir utilisé les faux listings de Clearstream pour déstabiliser Nicolas Sarkozy dans la course à l'Elysée. Et à ce procès, le chef de l'Etat sera partie civile contre lui.
Un rapprochement avec François Bayrou ?
Alors Dominique de Villepin pourrait se tourner vers le MoDem. Début avril, il a d'ailleurs tendu la main à François Bayrou, indiquant qu'il verrait avec «beaucoup de plaisir» le président du parti centriste. «Je franchis une étape, parce que je pense que nous avons besoin de solutions et que nous avons besoin aussi d'afficher des principes clairs», justifiait-il. Un pas en avant que François Bayrou avait apprécié. «Je parlerai volontiers avec lui. Le jour où l'on voudra construire une politique différente en France, il faudra qu'acceptent de travailler ensemble des courants républicains différents, démocrates, socialistes, gaullistes», se réjouissait alors le député des Pyrénées-Atlantiques.
(Le Figaro.fr)
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22.04.2009
Copé, Paillé, Bayrou, Villepin : la guerre des droites aura bien lieu en librairie
C'est une récolte littéraire, au goût plus ou moins prononcé de vinaigre. Jean-François Copé, François Bayrou et Dominique de Villepin s'apprêtent à livrer en librairie leur essai politique. Un grand ménage qui ne tient pas du printemps : les trois auteurs partagent un même dessein, plus ou moins avoué, succéder à Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé, le benjamin, sera le premier en gondole, le 24 avril, avec Un député ça compte énormément, édité chez Albin Michel. Le quadra, qui n'a jamais fait mystère de ses ambitions élyséennes pour 2017, livre le récit de deux années à la tête du groupe UMP à l'Assemblée nationale, en profite pour revenir sur ses relations houleuses avec Nicolas Sarkozy, donner "ses propres convictions sur les institutions" et se raconter un peu plus que dans ses trois ouvrages précédents.
Le nouveau Dominique de Villepin sortira le 11 juin chez Plon sous le titre La Cité des hommes, une réflexion sur la "crise" et la "faillite du monde". Avec son lyrisme habituel, l'ancien premier ministre estime qu'il est le temps du choix : "Construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie." Une manière de paraphraser Engels, façon UMP. Le comparse de Marx avait en effet posé dans une phrase restée célèbre un dilemme : "Ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie."
Les auteurs espèrent faire aussi bien qu'Alain Juppé. Son livre Je ne mangerai plus de cerises en hiver, publié le 13 mars, a dépassé 53 000 exemplaires. L'ouvrage l'a remis en selle. La parole du maire de Bordeaux est désormais recherchée. OTAN, G20, rémunération des patrons, européennes, statistiques ethniques, politique de Benoît XVI, Alain Juppé intervient sur tous les sujets. Une catharsis.
20:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2009
Le Conseil d'Etat envisage le rejet du recours de Villepin dans l'affaire Clearstream
Le Conseil d'Etat pourrait rejeter le recours de Dominique de Villepin dénonçant un abus de pouvoir de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream au motif que l'ancien premier ministre n'aurait pas juridiquement "d'intérêt à agir" dans cette affaire, a indiqué, mardi 21 avril, une source proche du dossier.
M. de Villepin conteste la validité de l'ordonnance des juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy le renvoyant en correctionnelle dans l'affaire Clearstream en accusant M. Sarkozy, partie civile dans ce dossier, d'avoir influé sur la procédure judiciaire dans le but de "satisfaire ses intérêts personnels". L'ancien premier ministre vise notamment un décret du président de la République prolongeant le juge Pons dans ses fonctions au Pôle financier de Paris pour clore le dossier Clearstream le 17 novembre alors que le magistrat avait été nommé à Montpellier, où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre.
Saisi par M. de Villepin, le Conseil d'Etat pourrait prochainement rejeter sa requête sans même avoir à aborder le fond de la question procédurale. La plus haute juridiction administrative a récemment écrit aux parties concernées par cette saisine pour indiquer qu'elle envisageait de contester l'intérêt à agir de M. de Villepin. Elle leur demande de lui communiquer leur observations écrites avant de trancher, probablement en mai ou en juin.
VILLEPIN EN CORRECTIONNELLE DU 14 SEPTEMBRE AU 14 OCTOBRE
"M. de Villepin ne justifie d'aucun intérêt donnant qualité pour agir contre le décret du 31 octobre 2008 reportant la prise de fonctions de M. Henri Pons au poste de président de chambre à la cour d'appel de Montpellier du 3 au 20 novembre", explique le Conseil d'Etat dans son courrier adressé à l'avocat de M. de Villepin, à la chancellerie et au secrétariat général du gouvernement.
Le procès de M. de Villepin, soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser M. Sarkozy dans l'affaire Clearstream, est prévu du 14 septembre au 14 octobre devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ces dates doivent être confirmées lors d'une audience de fixation le 27 mai.
(Le Monde.fr)
23:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2009
Dominique de Villepin évoque un «risque révolutionnaire»

«Il ne s'agit pas de porter un jugement sur l'action du gouvernement, il s'agit de se demander si ce que nous faisons est aujourd'hui suffisant», juge Dominique de Villepin. Crédits photo : AP
L'ancien premier ministre plaide pour des «mesures exceptionnelles» en matière sociale : relèvement temporaire du bouclier fiscal, création d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu ainsi qu'un geste sur la rémunération des patrons.
«Oui, il y a une forte colère qui s'exprime dans notre pays, oui il y a un risque révolutionnaire en France». L'ancien premier ministre Dominique de Villepin n'a pas mâché ses mots dimanche lors du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France. «Les fermetures d'usines, l'augmentation du nombre de chômeurs donnent à un certain nombre de Français le sentiment de l'inégalité de traitement, l'inégalité de mobilisation», a-t-il constaté. Ils ont le «sentiment que l'on se mobilise beaucoup pour les banques, on se mobilise beaucoup pour aider les entreprises mais que les salariés, eux, font les frais de la crise, que ce sont toujours les mêmes qui souffrent».
Pour éviter des «comportements collectifs que nous ne parviendrions pas à maîtriser», Dominique de Villepin a jugé «urgent de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne les mesures sociales» et de «renouer avec un dialogue beaucoup plus développé avec les partenaires sociaux». «Evidemment personne ne peut accepter» les «formes de violence» mais «si l'on veut apporter des réponses justes à ces situations, on est bien obligé de partir de cette inquiétude et de ce désespoir», a-t-il noté. L'ancien premier ministre de Jacques Chirac a ainsi plaidé pour des «mesures sociales très fortes pour maintenir la cohésion sociale, en matière fiscale, en matière d'aide aux jeunes ou en matière d'aide aux plus défavorisés». «Des gestes forts» sont «indispensables», a insisté Dominique de Villepin. Il a cité un «relèvement temporaire» du bouclier fiscal «à 60% le temps de la crise», la création d'«une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu», également «temporaire». Il a souhaité aussi un «geste» sur la rémunération des patrons, jugeant que le décret du gouvernement n'allait «pas assez loin».
Dominique de Villepin a également considéré «opportun» de «sanctuariser aujourd'hui très clairement le budget de l'Education nationale» et «dire clairement que nous n'allons pas toucher à ce budget». Il s'est prononcé contre les suppressions de postes, mais pour des «redéploiements». A ses yeux, il ne faut «pas de réforme avec une logique comptable». En matière d'emploi, il a estimé «important que l'Etat joue tout son rôle et que les plus grandes garanties possibles soient apportées» en matière d'emploi.
«Il ne s'agit pas de porter un jugement sur l'action du gouvernement, il s'agit de se demander si ce que nous faisons est aujourd'hui suffisant. Je pense qu'il faut faire davantage» et agir dans «un esprit large de consensus et de rassemblement», a-t-il dit. L'ancien premier ministre a également appelé à «limiter nos ambitions et nos objectifs». «Dans ces périodes de crise, le tout-réforme comporte un vice», a-t-il relevé. «Concentrons-nous sur les quelques réformes essentielles et nécessaires à la société française», a-t-il dit, citant la réforme de la protection sociale, l'innovation, et l'université.
Interrogé sur le probable remaniement de l'équipe de François Fillon, Dominique de Villepin a jugé que «deux ans c'est incontestablement long» pour un gouvernement. Quant aux noms d'Alain Juppé ou Philippe Séguin, cités parmi les éventuelles personnalités qui pourraient entrer au gouvernement: «voilà des gens d'expérience», a-t-il observé.
(Le Figaro.fr)
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Politique/Vil... :
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18.04.2009
Relance économique mondiale : choisissons l'initiative !

«Il devient urgent de créer aujourd'hui une vraie agence européenne de l'innovation, capable de définir une dizaine de filières clés et de mettre de vrais moyens sur la table» Crédits photo : Le Figaro
TRIBUNE - Dominique de Villepin donne sa lecture de la situation actuelle et formule plusieurs propositions économiques et sociales.
Le G20 a marqué un sursaut international susceptible de redonner confiance et espoir. Les responsables politiques ont su trouver un langage commun face aux difficultés financières de la planète. La France y a pleinement joué son rôle de force de propositions et d'initiatives.
Pour autant, ce n'est pas un aboutissement, mais un point de départ. Conservons l'élan de ce sommet pour enclencher de nouvelles dynamiques. La crise est loin d'être derrière nous. Trop d'incertitudes demeurent sur la reprise de la demande mondiale et sur l'assainissement du système financier pour considérer la guérison acquise. D'une ampleur inégalée, elle marque la fin d'un modèle de croissance et un basculement de la puissance économique de la zone euroaméricaine vers la zone asiatique.
Sur le front intérieur, les marges de manœuvre sont étroites. Trop peu de relance, et c'est le risque d'un allongement de la crise et d'une déstabilisation de notre tissu social. Trop de dépenses publiques, et c'est le risque, par un endettement excessif, de marges de manœuvre rognées, d'un risque inflationniste et d'un prévisible recours massif aux impôts. Dans cet exercice difficile, nous devons privilégier tout ce qui peut accélérer la sortie de crise, en prenant en compte les peurs et les mécontentements qui s'expriment un peu partout en France. Que la détermination montrée ici comme ailleurs dans le sauvetage des institutions financières soit aujourd'hui mise en œuvre dans la lutte contre le chômage et dans la garantie de nos systèmes de protection sociale. Les Français attendent aujourd'hui qu'une même énergie soit déployée pour traiter deux questions centrales : l'avenir de notre modèle de protection sociale, et la définition d'une nouvelle stratégie économique.
L'exigence sociale d'abord. Elle constitue aujourd'hui une priorité face à la montée du chômage, inédite par son ampleur et sa rapidité. La montée en puissance du Fonds d'investissement social doit permettre d'apporter des réponses concrètes, au cas par cas, aux situations les plus difficiles. Mais, au-delà, la crise fait ressortir de graves inquiétudes sur un modèle éducatif perçu comme inégalitaire, sur des régimes de retraite fragilisés ou sur la pérennité de notre système de santé. Nous n'échapperons pas à une grande réflexion sur le financement de notre protection sociale. Je propose que trois messages forts soient envoyés aux Français. D'abord en matière de justice sociale et pour une meilleure répartition des efforts, la contribution des plus aisés doit être accrue par un relèvement temporaire du bouclier fiscal. Une autre piste consisterait à augmenter de manière transitoire le taux de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu à 45 %.
Ensuite, en matière de retraites. Nous disposons d'un outil, le Fonds de réserve des retraites. Renforçons-le en y apportant des participations non stratégiques de l'État, et les revenus financiers qu'il perçoit au titre du plan de sauvetage des banques. Ainsi, nous dirons à nos concitoyens que ce que nous avons fait pour nos banques, nous pouvons le faire pour nos retraites.
Enfin, je propose de sanctuariser le budget de l'Éducation nationale pour le reste du quinquennat, tout en le recentrant sur ses missions essentielles. Le plan de relance a mis l'accent sur les infrastructures. Mais quoi de plus essentiel que l'investissement dans le savoir des générations futures ? Nous pourrions aller plus loin en imaginant sur le modèle de ce qui est fait pour la Défense de proposer une loi de programmation pluriannuelle en faveur de l'éducation et de la connaissance.
Il nous faut également une stratégie économique. Une nouvelle hiérarchie mondiale va se mettre en place. Certains pays sortiront plus forts de cette crise. Je pense à l'Allemagne, qui continue de faire de l'excellence de son appareil industriel le moteur de sa croissance, aux régions les plus innovantes des États-Unis ou aux économies indienne et chinoise. Quels sont les secteurs qui tireront la France de demain ? Quels moyens leur attribuer ? Notre aide à l'innovation est faible, dispersée et mal coordonnée. La recherche spatiale représente 40 milliards de dollars aux États-Unis, 4 milliards d'euros pour l'Europe. Il devient urgent de créer aujourd'hui une vraie agence européenne de l'innovation, capable de définir une dizaine de filières clés et de mettre de vrais moyens sur la table. Elle pourrait se financer en lançant un emprunt européen en faveur de l'innovation. Enfin, quelles relations entre nos champions nationaux, nos PME et notre recherche publique ? J'ai renforcé, lorsque j'étais à Matignon, les pôles de compétitivité initiés par Jean-Pierre Raffarin. Ils ont permis de dynamiser la croissance et de créer des liens forts entre recherche et industrie. Ils doivent redevenir un outil central de notre politique industrielle, en y injectant les fonds nécessaires. Je propose là encore de créer un vrai service public de l'innovation en France, conçu comme un point de contact unique pour les entreprises en matière d'aide, de subvention et de développement.
Mais la France ne surmontera pas la crise seule dans la compétition multipolaire. C'est l'occasion de donner un second souffle à l'Europe. Le spectre de faillites d'États et le libre jeu des égoïsmes nationaux soulignent l'urgence d'un gouvernement économique de la zone euro. Le renforcement récent du couple franco-allemand est un signe positif. Travaillons sur cette lancée pour mettre à plat nos divergences sur le terrain énergétique et lancer une réflexion sur la sécurité des approvisionnements. Mettons en place une vraie politique industrielle commune en renforçant nos engagements dans l'industrie spatiale ou automobile. Et pourquoi ne pas aller plus loin, en cherchant ensemble des convergences en matière de fiscalité et de protection sociale ?
Choisissons l'initiative : un gouvernement concentré sur les enjeux économiques et sociaux de long terme, conscient de sa place en Europe et dans le monde, soucieux de la singularité forte de son modèle, qui est un atout dans cette crise majeure. Ce sont là les clés pour sortir renforcés de ces épreuves.
(Le Figaro.fr)
10:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dominique de Villepin sur Europe1 Dimanche à 11h
Dominique de Villepin, invité du "grand rendez-vous" d'Europe1 dimanche 19 avril à 11h
10:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sarkozy se voit en maître du monde !
Agapes. Le Président déjeunait hier avec des parlementaires de toutes tendances.
MATTHIEU ÉCOIFFIER et FRANÇOIS WENZ-DUMAS

Nicolas Sarkozy lors de son discours de clôture du G20 à Londres le 2 avril.
(REUTERS)
Festival de «moi je» hier à l’Elysée. De l’entrée au dessert, des tomates mozzarella à la mousse aux éclats de fruits et de chocolat, la vingtaine de parlementaires de tous bords conviés à déjeuner par le chef de l’Etat pour discuter régulation du capitalisme et paradis fiscaux ont eu droit, selon un convive, à «du Nicolas Sarkozy à 200 %, c’est-à-dire étrangement proche de sa propre caricature. On était en petit comité mais il parlait comme à la télé ou à un meeting de l’UMP !»
Ces députés et sénateurs que recevait le président de la République font partie d’un groupe de travail original constitué en novembre pour réfléchir sur la crise financière internationale. Ce club composé de 12 députés et 12 sénateurs, a donc décidé à l’issue du déjeuner de se baptiser «G24». «Le G24 est bicaméral et multipartis» , résume Hervé Mariton (UMP), qui est avec Jean-Pierre Brard (apparenté communiste), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Henri Emmanuelli (PS) ou Nicolas Perruchot (Nouveau Centre) un des piliers de cet aréopage placé sous la double responsabilité des deux présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, le socialiste Didier Migaud et le centriste Jean Arthuis.
Obama. Arrivé un peu en retard dans la petite salle à manger, le Président «a tenu sa promesse de nous informer du contenu du G20. Il nous reverra avant le prochain conseil européen de juin» , raconte un participant. Et s’il «a été plus bavard que d’habitude» , il a mené son débriefing tambour battant, tutoyant les uns, charriant les autres, tout en tapotant ses SMS, ravi de se mirer dans la vitrine de cette mini-union sacrée face à la crise.
En plat de résistance, les premiers pas de Barack Obama sur la scène internationale. «Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position», assure Nicolas Sarkozy. Et il «n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience», dont lui-même ferait preuve. Exemple : la taxe carbone. Compte rendu, version Sarkozy, de son échange avec Obama sur le sujet : «Je lui ai dit : "Je crois que tu n’as pas bien compris ce qu’on a fait sur le CO2. Tu as fait un discours, il va falloir des actes." Le pack énergie-climat que j’ai fait adopter sous la présidence française [de l’Union européenne, ndlr] prévoit en 2020 une baisse de 20 % des rejets de 1990. Nous, en Europe, il y a des sanctions contre les Etats et les entreprises. Lui, il s’engage seulement à revenir au niveau de 1990 et il n’y a pas de sanction.»
Nicolas Sarkozy tape aussi sur José Manuel Barroso, le président de la commission européenne, «totalement absent du G20». Angela Merkel ? «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position», s’autocongratule le Président.
Après ce compte rendu très personnel du G20, on passe aux choses sérieuses : la régulation du système bancaire et les paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy propose de «créer un véhicule pour mutualiser les actifs pourris des établissements bancaires» , afin de ne pas refaire comme naguère avec le Crédit lyonnais une bad bank chargée d’écouler les actifs douteux. En même temps, il fait l’éloge de la titrisation, pourtant à l’origine de la crise américaine. «Il y a eu des excès, mais il faut la faire repartir», lâche Sarkozy. Henri Emmanuelli objecte un «ça se discute». «Henri, toi qui as été banquier, tu le sais très bien. La titrisation a permis le développement du monde depuis vingt ans», réplique le chef de l’Etat. «Je vais exiger de la Commission européenne que les banques aidées ou nationalisées cèdent des actifs, comme j’ai été obligé de le faire quand j’ai acheté 22 % du capital d’Alstom», poursuit-il, évoquant l’opération qu’il avait réalisée en 2004 lors de son passage au ministère de l’Economie.
Le centriste Jean Arthuis s’inquiète du coût pour le contribuable ? «S’il y avait une solution plus simple, je pense qu’on me l’aurait dite», appuie Sarkozy. Quand Jean-Pierre Brard tente une percée sur le terrain du pouvoir d’achat, il se fait aussitôt rembarrer : «On ne va pas parler de ça. On ne va pas retomber dans la politique politicienne !»
Au moment du dessert, Nicolas Sarkozy se fait servir «une compote de pomme comme un enfant», s’étonne le député (Verts) François de Rugy. En guise de douceur, le président de la République ne résiste pas à informer ses convives que «le gouvernement espagnol vient d’annoncer la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Et vous savez qui ils ont cité en exemple ?» «On peut dire beaucoup de choses sur Zapatero», remarque Emmanuelli. «Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle», s’amuse Sarkozy en allusion à Lionel Jospin. Avant de revenir à son sujet de prédilection : «D’ailleurs, dans ma carrière politique, j’ai souvent battu des gens dont on disait qu’ils étaient plus intelligents et avaient fait plus d’études que moi.» «On a pensé à Villepin», lâche un convive. Conclusion du Président : «L’important dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois.»
«Bolchevik».Avant de se séparer, le locataire de l’Elysée a promis aux élus du «G24» de les inviter pour un quatrième déjeuner en juin. Les deux premiers ont eu lieu début novembre 2008 et le 30 mars dernier. Incorrigible provocateur, Jean-Pierre Brard n’a pas pu s’empêcher de faire remarquer au rapporteur (UMP) du budget au Sénat, Philippe Marini, qui prônait la régulation qu’il allait «lui aussi devenir bolchevik». «J’ai toujours été antibolchevik !» s’est défendu le sénateur de l’Oise. «Et cette cravate rouge ?» lui a répliqué le député de Seine-Saint-Denis.
(Libération.fr)
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08.04.2009
Dominique de Villepin : «De bonnes décisions ont été prises» au G20
L'ancien premier ministre, invité mardi du Talk Orange-Le Figaro, estime toutefois que, pour être efficaces, les mesures annoncées doivent être mises en oeuvre très rapidement.
http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/04/07/01021-20090407A...
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02.04.2009
Vendredi matin, DdV sur RMC et BFM à 08h30
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