31.03.2009
Dominique de Villepin à l'Assemblée Nationale !
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Dominique de Villepin sur tous les fronts face à Sarkozy

Attaques contre la politique étrangère, critiques des choix économiques mais aussi piques sur la gouvernance Sarkozy... Dominique de Villepin est à nouveau sur tous les fronts face au président de la République.
Pour la première fois depuis son départ de Matignon, il y a près de deux ans, l'ancien Premier ministre se rendra mercredi après-midi à l'Assemblée pour une réunion sur le thème "la France et l'Otan", juste avant le retour officiel de Paris dans le commandement intégré de l'Alliance.
Ce virage stratégique, critiqué jusque dans les rangs de la majorité, est brocardé par celui qui est devenu un symbole du "non" à la guerre en Irak, parlant de "faute" du chef de l'Etat.
Sur le carton d'invitation figurent les noms de six députés clairement étiquetés villepinistes: Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, Hervé Mariton et Georges Tron.
Pour M. Goulard, M. de Villepin est "clairement passé à la vitesse supérieure" ces dernières semaines, multipliant les interventions médiatiques et les attaques contre Nicolas Sarkozy.
"L'homme n'est jamais sorti de la politique mais il est plus présent que jamais car il considère que la situation est aujourd'hui tellement désastreuse", explique Jean-Pierre Grand, le plus villepiniste des villepinistes.
"Qui, dans la majorité, peut s'exprimer avec autant de connaissance, d'expérience et de hauteur que Dominique de Villepin ? Aujourd'hui en France, il y a Nicolas Sarkozy, qui est le président, et Dominique de Villepin, qui s'exprime comme un président", affirme le député de l'Hérault.
Invité dimanche sur le plateau d'i-TELE, M. de Villepin s'est livré à une attaque en règle de la politique élyséenne. Sur le plan économique, il a exhorté M. Sarkozy à travailler pour davantage de "justice sociale" en rognant sur le bouclier fiscal.
Plus généralement, il a mis en garde contre "les réformes inutiles qui n'ont que pour but d'augmenter un tableau de chasse politique déconnecté des besoins de la Nation" et une "UMP qui parle à l'UMP".
Il a en outre visé directement Nicolas Sarkozy qui assurait la semaine dernière, devant les députés UMP, avoir "la banane": "On n'attend pas de lui qu'il soit survitaminé mais qu'il soit sage".
Au sein du groupe UMP, les députés réagissent le plus souvent avec amusement ou ironie aux initiatives des villepinistes.
Sur la même longueur d'ondes que l'ex-Premier ministre sur l'Otan, le souverainiste Jacques Myard estime qu'il "manque de crédibilité" car il a commis "la faute majeure de ne pas se faire élire au Parlement".
La réunion de mercredi "est un non-événement", assène Chantal Brunel. "Il cherche à jouer un rôle mais c'est peine perdue car il n'a pas de troupes. Il règle ses comptes, en lien avec l'affaire Clearstream (dans laquelle il doit comparaître, soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, ndlr). En pleine crise, on a plus besoin d'un Juppé, d'un Séguin ou d'un Raffarin que d'un opposant au président". (AFP)
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30.03.2009
Dominique de Villepin : Sarkozy devrait avoir moins la banane, et plus de sagesse!

POLITIQUE - L'ex-Premier ministre UMP brocarde l'action de Nicolas Sarkozy en temps de crise...
«L'UMP parle à l'UMP»
«Je suis gêné de voir au sein de l'UMP le temps que nous passons à parler à nous-mêmes», a-t-il dit par ailleurs. «Saint-Quentin, c'est l'UMP parle à l'UMP et quand l'UMP parle à l'UMP, c'est le président qui parle à l'UMP», a-t-il poursuivi au sujet de discours de Nicolas Sarkozy dans cette ville de l'Aisne. «Il y a un problème de crédibilité de la parole politique, il faut parler à chaque Français et sortir des batailles partisanes», a-t-il estimé, ajoutant: «Nous ne devrions même pas à avoir à aborder ce type de sujets dans une période de crise.»
Un manque de réformes fondamentales
Dominique de Villepin a aussi mis en garde contre «les réformes inutiles qui n'ont que pour but d'augmenter un tableau de chasse politique déconnecté des besoins de la nation». «Faisons que les réformes qui ne sont pas absolument fondamentales dans cette période pour moderniser la France et pour répondre à la crise soient laissées de côté», a-t-il poursuivi. En revanche, «concentrons toutes nos énergies sur les réformes fondamentales qui permettront à la France de sortir plus forte de la crise», a-t-il dit, citant les mesures en faveur de l'emploi.
Estimant qu'«un bon gouvernement pour un pays, c'est quand chacun sait ce qu'il va faire», il a jugé nécessaire de faire «en sorte que les institutions travaillent ensemble, qu'aucune d'entre elles ne soit susceptible d'écraser l'autre de telle façon que nous puissions nous retrouver surexposés dans la crise, comme le président de la République l'est».
(20minutes.fr)
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27.03.2009
Dominique de Villepin invité de "dimanche soir politique" à 17h sur I TELE
Dimanche 29 mars en direct sur I TELE / France inter / Le Monde, de 17h à 17h45
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19.03.2009
Dimanche 22 mars, Dominique de Villepin invité de Serge Moati
"Ripostes" sur France 5 à 17h40
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Dominique de Villepin: suspendre le bouclier fiscal, un geste "de justice sociale"
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (UMP) a approuvé mardi l'idée de suspendre le bouclier fiscal, regrettant que le gouvernement ne reprenne pas à son compte "un geste très fort de justice sociale".
"Nous avons besoin dans cette période d'un geste très fort de justice sociale. Il faut que les efforts soient également répartis et il faut bien sûr que ceux qui ont plus donnent l'exemple. C'eût été une bonne chose d'aller dans cette direction", a déclaré M. de Villepin sur France Info.
"Dans une crise, il faut être rassemblés. Or pour être rassemblés, il faut que chacun fasse des efforts à la mesure de ses moyens. Je crois que l'idée de faire un geste en direction des plus aisés, l'idée qu'ils puissent contribuer davantage à l'effort, tout cela m'aurait paru tout à fait naturel", a-t-il expliqué.
Le ministre du Budget "Eric Woerth dit que ce bouclier fiscal, que j'ai moi-même initié, est une mesure de justice fiscale, j'eusse préféré dans cette période que des gestes de justice sociale soient décidés", a-t-il dit.
Peu auparavant, sur Europe 1, le ministre du Budget avait opposé une fin de non recevoir aux demandes de suspension du bouclier fiscal, affirmant que cette mesure "juste" serait maintenue.

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16.03.2009
OTAN : "Le risque, c'est un rétrécissement de notre ambition"
Le gouvernement engage sa responsabilité devant l'Assemblée nationale, mardi 17 mars, sur une déclaration de politique étrangère. Il évite ainsi un vote sur la réintégration par la France du commandement intégré de l'OTAN décidée par Nicolas Sarkozy. L'ancien premier ministre Dominique de Villepin critique cette décision.
Pourquoi êtes-vous hostile à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ?
On a présenté cette décision comme le résultat d'un processus continu de régularisation. Ce n'est pas mon point de vue. Au fil des années, nous avons pris, c'est vrai, des initiatives pour maximiser la contribution de la France au fonctionnement de l'OTAN, mais avec toujours le même souci : préserver notre position originale et singulière au sein de l'organisation. Ce qu'on nous propose aujourd'hui est une rupture politique et symbolique.
Vous voulez absolument être le défenseur du gaullisme ?
Je m'exprime moins au nom d'une fidélité ou d'une doctrine qu'au nom d'une expérience et d'une conviction. L'OTAN ne doit pas devenir une ONU bis ou le bras armé de l'Occident.
M. Chirac avait envisagé cette réintégration lorsque vous étiez secrétaire général de l'Elysée.
Oui, mais c'était en 1995, dans un contexte très particulier, juste après la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide. Les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak ont changé la donne. Le concept de "guerre contre le terrorisme" est une aberration. La peur a conduit à renouer avec la dangereuse logique des blocs. La position originale de la France permettait de la contrecarrer. Même en 1995, je n'étais pas personnellement favorable à cette réintégration, car j'ai toujours pensé que l'indépendance de la France était intimement liée à notre singularité et à notre vocation diplomatique de pont entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud. La France n'est pas un pays comme les autres du fait de son histoire, de sa présence outre-mer, de son statut de membre du Conseil de sécurité. Tout cela nous confère des devoirs et des responsabilités, comme nous avons pu le faire en Irak. Le risque qui nous guette, c'est un rétrécissement de notre ambition et une banalisation de la voix de la France, alors même que l'affirmation de notre spécificité constituait un élément de notre identité et une garantie de protection.
Si la France avait réintégré le commandement militaire de l'OTAN, elle n'aurait pas pu avoir un message fort sur l'Irak ?
Dans cette crise, il y a eu deux aspects. L'un, consensuel, a consisté à ne pas envoyer de troupes en Irak ; l'autre, beaucoup plus audacieux, a été d'empêcher les Etats-Unis, nos très proches alliés, d'utiliser la légitimité onusienne pour valider la guerre. Nous avons mené un combat et cherché à convaincre nos partenaires qu'il y avait un risque majeur d'affrontement avec le monde arabe et l'islam. C'était le devoir de la France d'éviter ce choc entre l'Orient et l'Occident. Beaucoup d'hommes politiques ne nous suivaient pas et plaidaient pour que la France ne fasse pas de vagues. Je crains que, désormais, nous ne puissions plus nous autoriser cette audace.
Le contexte a changé. N'est-il pas temps d'évoluer ?
Je ne veux pas faire de procès d'intention à Nicolas Sarkozy. Nous aurons très vite l'occasion de vérifier si nous sommes capables ou non de préserver une position originale. Ainsi en Afghanistan, Barack Obama a décidé d'augmenter la présence militaire américaine. Saurons-nous faire prévaloir notre propre vision ? En 2001, les choses étaient claires, il s'agissait de lutter contre un sanctuaire du terrorisme ; aujourd'hui, l'échec est patent. La présence de troupes étrangères coalise contre elles une grande partie des forces de ce pays. J'estime qu'il n'y a pas de solution militaire et qu'il faut entrer dans un processus de désengagement, couplé avec une nouvelle stratégie régionale et un fort soutien économique et social.
Ne faut-il pas renoncer à la singularité française, qui irrite nombre de nos partenaires, pour relancer l'Europe de la défense ?
Le président de la République fait ce pari. Je crains que l'inverse ne se produise. Dans l'immédiat, le signal que nous donnons est un renforcement atlantique dont la politique européenne de défense n'est qu'un élément marginal. Là encore, les tests concrets viendront très vite. Quid de l'agence européenne de défense ? De la constitution d'un état-major européen ? De la création d'une force d'intervention rapide qui était censée atteindre l'objectif de 50 000 à 60 000 hommes ? Nous en sommes extrêmement loin.
M. Fillon a-t-il raison d'engager la responsabilité du gouvernement sur ce sujet ?
D'un côté, il reconnaît l'importance du sujet ; de l'autre, il limite la liberté d'expression de la majorité en déplaçant la question. Ce n'est plus un vote pour ou contre la réintégration mais pour ou contre le gouvernement. La question mérite pourtant un débat de fond au-delà des clivages partisans. Je déplore que vole en éclats le consensus qui existait sur notre politique de défense. Tout cela me paraît malvenu en période de crise. Concentrons-nous plutôt sur l'essentiel : la réponse économique et sociale aux inquiétudes et souffrances des Français. Je crains que l'action du président de la République ne soit entachée aujourd'hui d'une trop grande dispersion et de confusion.
Que devrait-il faire ?
Revenir à un équilibre institutionnel plus conforme à notre Constitution et à nos traditions. Nous avons besoin d'un président qui défende une vision, soit capable de rassembler. En se substituant au premier ministre, il a du mal à jouer ce rôle de sage attaché à sa fonction. Et il prend le risque de voir sa légitimité contestée. Par la force des choses, le mécontentement se tourne vers celui qui semble détenir tous les leviers et prendre toutes les décisions. Dans ce contexte, s'ouvrir à des personnalités fortes, capables de marquer un rassemblement plus large, serait un bon signal. La majorité ne manque pas de talents désireux de servir, à l'image d'Alain Juppé.
Faut-il changer de politique ?
Il faut rassembler le pays autour de ses valeurs fondamentales : l'indépendance, les principes républicains, le sens de l'intérêt général. C'est nécessaire pour retrouver la confiance des Français. Cela ne relève pas d'une simple stratégie de communication. Il faut reconnaître certaines erreurs commises sur le plan institutionnel et politique et en tirer les leçons. C'est en faisant preuve d'écoute et d'humilité que l'on peut avancer.
Cela veut dire en finir avec la rupture ?
La rupture était une erreur. Elle a été un moyen de conquête mais elle ne correspond pas à la réalité du pays et, aujourd'hui, en temps de crise, elle est devenue dangereuse. On a le sentiment qu'il y a une idéologie au pouvoir qui obscurcit la capacité à avancer en rassemblant. Seul doit prévaloir l'intérêt de la France et des Français.
Propos recueillis par Françoise Fressoz et Patrick Roger (Le Monde.fr)
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08.03.2009
Dominique de Villepin confirme et signe dans le Parisien du dimanche !
"Ce serait une faute de revenir pleinement dans l'OTAN" A lire dans le Parisien du dimanche
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L’Otan, angle d’attaque de Villepin et Juppé contre Sarkozy
Les deux ex-premiers ministres dénoncent la volonté présidentielle de réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’Otan.

Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, en janvier 2007. (REUTERS)
C'est un peu les chiraquiens contre Sarkozy, le retour. Deux ex-premiers ministres, Alain Juppé et Dominique de Villepin, critiquent vivement le chef de l'Etat sur la question du retour total de la France dans l’Otan, sans oublier de mettre en cause sa pratique du pouvoir et sa gestion de la crise.
Dominique de Villepin a dégainé le premier, jugeant que le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’Otan serait «une faute». «C’est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d’un autre pays», a-t-il mis en garde courant février en réclamant «une indépendance forte» vis-à-vis des Etats-Unis.
Bref, un retour au fondement du gaullisme, dont le père fondateur voyait dans l’Otan le «cheval de Troie» des intérêts américains en Europe.
Des arguments que Villepin a développés devant 20 parlementaires - un record d’affluence - au cours d’un dîner mardi et que le carré habituel des députés villepinistes n’a pas manqué de relayer dans les couloirs du Palais-Bourbon.
Leur chef de file aura de nouveau une tribune lors d’un colloque sur l’Otan le 1er avril à l’Assemblée… juste avant le retour annoncé de la France dans le commandement militaire de l’Atlantique nord, que le général de Gaulle avait quitté en 1966.
A l’exception de l’atlantiste Hervé Mariton, les proches de Dominique de Villepin donneront aussi de la voix lors du débat sur l’Otan le 17 mars au Parlement, tout comme les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Jacques Myard (UMP).
«Sur l’Otan, il y a une vraie ligne de fracture» avec Nicolas Sarkozy, reconnaît le député UMP Georges Tron, l’un des cinq ou six «villepinistes».
Mercredi soir, Alain Juppé s’est à son tour publiquement «interrogé sur l’utilité qu’il y a» pour la France à «sauter le pas»: «le seul intérêt est symbolique».
Les deux anciens locataires de Matignon ne s’en tiennent pas à l’Otan et taclent d’autres orientations politiques du chef de l’Etat, à commencer par sa pratique du pouvoir.
Quand les amis de Villepin dénoncent une «personnalisation» excessive, le maire de Bordeaux juge qu’il «faut le leadership» mais aussi «de la co-élaboration, de la co-décision». «Je ne crois pas que cela existe, la rupture», lâche encore le maire de Bordeaux, en allusion au leitmotiv de Sarkozy.
Face à la crise économique, Dominique de Villepin s’en prend également aux «réformes tous azimuts quand tout va aussi mal». Et même s’ils se défendent de vouloir créer une «alternance», Villepin et ses amis ne cherchent pas moins, selon les mots de George Tron, «quelques formules alternatives» à la politique présidentielle.
«Villepin et Sarkozy ont un différend qui ne se règlera jamais», analyse un cadre UMP. «Villepin pense que Sarkozy va échouer et tente de mobiliser des députés qui, pour une raison ou une autre, sont excédés par Nicolas. Mais ceux-ci ne s’inscrivent pas dans une logique d’organisation. Ils vont par curiosité tester les ambitions de Villepin. Les villepinistes ne sont pas plus de cinq», tranche-t-il. Le même sur Juppé: «Alain sort d’une période difficile. Il recommence à vouloir exister dans un contexte où Sarkozy est affaibli».
(Source AFP) Libération.fr
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