22.02.2009

Dominique de Villepin: "ce serait une faute de revenir pleinement dans l'Otan"

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche le président Nicolas Sarkozy en jugeant que ce serait "une faute" de sa part de faire revenir la France "pleinement dans l'Otan".

"Nous sommes dans un monde qui est en permanence en risque de confrontation, de bloc à bloc. Aujourd'hui, vouloir pleinement afficher notre appartenance à ce bloc occidental, à un moment où, nous le voyons bien, l'Occident n'est plus seul sur la scène, loin de là, et où les pays du sud s'affirment, c'est une erreur en termes d'image et de stratégie", a-t-il plaidé sur Canal +.

"Tendre vers l'est, aller vers le sud, en permanence trouver des solutions que d'autres ne trouvent pas (...) C'est la vocation de la France. Cette vocation diplomatique, nous devons l'affirmer", a ajouté M. de Villepin.

"C'est vrai que les décisions au sein de l'Otan se prennent à l'unanimité. Mais j'ai vécu la crise irakienne. Et je sais que la pression exercée par les Américains quand ils considèrent qu'il y a va de leur propre sécurité est extrêmement difficile à résister", a-t-il insisté.

Selon lui, "si l'on veut, non seulement ne pas accepter une décision de l'OTAN mais s'opposer à une décision de l'Otan", il faut "une indépendance forte" et "c'est justement le positionnement français".

Donc le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan "n'est pas un détail", "ce n'est pas juste une signature de plus pour normaliser une position" mais "c'est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d'un autre pays", a mis en garde Dominique de Villepin.

L'ancien locataire de Matignon est par ailleurs opposé à un renforcement du dispositif militaire français en Afghanistan: "c'est prendre un risque supplémentaire alors même que, nous le savons, il n'y a pas de solution militaire" dans ce pays.

Les echos.fr

Faceà la crise, Dominique de Villepin a demandé "qu'on réexamine très sévèrement et de façon très exigeante le paquet fiscal", ainsi que les allégements de charges liées aux 35 heures. "Est-ce que (ces mesures) nous aident dans la crise?", s'est-il interrogé sur Canal+. "Cette crise sera longue" et "nous devons mettre sur la table l'ensemble des marges de manoeuvre qui sont les nôtres", a estimé l'ancien Premier ministre.

"Pour sortir bien de la crise, pour ne pas faire face à d'autres remous sociaux, (...) il faut que ce sentiment de justice soit partagé par tous". Dès lors, "allons jusqu'au bout de la franchise". De même, "on ne peut pas multiplier les réformes tous azimuts quand tout va aussi mal" et "il faut se concentrer sur l'essentiel", à savoir "l'emploi", a estimé Dominique de Villepin. "Ne nous divisons pas sur ce qui n'est pas l'essentiel", a-t-il souhaité en citant la réforme de l'audiovisuel ou le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. "Tout ceci n'est pas d'actualité".

LeFigaro.fr

21.02.2009

Dominique de Villepin sur canal+ dimanche à 12h45

Invité d'Anne-Sophie Lapix

18.02.2009

Faire du tourisme avec les avions de l'Etat : Dominique de Villepin dément, le Canard Enchaîné reste silencieux....

La semaine dernière, le Canard Enchaîné révélait que Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin avaient utilisé en 2003-2004 des avions de la sécurité civile pour se rendre sur leurs lieux de vacances : Deauville, Royan, Megève, Chamonix. Ces accusations se fondaient sur un courrier confidentiel, dont le Canard avait obtenu une copie, envoyé par Philippe Séguin à Michèle Alliot-Marie en juillet 2007. Dès la publication de cette information, Dominique de Villepin a publié un communiqué démentant formellement toute utilisation abusive des moyens aériens de l'Etat.

Nous avions repris l'information du Canard Enchaîné dès le lendemain de sa parution. Deux heures après la mise en ligne de l'article, nous avons été contactés par la collaboratrice de Dominique de Villepin qui nous a demandé de publier le démenti suivant :

"M. Dominique de VILLEPIN dément formellement avoir jamais utilisé de quelconques moyens de l’état (avion ou hélicoptère) à des fins privés. A l’été 2004 il a eu recours à un hélicoptère dans le cadre d’une visite au peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix et aux autres acteurs du secours en Haute-Savoie, puis pour rejoindre un avion de l’ETEC afin de se rendre à Tarbes à l’occasion de la visite officielle du Pape à Lourdes (sécurisation de la visite et accueil)".

Une semaine après ces révélations, le Canard Enchaîné... est resté silencieux dans son numéro suivant. Alors que l'hebdomadaire satirique scrute scrupuleusement toute la presse française et internationale et qu'il se fait un plaisir de répondre habituellement aux démentis des politiques, cette fois-ci, le volatile est resté silencieux. Non seulement l'hebdomadaire n'a pas répondu au démenti de l'ancien Premier ministre, mais il n'a même pas fait écho du démenti lui-même.

Pourtant, dans son édition du 11 février 2009, les accusations du Canard Enchaîné étaient précises.Manque de chance, dans cette photocopie, il manque le passage évoqué par le Canard et qui concernerait Dominique de Villepin : "Un autre ministre, au cours de l'été 2004, a réquisitionné, pour lui et sa famille, un hélico entre Megève et Chamonix" aurait écrit Philippe Séguin.

Selon le démenti de Dominique de Villepin, l'hélicoptère a été utilisé lors d'un déplacement officiel, dans le cadre de ses fonctions de ministre de l'Intérieur à l'époque. Dans ce cas, pourquoi le courrier de Philippe Séguin évoque "le ministre et sa famille" ? Et pourquoi le Canard Enchaîné n'a pas répondu au démenti de l'ancien Premier ministre ? Selon le vieil adage, qui ne dit mot consent, en l'état actuel de l'affaire, le silence du Canard Enchaîné signifie tout simplement... qu'il se serait trompé ?
(Politique.net)

16.02.2009

"Le roi (fainéant) est mort, vive le roi (Soleil) !"

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox par La Taverne des Poètes (son site)  http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=7719

La France vit un traumatisme. Elle est passée d'un règne de "roi fainéant" (pour reprendre le mot aimable de Sarkozy à l'endroit de son prédécesseur) au règne du roi Soleil, deuxième du nom. Par son désir d'éblouir le monde par ses fastes dispendieux et ses actions éclair, Sakozy a imposé au pays un changement radical, et pas seulement de rythme. A demi assommé, le peuple ne sait comment réagir, l'opposition encore moins. Sauf Bayrou peut-être qui suit sa ligne et n'en dévie pas.

Qu'est-ce qui a donc changé en France qui l'a marquée pour longtemps ? Est-ce seulement la victoire d'une droite plus libérale, plus nationaliste et plus alignée sur l'Amérique ? Ou est-ce davantage ? Les Français étaient habitués à vivre sous une présidence qui, traditionnellement, déléguait à son premier ministre. C'est ce dernier qui allait en première ligne et qui prenait les risques. Mais cette tradition a été bousculée. C'est une forme de violence qui a été infligée au pays par le nouvel hôte de l'Elysée.

Roi-Soleil ? Pas vraiment...

L'une des propiétés du soleil, c'est d'éclipser. Il se trouve que Sarkozy veut éclipser tout le monde et pas seulement son premier ministre : il veut éclipser tous ses ministres, le président de l'Europe, celui des Etats-Unis, les opposants, les manifestants (que l'on n'"aperçoit plus"). Et même le peuple ! Puisqu'il s'arroge sans vergogne le privilège de parler en son nom sans jamais le consulter.

Tout comme le soleil, Sarkozy veut briller, tout comme le roi-Soleil, il veut en imposer au monde par les fastes. Le roi Soleil a fait construire Versailles, Sarkozy fera exploser le budget de l'Elysée ! Comme le roi soleil, Sarkozy aura ses courtisans. Celui-ci n'hésite pas à renier ses convictions et à réviser sa conception de la morale pour estimer qu'il est tout à fait normal de faire des affaires sous l'image d'un humanitaire, celui-là juge utile de faire du zèle pour être accepté de la cour : il remet au goût du jour la délation et les tests ADN pour les étrangers (et ce n'est qu'un début, il commence à peine son ministère...).

En dépit des fortunes considérables déployées pour mettre en scène la grandeur du président, on ne peut pas dire que le raffinement et le goût soient  au rendez-vous. La grossièreté et l'injure présidententielles ne peuvent concurrencer avec l'esprit et l'art et les manières qui régnaient à la cour des Bourbons. Le mécénat du roi Soleil l'amena à protéger des artistes et des hommes de lettres comme Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun, Le Nôtre et, dans une moindre mesure, La Fontaine, Blaise Pascal, Madame de Sévigné, La Bruyère, Saint-Simon. Sarkozy, lui, c'est plutôt : Enrico Macias, Johnny Hallyday, Gilbert Montagné, Didier Barbelivien...On ne peut comparer, vous dis-je ! Même en remontant plus loin, quand on songe à François 1er, roi très fastueux mais qui accompagna la Renaissance et fit venir De Vinci à la cour. Sarkozy, lui, préfère attirer des despostes (Khadafi) qui étalent leur luxe sous le nez de la république dont ils se moquent effrontément.

On a aussi coutume d'associer Louis XVI à l'absolutisme et de comparer Sarkozy à ce monarque pour sa conception personnelle du pouvoir. Mais on ne peut guère parler d'absolutisme dans notre république et la comparaison ne peut être poussée au-delà.

Mais alors, en quoi consiste le rayonnement sarkoziste ?

C'est entendu, il ne rayonne pas sur le monde des arts et des lettres. Mais Sarkozy rayonne ! Comment fait-il ce diable d'homme ? Et bien, par des moyens moins nobles : le fric - au sens le plus décomplexé du terme. "Décomplexé" est le mot officiellement admis désormais pour remplacer l'adjectif  "vulgaire" qui faisait trop commun. En se disant décomplexé, on s'affirme et cette posture déterminée dissimule habilement le caractère commun et  vil des intentions et des actes. C'est "décomplexé" que l'on emploie les caisses vides de l'Etat et les emprunts contractés sur le dos du peuple pour enrichir les riches contribuables, l'affairiste Bernard Tapie, les banquiers douteux...Le postulat effrontément affirmé est que plus les riches amassent et plus notre pays rayonne et prospère. Or, le contraire est démontré depuis des décennies : les écarts ne font que se creuser. Pire, on nous dit que c'est parce que nous avons des PDG que le monde entier nous envie. D'où ces parachutes dorés, les plus fantastiques d'Europe. Mais les autres pays s'arrachent-ils Bernard Tapie ?

Tout dernièrement, le président Sarkozy a voulu illuminer la politique de la famille en énonçant ses brillantes idées. Reprenant en réalité à son compte des propositions de sa ministre qui envisageait un raccourcissement du congé parental d'éducation mais dans le cadre d'un droit de garde opposable et moyennant une augmentation substantielle de l'allocation versée, Sarkozy a annoncé la réduction de ce congé mais en supprimant toute référence à ces deux conditions. Il faut croire que n'est pas ministre qui veut !

Mais c'est ça l'ennui avec Sarkozy, il veut rayonner dans tous les domaines, même (et surtout) là où il n'a aucune compétence particulière. On l'a vu ainsi se planter dans d'autres disciplines, telles que l'éducation avec sa fulgurante idée de faire partager la Shoah par tout élève français. Mais, peu importe, il veut rayonner et pense y parvenir par ce moyen...

Autre moyen : surprendre son monde à tout moment. Dernier exemple en date, l'annonce de la suppression de la taxe professionnelle. Son camp n'était pas préparé et n'avait donc pas réfléchi aux solutions pour compenser les 28 milliards d'euros de perte que cela suppose. Sarkozy veut épater en permanence ; c'est son côté artiste. Car, là où les rois Bourbons savaient leurs limites et ne se piquaient pas de faire de l'art, Nicolas prend des poses et adopte des attitudes dignes d'un artiste capricieux et volage. Or, le peuple ne l'a pas élu comme premier artiste de France.

Pas un phare : un gyrophare !

L'action éclair fait aussi partie de la panoplie du président Soleil. Il se voudrait un phare pour le monde et a annoncé sans rire qu'il volerait à l'aide d'Obama pour sauver le monde. C'est encore Super Sarko qui s'exprime quand le président vole à Gaza puis au secours du fleuron national de notre industrie et se fait taper sur les doigts dans les deux cas pour avoir fait cavalier seul. La crise est mondiale ? Il va tenter d'y remédier par des solutions franco-françaises !

A défaut d'être un phare pour le pays et pour le monde, Sarkozy est doté d'un bon gyrophare. Le patron de la police perce encore trop sous le président qui est l'auteur du plus grand nombre de textes sécuritaires que la Vème République ait connu. Pour utiliser une image parlante pour notre président, dont la culture est faite de programmes télés, ce comportement tient davantage de Starsky et Hutch que de Superman ou de J.F Kennedy !

Surveillance partout et même en prévision dès l'âge de tois ans dans les Maternelles !  Est-ce une méthode digne de quelqu'un qui chercherait à rayonner ?

Posons-nous la question en conscience : Sarkozy a-t-il pris, depuis son élection, autant d'envergure que Jacques Chirac en Europe, à l'ONU, en Afrique ? En Europe, il a cassé le moteur politique franco allemand. A l'ONU, il est loin d'avoir la prestance et le retentissement d'un Villepin annonçant les motifs du non engagement de la France dans la guerre contre l'Irak. Sarkozy a, lui, décidé de s'en remettre entièrement au commandement américain de l'OTAN. En Afrique, le discours de Dakar est très mal passé chez les peuples de ce continent, et le mépris actuel envers nos compatriotes noirs des DOM TOM ne contribue pas à faire remonter son estime. Quand Jacques Chirac débutait de façon rituelle ses discours par "mes chers compatriotes", il se posait en rassembleur. Quand Sarkzoy dénigre telle ou telle catégorie de français, il se pose en diviseur et en semeur de zizanie. Bref, arrêtons-là, il est manifeste que Sarkozy n'a pas l'étoffe du "roi fainéant" qui le précédait et dont il devrait s'imprégner des leçons. Le "roi fainéant" avait des défauts mais le peuple commence déjà à le regretter...

Mais revenons à la question de départ : ne serait-ce que le style qui a changé ? Le pays n'est-il pas bouleversé plus durablement après le choc de ce changement radical de la pratique politique, à savoir un président qui s'investit en tout et qui éclipse son premier ministre ? Les observateurs qui passent à la télé n'osent plus parler de la méthode de Sarkozy qu'en usant d'euphémismes, en disant que c'est un nouveau style, un style bien à lui. Mais, ils font erreur puisque justement Sarkozy n'a aucun style. Il peut adopter une attitude un jour et la renier le lendemain pour une posture opposée. Et ce n'est pas que le style qui est en cause, c'est bien plus dangereux que ça. Sarkozy est en train de chambouler les valeurs en profondeur. En charriant la terre sans ménagement pour en tirer le plus grand profit personnel et immédiat, Sarkozy ne fait que mixer toutes les valeurs et les vide de leur substance.

Après Sarkozy, la terre de France ne sera plus jamais comme avant...

15.02.2009

La bise à Dominique de Villepin !

Par birenbaum 

Il y a parfois dans cet océan de dureté et de traîtrises que l'on nomme  la politique des moments de douceur, de bonté et de tendresse.

Ce matin, le Journal du Dimanche nous offre l'un de ces petits riens qui suffisent à rendre une journée meilleure.

En plein cœur d'un grand portrait de Jacques ChiracMichel Deléan rapporte une anecdote si touchante que je n'ai pas pu m'empêcher de vous en faire profiter...

Séquence émotion...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre passage, la chute de l'interview :

"Ultime blessure, pour Jacques Chirac : il ne peut plus parler avec Dominique de Villepin, qui est placé sous contrôle judiciaire  dans l'affaire clearstream. Une mesure dont souffre l'ancien président et dont il ne saisit pas l'utilité.

Le Journal du Dimanche

Le 14 février 2003, le fameux discours de Dominique de Villepin à l'ONU !

Jean-Pierre Grand: "Merci à l'Hérault Républicain de considérer que le
discours de Dominique de Villepin à l'ONU est devenu une référence
historique. Il convient, plus que jamais, de rappeler cette date du 14
février 2003, avec d'autant plus de force que notre pays est à la veille
d'un retour dans le commandement intégré de l'OTAN avec tous les risques
que cela comporte et en particulier d'affaiblir la voix et la place si
particulières de la France. J'ai demandé que DDV puisse faire connaitre
aux députés du groupe UMP sa vision et son analyse en s'exprimant devant
notre groupe un mardi matin prochain. Si cela n'est pas facilité, avec
mes amis, nous organiserons une réunion, toujours à l'Assemblée
Nationale pour la force du symbole , mais ouverte à tous les
parlementaires de tous les groupes et à la presse. Je tenais à faire
cette annonce dans ce blog gaulliste et de grande qualité. De plus
j'estime indispensable, je ne suis pas le seul, que dans cette affaire
le parlement se prononce par un vote secret. Le groupe socialiste de
l'Assemblée et du Sénat ont demandé que le Premier Ministre engage, dans

cette affaire, sa responsabilité. Quelle erreur politique ! Si tel était
le cas aucun député UMP ne censurerait le Gouvernement. Aucun d'entre
nous ne souhaite en effet rajouter à la crise monétaire, économique et
sociale une crise politique. La presse et l'opinion publique
considèreront alors que notre majorité parlementaire est unanimemenft
favorable au retour plein et entier de la France dans l'OTAN. Ce qui est
naturellement faux. De plus cette nouvelle politique étrangère de la
France est d'inspiration entièrement élyséenne ; censurer le Premier
Ministre n'aurait donc aucun sens.

Jean Pierre Grand - Député de
l'Hérault -"

12.02.2009

Otan: Dominique de Villepin devant les députés UMP?

photo villepin.jpgC'est le dernier sujet qui divise le groupe UMP à l'Assemblée nationale : le retour de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN. Jean-François Copé a prévu d'organiser une réunion de groupe spécialement consacrée à cette question, mardi 17 février.

Si l'audition des ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin, est d'ores et déjà prévue, voilà que certains demandent que soit aussi entendu... Dominique de Villepin.

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac est fortement hostile à cette décision prise par Nicolas Sarkozy. S'il devait s'exprimer devant les députés, la semaine prochaine, l'ambiance serait chaude!

Eric Mandonnet (L'express.fr)

Villepin: "Je démens formellement avoir jamais utilisé des moyens de l'Etat à des fins privées"

Info Le Post. Le Canard Enchaîné l'accuse d'avoir "réquisitionné un hélicoptère de la République pour effectuer un voyage familial", en 2004, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin
© Justin Lane/epa/Corbis/Justin Lane

Dans un article intitulé "Quand Sarko et Villepin s'envoyaient en l'air", publié mercredi, Le Canard Enchaîné accuse Dominique de Villepin d'avoir "réquisitionné un hélicoptère de la République pour effectuer un voyage familial entre Megève et Chamonix", au cours de l'année 2004, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

"Dans une période, où la demande de secours aux personnes était particulièrement importante", aurait précisé le président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, dans une lettre du 30 juillet 2007 à Michèle Alliot-Marie, ministère de l'Intérieur. Une lettre censée restée confidentielle, mais dont Le Canard Enchaîné publie un extrait.

Sur Le Post, Dominique de Villepin dément.

Voici le communiqué que l'ancien Premier ministre a fait parvenir au Post:
"Je démens formellement avoir jamais utilisé de quelconques moyens de l'Etat (avion ou hélicoptère) à des fins privées. A l'été 2004, j'ai eu recours à un hélicoptère dans le cadre d'une visite au peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix et aux autres acteurs du secours en Haute-Savoie, puis pour rejoindre un avion de l'ETEC afin de me rendre à Tarbes à l'occasion de la visite officielle du pape à Lourdes (sécurisation de la visite et accueil)."

Par ailleurs, Le Canard Enchaîné accuse également Nicolas Sarkozy de s'être servi, en 2003, d'appareils de la sécurité civile pour partir au bord de la mer avec Cécilia, sa femme de l'époque.

Contacté par Le Post, l'Elysée n'a pas encore réagi.

(Sources: Le Post, Le Canard Enchaîné)

11.02.2009

Clearstream : Le procès démarre le 14 septembre

Poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, sera jugé du 14 septembre au 14 octobre par le tribunal correctionnel de Paris.

Ce procès est d'une certaine manière une première dans les annales judiciaires, sachant que parmi les quarante personnes qui se sont constituées partie civile, le premier à avoir porté plainte a été Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur. Le nom de celui qui est devenu entre-temps président de la République figurait sous l'appellation de Nagy Bocsa, son patronyme, sur un listing truqué de Clearstream, la chambre de compensation luxembourgeoise au sein de laquelle s'opèrent les transactions internationales entre banques.

Quatre autres personnes comparaîtront aux côtés de Dominique de Villepin : un ancien vice-président du groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin, un informaticien, Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié le listing, un ancien auditeur de la société Arthur-Andersen, Florian Bourges, et le journaliste et écrivain Denis Robert. Auteur de plusieurs ouvrages sur le fonctionnement de Clearstream, ce dernier est poursuivi pour avoir été en possession de listings identiques à ceux qui ont été falsifiés.

Le procès se déroulera à raison de trois après-midis par semaine, les lundi, mardi et mercredi, devant la 11e chambre du tribunal. L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac encourt une peine de cinq ans d'emprisonnement et une forte amende.

En novembre dernier, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui souhaiterait prendre du grade, a annoncé qu'il soutiendrait l'accusation lors du procès. Son éventuelle promotion ne sera examinée qu'à l'issue du procès.
(Le point.fr)

10.02.2009

François Goulard demande le retrait pur et simple du projet Pécresse

Le député UMP (villepiniste) François Goulard a demandé mardi le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, réclamant une "mise à plat" et un nouveau délai pour prendre "le temps de préparer des réformes pertinentes".

"Il faut retirer ce projet de décret" défendu par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a déclaré le député sur Radio Classique.

"Le dossier délicat doit être repris, mis à plat. Tout ceci montre la faiblesse de la réforme sur l'autonomie des universités", a-t-il ajouté.

"Il faut se donner le temps de préparer des réformes pertinentes. Quittons cette illusion que tout peut changer en quelques mois", a encore dit François Goulard.

Valérie Pécresse a annoncé lundi que le décret serait "retravaillé" et a nommé pour cela une médiatrice, tout en réaffirmant que la réforme entrerait en vigueur à la rentrée 2009.

Le projet de décret renforce notamment le pouvoir des présidents d'université sur le travail des enseignants-chercheurs, lesquels réclament son retrait pur et simple

AFP

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