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30.06.2008

Et çà recommence ! Clearstream : Dominique de Villepin entendu demain

Dominique de Villepin sera entendu demain par les juges de l'affaire Clearstream conformément aux réquisitions du parquet qui avait demandé aux magistrats d'approfondir le rôle de l'ancien premier ministre dans ce dossier de dénonciation calomnieuse.

Dans un réquisitoire au fins de complément d'information signé le 3 juin, le parquet avait demandé aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons de reprendre leur enquête pour mieux cerner le rôle de M. de Villepin, pourtant déjà entendu pendant plus de 54 heures, dans la transmission de listings falsifiés à la justice, au printemps 2004.

AFP (Le Figaro.fr)

A quand Renée Sarkozy en une de Notre Temps?

Carla en une de Libé, Nicolas aux commandes de France 2 : cette semaine, les mariannautes ont fait une overdose de Sarkozy dans les médias. Ne manque plus que Renée, la maman du président, dans Notre Temps et le tableau sera complet.

Les Sarkozy (Carla, Nicolas, etc.) et les médias : c'est le sujet qui a mobilisé les mariannautes cette semaine. Il faut dire que tout avait commencé très fort, avec l'interview de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération. Pour la plupart d'entre vous, le quotidien a vendu son âme au diable en ouvrant ses colonnes à la présidente-chanteuse. «Je n'ai pas l'habitude d'avoir des regrets, force est de constater que le libé qu'il m'arrivait d'acheter, au siècle dernier, n'avait rien à voir avec le "voicilibé" d'aujourd'hui…», explique Patrick, rejoint par l'écrasante majorité des mariannautes, dont Christian résume la colère : «Ce type d'allégeance aux monarques en place est pitoyable de la part de n'importe quel journal. Plus encore quand il s'agit d'un journal comme Libé dont j'étais un fidèle ».
Lorsqu'ils n'en veulent pas à Libé, les mariannautes s'en prennent à l'omniprésence dans les médias du couple présidentiel. « La colère m'est montée car on a assez de Europe1, TF1 et France Télévision pour se coltiner les deux abrutis de la République», écrit Gradguy. « Jamais album de chansonnettes ne fut promu de la sorte avec autant de flagornerie médiatique. Déférence à l'épouse d'un président qui rate tout, saigne le service public, accroît les revenus des plus riches, fait payer les pauvres pour les plus pauvres. », martèle Gilles. Seule une petite minorité d'entre vous se veulent pragmatiques. « Paris vaut bien une messe et une explosion momentanée de ventes vaut bien une Carla. Au demeurant, rien d'extraordinaire à voir Libé abandonner un certain gauchisme de salon mâtiné d'idéologie à connotation "jeuniste" libertaire pour adopter une ligne éditoriale marquée par une culture libérale sociale moins hypocrite. Il y va de sa survie », estime Maiboroda Jean tandis que Daylight s'interroge : « Sarko fait l'ouverture, pourquoi pas Libé? ».

Des médias aux ordres? C'est déjà le cas…
Trois jours plus tard, Nicolas Sarkozy provoquait un tollé en décidant que les dirigeants de France Télévision seraient désormais nommés par l'exécutif. Une fois de plus, les mariannautes sont au rendez-vous. Et le cynisme n'est jamais loin : pour vous, cette décision ne changera rien à l'affaire car les médias n'ont pas attendu cela pour être aux pieds de Sarko 1er. «i[Cela ne changera rien à France 2, déjà aux ordres ou pratiquant l'autocensure de la honte […] des débats formatés, tellement cadrés qu'ils sont un véhicule de com et pas de dialogue. Ce n'est pas sur France 2, que l'on risquait de remettre le cadre en question]i», se lamente Patrick. «Et le pire dans tout cela, c'est l'autocensure des journalistes qui ne manquera pas de s'exercer», estime Libre. «Je rejoins le commentaire fait plus tôt sur l'asservissement des journalistes, renchérit Alaingif. A quand une bonne, une vraie, une forte réaction de vous tous, Mesdames, Messieurs des rédactions (télévisuelles ou non)? Vous êtes les premiers concernés et vous relayez l'information comme s'il s'agissait d'un fait-divers de plus... Nous revenons 30-40 ans en arrière et je n'entend sur les antennes que des interviews policés, sans un mot au dessus de l'autre... un vrai bonheur pour les Albanel, Estrosi, Morin et consorts... » « La presse politique, elle fait dans le people, les journalistes commencent à longer les murs de peur d'être accusés de lèse-majesté et les moutons suivent le troupeau. L'histoire recommence, c'est dommage d'en arriver là », conclut Croquignol. Pessimiste ou cynique ? A votre avis ?
Marianne2.fr

27.06.2008

59ème semaine de Sarkofrance : Sarkozy est inefficace

 La question de l’inefficacité du Président a été clairement posée en cette 59ème semaine depuis son élection.

En mai 2007, les "signes extérieurs" d’une Présidence moderne et efficace, organisée comme le directoire d’une entreprise en conquête, étaient là : un gouvernement restreint et ouvert, un Président présent et actif, une ligne d’action claire résumée en deux slogans : "travailler plus pour gagner plus" et "ensemble tout est possible".

En quelques semaines, un traité "simplifié" débloquait le fonctionnement de l’Union Européenne, le paquet fiscal devait redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre ; une nouvelle loi automatisait l’emprisonnement des récidivistes ; Fadela Amara lançait son plan "anti-glandouille" pour la banlieue, skyblog à l’appui.

59 semaines plus tard, l’électeur sarkozyste peut hésiter sur le diagnostic : Nicolas Sarkozy est-il vraiment efficace ?

Nicolas Sarkozy s’est planté sur l’Europe
Nicolas Sarkozy jubilait de l’adoption au forceps du Traité "Simplifié" (250 pages) par les gouvernements de l’Union. Un an plus tard, la ratification nécessaire du document échoue sur une plage irlandaise. ""La France qui a dit non en 2005 peut comprendre que nos amis tchèques ont besoin de temps pour discuter et ce temps, il faut le leur donner : personne ne doit se sentir acculé" a déclaré sagement Sarkozy. Un traité illisible, un débat escamoté, une Commission inexistante, et voici le retour au point de départ. Quels sont les projets enthousiasmant de la Présidence Française pour l’Europe ? des charters en commun !

Sarkozy a échoué avec Kadhafi.
Sarkozy fait peu de cas des symboles nationaux. Ces derniers jours, il a invité le dictateur syrien aux cérémonies du 14 juillet. Il aurait pu méditer son échec libyen : payer le Colonel Kadhafi d’une centrale nucléaire, de quelques autres contrats commerciaux, et d’un accueil sous les ors de la République en décembre n’a pas suffit. Kadhafi se fiche de l’Union pour la Méditerranée de Nicolas Sarkozy. Il l’a refusé sans complexe et en public. A quoi sert donc cette real-politique française ?

Le gouvernement se trompe de croissance
Nicolas Sarkozy a laissé une dent sur la croissance. La polémique ne date pas d’hier. Cela fait plus de 10 mois, depuis août dernier, que les économistes en tous genres préviennent que la croissance française ne sera pas supérieure à 2% : crise financière, faiblesse du pouvoir d’achat, choc pétrolier, inflation record, immobilier en berne, les obstacles sont nombreux. Rien n’y fait. L’équipe au pouvoir se bouche les oreilles. A chaque annonce d’une prévision défavorable, Christine Lagarde se dévoue pour contester. Cette semaine, l’INSEE a prédit une croissance de 1,6% pour 2008. Dommage.

Les défiscalisations en tous genres plombent les comptes sociaux
On a appris mercredi que le déficit de la Sécurité Sociale atteindrait 8,9 milliards d’euros en 2008. Les réformes des retraites depuis 2003 n’ont rien changé. Pourquoi ? Parce qu’on retire chaque année un peu plus de financements aux régimes sociaux. Les exonérations de cotisations sociales des heures supplémentaires coutent quelques 5 milliards d’euros aux comlptes publics. Belle gestion !

Fadela Amara rame seule
Cette semaine, on reconnaîtra à Fadela Amara, comme à ses collègues, la sincérité de leur action. La secrétaire d’Etat à la Ville était parvenue à convaincre ses collègues, Président à l’appui, de lui confier un milliards d’euros pour les banlieues. Mais il s’agit que de redéploiement de fonds pour la moitié, et d’un effet de communication pour l’autre (500 millions de crédits débloqués pour le Grenelle de l’environnement). Le 20 juin, François Fillon a annoncé le "désenclavement" de 215 quartiers. On retiendra beaucoup d’objectifs, et peu d’actions nouvelles immédiates : quelques "délégués de sécurité," des policiers à la retraites reconvertis, et vingt millions d’euros pour des bus supplémentaires en Ile-de-France.
La même semaine, Rachida Dati luttait au Sénat contre un amendement socialiste prévoyant le droit de vote des immigrés aux élections locales... Et Brice Hortefeux se félicitait de l’efficacité de ses rafles - pardon, de ses éloignements. +80% d’expulsions à fin mai par rapport à la même période de 2007. Beaux messages d’intégration !

Jean-Louis Borloo rate sa vignette écologique
L’affaire du bonus/malus écologique est aussi exemplaire. Il n’a pas fallu attendre 6 mois pour constater que le dispositif coûtait très cher. Eric Woerth, ministre du budget et gardien du temple des comptes, a tiré la sonnette d’alarme. Jean-Louis Borloo, ministre du Développement Durable, s’est planté dans ses prévisions. Le dispositif devait être équilibré. Il coûte déjà 200 millions d’euros au bout de 6 mois d’exercice ! Le ministre essaie de faire durer sa mesure : il y aura des "ajustements."

Les Français commencent-ils à comprendre ?
Sans doute, puisque la popularité présidentielle stagne dans les sondages. Les Français interrogés jugent toujours le gouvernement inefficace contre la hausse des prix ou la lutte contre le chômage. Mais est-ce suffisant ? Les manifestations ne rassemblent plus grand monde, le Parti Socialiste est inaudible dans ses débats de congressiste ; François Bayrou réfléchit aux élections européennes de 2009.

Confronté à l’échec de sa politique, Sarkozy consolide son pouvoir personnel : mardi 17 juin, le Président Sarkozy a confirmé la suppression de 54 000 postes dans les armées (pourquoi pas ?), le renforcement des moyens d’espionnage (pas bête), mais surtout le rattachement des moyens de renseignement intérieur et extérieur à ... la Présidence.

Personne, ou presque, n’a réagi.

Pourquoi l’espionnage du pays ont-elles besoin de dépendre de l’Elysée ?

Je ne suis pas paranoïaque.
Juste vigilant.

Et vous ?

Juan de Sarkofrance (betapolitique.fr)

26.06.2008

France Sarkovision

Nicolas Sarkozy, la main sur la télécommande

Le chef de l’Etat veut pouvoir nommer lui-même le président de France Télévisions et annonce la fin de la publicité après 20 heures dès janvier 2009.

La rumeur a fait hier matin le tour du petit monde des médias à la vitesse d’un Sarkozy au galop. Lors de la remise du rapport de la commission Copé à l’Elysée, le président de la République allait annoncer qu’il démettait le président de France Télévisions Patrick de Carolis de ses fonctions. Allons, allons, on est en démocratie tout de même et le temps de l’ORTF où le pouvoir avait une ligne téléphonique directe avec la télé publique est révolu… Et de fait, Nicolas Sarkozy n’a pas confirmé la rumeur. Il a fait mieux : il a annoncé que, désormais, le président de la télé publique serait «nommé par l’exécutif». C’est-à-dire par bibi, Nicolas Sarkozy. Ce même Sarkozy qui, recevant en février l’intersyndicale de France Télévisions, avouait benoîtement que son rêve aurait été d’être directeur des programmes, réalise son fantasme.

Vrai pote. Un ex-directeur de campagne à la direction de TF1 (Laurent Solly), Alain Genestar patron de Paris Match viré pour une une déplaisante, un ami, Jean-Claude Dassier, à la direction de l’info de la Une, laquelle est détenue par un vrai pote, Martin Bouygues, tout comme l’est Bernard Arnault (Les Echos), Vincent Bolloré (Direct 8 et des gratuits), Arnaud Lagardère (le JDD, Paris Match, etc.) et de très gros soupçons d’intervention dans la nomination de Laurence Ferrari à la place de PPDA… Toujours fourré la main dans les affaires des médias, Sarkozy est allé encore plus loin hier : «Les choses doivent être claires, a-t-il martelé, il y a un actionnaire, cet actionnaire nomme le président.» Ça, pour être clair… Même si l’actuel système de nomination par le CSA reflète les majorités présidentielles, là, c’est du jamais vu. La bronca ne s’est pas fait attendre : le «patron [de France Télévisions, ndlr] va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants», a dénoncé le président du Modem François Bayrou. Le député PS Christian Paul a fustigé un «nouveau modèle français, que Poutine et Berlusconi vont pouvoir bientôt envier». Seul garde-fou : le CSA pourra donner son avis et une majorité de députés, si elle est qualifiée, pourra s’y opposer. C’est-à-dire que trois quarts des députés devront être contre le candidat de Sarkozy pour qu’il ne soit pas nommé. Autant dire impossible.

Depuis sa décision du 8 janvier de supprimer la publicité sur France Télévisions, Nicolas Sarkozy n’en fait de toute façon qu’à sa guise. Il l’a encore démontré hier en balayant une bonne partie des préconisations de la commission Copé. Il n’en retient que ce qu’il avait lui-même proposé en janvier : une taxe de 0,9 % sur le chiffre d’affaires des télécoms et des fournisseurs d’accès à Internet et une autre sur la pub des chaînes privées. De même, l’indexation de la redevance que Jean-François Copé s’enorgueillissait d’avoir obtenu de haute lutte : elle n’a même pas été évoquée par Sarkozy hier. Aux syndicats de France Télévisions qu’il recevait un peu plus tôt, il a dit en substance : «D’abord on fait la réforme, ensuite, on en discute.»

De même, l’idée de la commission de ne supprimer la pub qu’à partir du 1er septembre 2009 après 20 heures a été retoquée par Sarkozy : «Pardon, hein, Jean-François, j’veux pas critiquer, mais le téléspectateur est en droit d’exiger un changement tout de suite.» Va donc pour le 1er janvier prochain, Sarkozy a parlé. La suppression totale de la pub est maintenue pour fin 2011.

Porte dérobée. Cette accélération et ces volte-face de Sarkozy ont mis un sale coup au moral des salariés de France Télévisions. L’intersyndicale se déclare ainsi «encore plus en colère» après le discours de Sarkozy : «Toutes les mesures préconisées, tous les chiffres avancés sont remis en cause par Sarkozy. On ne sait plus où on va», se désole Jean-François Téaldi. Après son entrevue avec Sarkozy, l’intersyndicale a été priée de quitter l’Elysée par une porte dérobée avec interdiction de passer par la rue du Faubourg Saint-Honoré où s’amassaient les journalistes. Drôle de méthode. A 16 heures, au moment de la remise du rapport, des banderoles étaient déployées partout en France sur les sites de la télé publique : «Hold-up sur l’audiovisuel public». Les premières victimes du «braco» devraient être les salariés de la régie publicitaire puisque, dès le 1er janvier, une grande partie d’entre eux va se retrouver au chômage technique.

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS
 (Libération.fr)

25.06.2008

Betancourt : l'action discrète de Dominique de Villepin

En coulisse, Dominique de Villepin reprend du service dans le dossier des otages retenus en Colombie. L'ancien Premier ministre effectue en effet une tournée diplomatique officieuse en Amérique latine. Après avoir rencontré, lundi matin, le président péruvien Alan Garcia, l'ancien chef du gouvernement français s'est ensuite envolé vers le Venezuela, où il devait "essayer" de rencontrer le dirigeant Hugo Chavez.

Cette visite privée, dont la tenue effective n'a toujours pas été confirmée, indique que Dominique de Villepin continue de s'intéresser au sort d'Ingrid Betancourt, dont il a été le professeur et l'ami personnel dans les années 1980. L'ancien dauphin de Jacques Chirac s'est beaucoup impliqué dans ce dossier quand il était aux responsabilités. En 2003, alors ministre des Affaires étrangères, il a notamment lancé une opération coup de poing pour tenter de récupérer Ingrid Betancourt , mais l'expédition n'a pas abouti.

Le déplacement de l'ancien Premier ministre intervient alors que l'ambassadeur de France en Colombie, Jean-Michel Marlaud, a démenti, mardi, toute réactivation des contacts entre la France et les Farc , comme "une source proche de l'Élysée" l'avait indiqué le 19 juin. "Concernant la question des nouveaux contacts, il n'y en a pas eu. Il n'y a eu qu'une mauvaise interprétation parce que nous n'avons pas de nouveaux contacts", a notamment déclaré le diplomate sur la radio colombienne Caracol .
(Le Point.fr)

Dominique de Villepin contre la "directive retour"

L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin s'est dit opposé à la "directive retour" concernant les immigrés clandestins et votée par le Parlement européen, à l'occasion d'une visite au Pérou.

Après avoir donné une conférence à Lima hier soir, M. de Villepin a déclaré qu'il poursuivait son périple en Amérique latine avec une visite privée à partir de mardi après-midi à Caracas, où il allait essayer de rencontrer le président vénézuélien Hugo Chavez.

Interrogé sur la "directive retour" qui a provoqué un tollé en Amérique latine, l'ancien Premier ministre a affirmé: "Je ne suis pas du tout favorable à ce type de directive parce que je crois qu'on risque l'incompréhension et je ne suis pas convaincu de l'efficacité de ce type de dispositif".

(AFP)

 

24.06.2008

Après le Japon, interview de Dominique de Villepin en déplacement au Pérou !

De l'autre côté de l'atlantique, au commencement du pacifique, Dominique de Villepin au Pérou

http://www.elcomercio.com.pe/ediciononline/HTML/2008-06-23/villepin-norma-contra-inmigrantes-corre-riesgo-mal-interpretada.html

Inouï : Sarko ne communique pas assez !

Il faut le voir pour le croire : pour le publicitaire élyséen Thierry Saussez, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne communiquent pas assez !

Parfois, on se pince en écoutant la radio. Ce matin, Thierry Saussez, vieux cheval de retour de la com formaté années 70 à la mode Giscard déclare au micro de Jean-Michel Aphatie : «Ce gouvernement a fait voter plus de 50 lois. Jamais on a eu un rythme et une ampleur telles depuis 1958. Mais l'Etat ne s'est pas adapté à cette avalanche de réformes et de mesures. Vous noterez au passage que Nicolas Sarkozy auquel on reproche souvent d'être un peu trop communiquant, eh bien l'Etat communicant il n'a pas changé.»
Vous n'y croyez pas ? C'est ici !

Ah bon ? L'Etat communicant n'a pas changé ? L'Élysée a juste explosé son budget de communication. Le Président intervient juste cinq ou six fois plus que son prédécesseur. Il fait la une de tous les magazines, du Point à Horoscope Magazine, de Tribune Juive au Petit Bleu d'Auvergne. Et il se paye, en sus, un super communicant pour nous dire… qu'il ne communique pas assez. Mais pourquoi Aphatie n'a-t-il pas demandé à ce pitre s'il se foutait de notre gueule de bon matin ?

Philippe Cohen (Marianne 2.fr )

La cote de Sarkozy à nouveau en baisse, à 38%

Après avoir enregistré une légère remontée début juin, la cote de popularité du chef de l'Etat perd de nouveau trois points, tandis que François Fillon gagne deux points d'opinions positives à 49%.

La cote de popularité du président Nicolas Sarkozy baisse à nouveau de trois points à 38%, après avoir enregistré une légère remontée début juin, indique un sondage réalisé par Viavoice pour Libération et publié dans le quotidien lundi 23 juin.
Le chef de l'Etat égale pratiquement son score le plus faible depuis son élection, en mai 2007, qu'il avait atteint dans ce même baromètre en février-mars, avec 37%. Les opinions négatives passent dans le même temps de 54% à 59%, par rapport à la précédente livraison de ce baromètre réalisée les 5 et 6 juin.

Cote de popularité de Fillon à 49%


Dans le commentaire du sondage, Viavoice estime que le chef de l'Etat est victime du "non irlandais" au traité européen de Lisbonne, qui entrave l'un de ses projets-phare, de l'invitation controversée du président syrien Bachar al Assad au défilé du 14 juillet et de l'augmentation des prix du pétrole, qui relance le problème du pouvoir d'achat.
Dans le même temps, François Fillon gagne deux points d'opinions positives à 49%, tandis que le pourcentage de mécontents est stable à 45%.
Cette bonne tenue du Premier ministre est imputée par Viavoice à deux facteurs. L'institut évoque une présence médiatique jugée satisfaisante avec un passage supposé réussi le 12 juin sur France 2 et un "discrédit concernant la capacité de Nicolas Sarkozy, lequel décerne par contraste un a priori favorable au style et à la démarche de François Fillon".

(Le nouvelobs.com)

- L'enquête a été réalisée les 19 et 20 juin par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1.008 personnes, formé selon la méthode des quotas.

23.06.2008

Sarkozy devant la Knesset : Nouveau chanteur, vieille chanson

Appel à la fin de la colonisation, reconnaissance d'un Etat palestinien: au-delà des inflexions de forme, le discours du président de la République devant le Parlement israélien valide une posture classique de la diplomatie française. L'analyse de Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express.

Quoi de neuf sous le soleil brûlant d'une Terre trop promise ? Quoi d'inédit dans le ciel, naguère si tourmenté, des relations franco-israéliennes ?

A vrai dire, pas grand-chose, sinon le discours de Nicolas Sarkozy, prononcé en fin de matinée à Jérusalem, du haut de la tribune de la Knesset - le parlement de l'Etat hébreu. Et ce 16 ans après que François Mitterrand se fut livré au même exercice.

Nouveau chanteur, vieille chanson
Admettons-le volontiers : on a eu droit à une adresse de belle facture, au lyrisme maîtrisé, claire, et sans nul doute sincère. Comme il y en eut tant au long des décennies écoulées.

Qui pourrait faire grief au locataire de l'Elysée, d'invoquer les mânes de l'éminent historien Marc Bloch ou celles d'Anne Franck, d'évoquer Einstein et Spinoza ?

Les références à Moïse ou au prophète Isaïe ne troubleront que les fantassins les plus intransigeants de la laïcité républicaine.

Et seuls les esprits retors liront dans l'allusion à Freud la riposte d'un président que médias et auteurs se plaisent à allonger sur le divan du psychanalyste.

 

La structure du propos, elle, obéissait au balancement attendu.

Premier acte, un éloge tantôt épique, tantôt intime, de l'épopée du peuple d'Israël et de cet Etat né voilà 60 ans sur les cendres d'une abjecte barbarie. Hommage donc à « l'une des démocraties les plus authentiques du monde ».

Un bémol toutefois : les louanges décernées à la « totale égalité de tous les citoyens, sans distinction de race ou de religion » tendent à escamoter le sort, parfois peu enviable, du million d'Arabes israéliens. Jamais, martèle Sarkozy en épilogue du tableau initial, la France ne transigera sur la sécurité d'Israël. Jamais Paris ne tolérera « un Iran doté de l'arme nucléaire ».

Deuxième acte, la réitération d'un axiome récurrent de la diplomatie française : la quiétude d'Israël dans des frontières « sûres et reconnues » passe par la création, à ses côtés, d'un Etat palestinien « souverain, indépendant, démocratique et moderne ».

Ce qui importe ici, c'est moins la chanson, au texte amplement connu, que le chanteur, cet « ami cher et indéfectible », jugé plus crédible que son prédécesseur Jacques Chirac.

Une posture classique
N'en déplaise aux tenants de la rupture, et au-delà des inflexions de forme, l'allocution du 23 juin valide une posture classique. Pour preuve, l'appel à la fin de la colonisation juive dans les Territoires palestiniens, que Washington réclame en vain depuis des lustres, ou le plaidoyer quant au statut de Jérusalem, cité trois fois sainte appelée à devenir un jour la capitale de deux Etats.

Une fois encore, le principe de réalité limite la portée de ce discours. Même placée à la tête de l'Union européenne pour le semestre qui vient, et en dépit des initiatives récentes en direction de la Syrie, du Hezbollah libanais ou du Hamas, la France n'a guère au Proche-Orient les moyens de son ambition diplomatique.

Seuls les Etats-Unis peuvent, pour peu qu'ils le veuillent vraiment, sortir de l'ornière le « processus de paix ». De plus, le lexique et le registre choisis par Nicolas Sarkozy n'apaiseront en rien les préventions des Palestiniens à son égard. Dans une région si sensible aux symboles, le format même du périple présidentiel semble attester la dissymétrie de l'approche politique.

Un jour et demi en Israël, et trois heures, demain mardi, sur le sol que l'Autorité palestinienne est supposée administrer. Et encore, pas à Ramallah, siège du gouvernement de Mahmoud Abbas et du mémorial érigé en l'honneur de Yasser Arafat, mais à Bethléem, haut-lieu sacré de la chrétienté.

« Il faut, avait insisté l'hôte français dès son arrivée à l'aéroport Ben-Gourion, prendre tout de suite des risques pour la paix ». En matière d'audace, Nicolas Sarkozy n'a pas vraiment prêché l'exemple.

(L'express.fr)

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