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30.04.2008
Hémorragie de jeunes militants à l’UMP
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Le scandale Henri Guaino
On sait les remous qu'avait provoqué le discours du Président Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007.
On se rappelle les propos de Vincent Peillon, la semaine dernière sur iTELE :« Quand [Sarkozy] est venu parler devant le Parlement européen, c'est le seul Président de la République qui a failli se faire siffler, tellement son discours était absolument insensé, et nationalo-poujadiste - en donnant des leçons à tout le monde.»
Or on vient d'apprendre que Nicolas Sarkozy à prononcé les mots suivants, vendredi dernier, dans une allocution à Monaco :
« J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d'Europe continentale »
(Nicolas Sarkozy, Monaco, 25/04/2008)
Source : "Les mots ont un sens"
Il suffit d'ouvrir les yeux ou de voyager un peu pour constater que le talent, le génie, et je ne sais quelle harmonie humaine, fleurissent naturellement chez les gens du pourtour méditerranéen (et pas seulement en Andalousie), il y a même là quelque mystère.
Celui qui a écrit cette phrase sur les "peuples de la Méditerranée", prononcée par le Président, est soit un ignorant manifeste, soit un être rongé par de putrides relents intérieurs (ces choses ne sont d'ailleurs pas strictement incompatibles) : il ne peut s'agir, encore une fois, que du consternant Henri Guaino, "plume" officielle du Président (la pensée de Sarkozy ne va pas sans doute pas si loin...).
Il est franchement grave de pouvoir écrire impunément de telles conneries stupidités (d'autant que celles-ci sont prononcées publiquement par rien moins que le Président de la République...), c'est absolument répugnant. Il existe en Andalousie des gens auprès desquels Guaino ne ferait même pas figure d'insecte.
« Et un "I had a dream" à la française, en plus ! Luther King a forgé ce discours, sur un célèbre discours de Lincoln "the Gettysburgh Adress". Lincoln, président abolitionniste, repris par un pasteur noir qui défend les droits des Noirs, ça a un sens. Faire référence à Luther King pour tenir un propos aussi raciste, est non seulement consternant, mais tellement typique de l'ignorance crasse de Guaino, on ne peut s'étonner d'une telle c....rie ! » (Chris79, ICI)
« Mais il devroit avoir quelque coërction des loix contre les escrivains ineptes et inutiles, comme il y a contre les vagabons et faineants. »
(Montaigne, Essais III, 9. "De la vanité")
Henri Guaino n'est pas "inepte et inutile" : il est nuisible (en ceci que ses élucubrations sont déclamées à la face du monde par rien moins que le Président de la République française).
Evidemment, la responsabilité de ces discours incombe au Président lui-même, qui est censé mesurer la portée des paroles qu'il prononce, et pour commencer prendre le temps nécessaire à cela. Mais peut-être est-ce trop demander ? Quand on pense au soin que Mitterrand apportait à ses discours, les corrigeant et les recorrigeant...
Interview, dans le journal Le Matin (Suisse), d'un journaliste français nommé... Jean-Michel Apathie.
Question : Le réalisateur Claude Chabrol a dit: « Sarkozy est un homme intelligent qui réfléchit peu. » Vous en pensez quoi ?
JMA : « Ce n'est pas faux. »
Mise à jour 29/04/2008
On apprend que le Président de la République française a prononcé aujourd'hui ces fortes paroles en Tunisie (qui, dixit Sarkozy, « développe sur tant de points l'ouverture et la tolérance » et où « l'espace des libertés progresse ») :
« Vous avez une main d'œuvre qui ne demande qu'à être formée. Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation. Ensemble, le Nord de la Méditerranée et le Sud de la Méditerranée, on peut créer un pôle gagnant-gagnant qui concurrencera l'Asie. »
(Nicolas Sarkozy, Tunis, 29/04/2008)
Tentative d'exégèse des écrits de Henri Guaino (lus par le Président de la République française).
Au « Nord de la Méditerranée », ainsi qu'au « Sud de la Méditerranée », on est pas très « courageux » ni très « imaginatifs » (comparés aux « peuples d'Europe continentale»).
Au « Nord de la Méditerranée », on a néanmoins (« beaucoup ») d'« intelligence » et de « formation ».
Par contre, au « Sud de la Méditerranée », on ne trouve principalement que de la «main-d'œuvre » ; pas très « courageuse » ni très « imaginative », donc ; et ayant, de plus, besoin d'« intelligence » et de « formation ».
source (bétapolitique)
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29.04.2008
Le moral des ménages français à son niveau le plus bas en 20 ans
PARIS (Reuters) - Le moral des ménages s'est encore dégradé en avril en France pour toucher un nouveau plus bas de ces 20 dernières années, selon l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages réalisée par l'Insee et publiée mardi.L'indicateur résumé de l'opinion des ménages en données corrigées des variations saisonnières recule d'un point à -37, un point bas sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.
Vingt-sept économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un indicateur à -37 en avril.Les ménages se sont montrés plus pessimistes sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France alors que leur opinion sur son évolution passée s'est améliorée par rapport à l'enquête de mars. Le solde sur l'opportunité de faire des achats importants est resté stable.
L'enquête a été réalisée du 1er au 22 avril.
Véronique Tison (Capital.fr)
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28.04.2008
Impopularité historique pour Nicolas Sarkozy
17:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PRIX DES ÉCRIVAINS DU SUD
Le Prix des Écrivains du Sud 2008
a été attribué à
Dominique de Villepin
pour son ouvrage "Hôtel de l'insomnie"(Plon, 2008, ISBN 978-2-259-20726-3)
Présidente du jury
Sylvie Durbet-Giono
Membres du jury
Paule Constant, Michel Déon, Michèle Gazier, Christine Jordis, Robert Kopp, Gilles Lapouge, Pierre Lepape.
Règlement.
Le prix littéraire des Écrivains du Sud récompense un auteur
à l’occasion de la publication d’une œuvre de langue française
remarquable pour sa mise en valeur de la littérature,
quels que soient le genre et la forme de cette œuvre :
roman, poésies, théâtre, essai, dialogues, récit, BD, biographie, thèse,
nouvelles, miscellanées, lettres, tableaux, documentaire, contes, soties,
mémoires, chroniques, carnet, dictionnaire, souvenirs,…
Proclamation
Le prix est proclamé au moment des Journées des Écrivains du Sud.
Dotation
Le prix est doté par la ville d’Aix-en-Provence.
Elle invite le lauréat à assister pendant une semaine
aux manifestations culturelles organisées à Aix
au moment du festival d’art lyrique.
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Le Prix des Écrivains du Sud 2006 a été attribué à
René de Ceccaty
pour son ouvrage "Le mot amour" (Gallimard, 2005, ISBN 2070775720)
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Le Prix des Écrivains du Sud 2007 a été attribué à
Stéphane Heuet
pour l'adaptation en bande dessinée de
"Un amour de Swann ", de Marcel Proust
Un amour de Swann - volume 1
(Editions Delcourt, 2006, ISBN 2-84789-321-0)
11:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
Clearstream : La justice aux ordres

On nous assène depuis trop longtemps que l'affaire Clearstream n'est que la simple trame d'une rivalité politique implacable, Dominique de Villepin (le très méchant) voulant absolument empêcher Nicolas Sarkozy (le très gentil) d'accéder à la Présidence de la République (ou à celle de l'UMP).
De plus en plus nombreux sont aujourd'hui les observateurs qui pensent qu'il faudrait sans doute inverser les rôles et faire que la justice française sorte vite des brumes honteuses de la procédure actuelle. Il est temps de poser enfin les bonnes questions et de diligenter les enquêtes essentielles.
En d'autres termes, qu'on cesse de nous enfumer.
Par Jean-Philippe Miginiac http://blog.jpmiginiac.com/post/2008/04/23/Reperes-23/04/...
Dominique de Villepin vient d'adresser une note s'opposant aux conclusions de l'enquête policière.
Dominique de Villepin dénonce une instruction à charge
Le dernier round de l'instruction judiciaire autour de l'affaire Clearstream se joue cette semaine. Après la clôture de l'enquête, en février dernier, les protagonistes du dossier ont jusqu'à vendredi pour réclamer aux juges de nouveaux actes «nécessaires à la manifestation de la vérité».
Dominique de Villepin, sous la plume de ses avocats Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet, vient d'adresser une «note aux fins de non-lieu» de 140 pages. S'opposant aux conclusions de l'enquête policière, y est souligné que «Dominique de Villepin n'a jamais donné à Jean-Louis Gergorin d'instruction de saisir un juge dans l'affaire Clearstream». Mais les critiques les plus notables visent les juges : «Tout dans l'instruction démontre qu'elle ne s'est poursuivie qu'à charge et contre un seul, Dominique de Villepin , écrivent-ils. L'information s'est focalisée sur une seule partie civile, Nicolas Sarkozy.» (Le Figaro)
10:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2008
Regard : Nicolas Dupont-Aignan
Gaulliste indépendant, Nicolas Dupont-Aignan joue le réseau local contre une élite coupée des électeurs qui ont dit « Non » au référendum. Acharné, cet « opposant professionnel » est le poil à gratter d'une droite en train de se réveiller.
Mais la grogne qui monte à droite, dans l'électorat comme chez les élus, est du pain béni pour lui, qui l'élève au rang de contestateur en chef du Président. Nicolas Sarkozy, NDA le connaît depuis son entrée au RPR, en 1993. A l'époque, Sarko et sa bande le regardait déjà de travers quand il avait ravi à Karoutchi le poste stratégique de secrétaire aux Fédérations.
Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan ne pardonne pas au nouveau président de la République d'avoir déçu « l'espoir qu'il a suscité à droite » pendant la campagne. « En juin 2007, il avait une légitimité fabuleuse pour remettre en cause la pensée unique sur l'Europe à Bruxelles, peste-t-il. Mais sa vanité l'a emporté sur la raison. »
Nicolas Dupont-Aignan n'est pas d'accord : « je ne me fie pas au raisonnement de la Salle des Quatre Colonnes. L'un de mes plus gros atouts, c'est mon réseau local. » Au moins une fois par semaine, le député-maire d'Yerres se rend en province : Lorraine, Bretagne, Centre… Cette semaine, c'est Marseille et Toulon, où il espère pouvoir renforcer son parti qui compte un peu moins de 10 000 adhérents aux profils variés - chevènementistes, anciens RPR ou encore villiéristes - qui l'animent dans 72 départements.
Ecole Saint-Exupéry, promenade Barbara, Cinéma Paradiso… A Yerres, « NDA » a marqué la ville de ses goûts. Faites le tour de la bâtisse rococo de la mairie, fouillez-en les couloirs et retournez chacune des chaises, vous n'y trouverez pas un seul drapeau européen !
Envoyé un peu par hasard dans cette commune des Yvelines pour se présenter contre un maire socialiste réputé imbattable, il est élu dès le premier tour en 1995. « Mon premier miracle », confie-t-il. Le second fut son élection comme député en 1997, au second tour cette fois et d'une courte tête (50,4%).
Il préfère de loin la gestion de sa ville aux intrigues de parti. Ses premiers problèmes avec le RPR remontent à 1999, quand il s'oppose au traité d'Amsterdam - attitude jugée par ses coreligionnaires indigne du secrétaire national qu'il est alors. Toujours au sein du parti, il soutient la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes et devient secrétaire général adjoint de leur Rassemblement pour la France. L'aventure se termine au bout de trois mois et il revient au RPR, « la queue basse, pour assister au détricotage du parti gaulliste », se souvient-il.
Gaulliste : il défend bec et ongles cet adjectif que l'UMP lui dénie. Il faut dire que ses positions eurosceptiques lui attirent des voisinages un peu sulfureux. « Je suis un républicain, insiste-t-il. Je ne veux pas être amalgamé avec le souverainisme ringard de Villiers : je suis un progressiste ! »
Philippe de Villiers, lui, aimerait bien capter la nouvelle aura du président de Debout la République : « Nicolas Dupont-Aignan fait le même bon constat que nous sur l'impossibilité de faire de la politique en France quand tout se décide à Bruxelles », explique Patrick Louis, député européen MPF. Paul-Marie Coûteaux espère aussi ce rapprochement qu'il tente de favoriser en vue des élections européennes de 2009.
Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple : « survivre jusqu'en 2012. » « Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai affilié à DLR : « Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs commencent à le connaître ! », ajoute-t-il. « Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne durant, « trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné.
Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal : « on a une élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure : cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la révolte. « Ca va finir dans la rue, toute l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence. Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer. » Pour l'instant, Nicolas Dupont-Aignan organise la résistance. Seul.
14:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2008
"Sarkozy manque de sincérité"
Quel bilan peut-on tirer de la première année de présidence de Nicolas Sarkozy ? Les mauvais sondages, relatifs à cette première année au pouvoir, sanctionnent-ils davantage sa politique ou sa personnalisation bien particulière de la fonction présidentielle ?
- Le bilan de la première année de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, c'est d'abord un éloignement considérable de la tonalité, voire des propositions faites pendant la campagne présidentielle. Cela étant, c'est un grand classique français, ce n'est pas propre à Nicolas Sarkozy. La responsabilité est d'ailleurs partagée, puisqu'une majorité d'électeurs l'ont cru.
Les candidats, quels qu'ils soient, nous font toujours espérer que la politique pourra bousculer le monde. Or c'est le monde qui bouscule la politique et cela crée évidemment de la déception chez les Français.
Il y a une très mauvaise prise en compte de la situation financière. Quand il n'y a pas de sous, il faut en tirer les conséquences et, surtout, il faut l'expliquer. On ne comprend plus très bien la logique de l'action du gouvernement. Des choses ont été faites, c'est indéniable - le travail avec les syndicats est assez formidable, par exemple - mais aucun crédit n'est porté au gouvernement parce qu'il y a un déficit d'explications trop important.
Nous savons depuis des années que notre pays ne peut pas s'appuyer sur une croissance très significative mais cela fait pourtant quinze ans que les gouvernements successifs nous affirment que la dite croissance va régler tous nos maux. Il faut changer de discours.
Je pense qu'il faut adapter le fonctionnement de l'Etat aux moyens de la société française. Il nous manque, depuis trente ans, quarante milliards d'euros sur chaque budget, à récupérer dans des aménagements structurels, pour que le compte y soit. Tant que nous ne ferons pas ce travail, que les gouvernements précédents avaient également refusé de faire, la politique ne fabriquera pas de confiance.
Tant que nous n'aurons pas le sentiment que le pouvoir est sincère, qu'il nous dit les choses, qu'il nous explique qu'il ne pourra pas financer grand-chose dans la situation actuelle, il y aura une incompréhension. Et, pour le moment, des mesures très contradictoires sont annoncées. On nous dit que les caisses sont vides mais on veut faire le revenu de solidarité active (RSA). Nadine Morano [secrétaire d'Etat chargée de la Famille, ndlr] nous dit par ailleurs que sa politique familiale va coûter un milliard d'euros et on se demande comment elle va la financer. Il y a également le problème des enseignants. Tant que toutes ces questions ne seront pas tranchées, il y aura un problème.
Je pense que c'est essentiellement la politique de Nicolas Sarkozy qui est aujourd'hui remise en cause par ces sondages. Si sa politique avait donnée des résultats concrets, comme il l'avait promis, je pense que les sondages seraient bons, indépendamment de son incarnation très personnelle de la fonction présidentielle.
Le chef de l'Etat doit s'exprimer longuement jeudi soir lors d'une intervention télévisée, quelle en sera la teneur selon vous ? Comment va évoluer le Sarkozy de l'An II ?
- Je pense qu'il faut que son intervention ait une apparence de sincérité. Nicolas Sarkozy doit reconnaître, d'une part, que son action est loin de son discours de campagne. Il doit enfin prononcer l'acte de décès de sa campagne.
Ensuite, il faut qu'il dise que, dans les deux, trois, quatre ans qui viennent, l'Etat sera contraint de diminuer ses dépenses publiques. S'il ne dit pas cela avec un accent de sincérité, je crois que sa cote de popularité restera ce qu'elle est actuellement, c'est-à-dire basse.
Il faut de la sincérité dans l'action politique. Il n'y en a évidemment pas eu pendant la campagne électorale, ni d'un côté ni de l'autre. Aujourd'hui, c'est indispensable pour redonner confiance aux Français. Sinon, nous continuerons à déprimer tous en cœur et à ne pas croire dans la politique.
Je remarque, pour les seuls trois derniers jours, qu'il y a un rapport de la Cour des Comptes qui dit qu'à cause de l'accumulation de sa dette, la SNCF n'entretient plus son réseau ferré, entraînant des risques pour les usagers. Et hier, c'est le ministre de la Défense qui a annoncé que, probablement, nous ne construirions pas de second porte-avions. Non pas au terme d'une analyse stratégique mais parce que nous n'avons pas l'argent pour le faire.
Je ne sais pas s'il faut trancher dans la fonction publique, ni comment il faut le faire mais je sais que trente années durant la France a dépensé plus qu'elle n'avait gagné et cela ne peut plus durer. L'exemple du porte-avions est symptomatique.
Quand un pays, dont la défense est par ailleurs assurée, décide de ne pas construire un bâtiment militaire de ce type, c'est que la situation est grave. Et Nicolas Sarkozy doit avoir le courage de le dire. Sincèrement. Il doit trouver les mots. S'il ne prend pas tout le monde à témoin et s'il n'explique pas quels efforts il y aura à faire, il ne remplit pas son job.
Que pensez-vous des déclarations de Pierre Moscovici (député PS du Doubs) qui estime que Sarkozy a transformé l'or en plomb ?
- La formule est assez juste. Il avait effectivement de l'or dans les mains. Il a été élu assez brillamment et il a suscité un espoir. L'ambigüité, c'est que l'espoir qu'il a suscité reposait sur un volontarisme politique qui n'a, pour l'instant, pas été validé dans les faits. François Mitterrand et Jacques Chirac n'avaient cependant pas fait autre chose en 81 et en 95.
(Interview de Jean-Michel Aphatie par Nicolas Buzdugan, lundi 21 avril 2008)
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17.04.2008
Le même amour de la poésie
Aimé Cézaire est parti pour un nouveau voyage
| les deux hommes avaient beaucoup parlé de littérature, de poésie, d’André BRETON, de Senghor, de l’Afrique en particulier de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. | |||||
| Une conversation qui fera remonter à la surface bien des souvenirs à l’ancien Maire de Fort-de-France : sa rencontre avec Léopold Sedar Senghor, avec Houphouët Boigny sur les bancs de l’Assemblée Nationale, ses combats, ses espoirs et ses attentes.
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16.04.2008
Georges Tron (UMP): la première année de Sarkozy, "année de déception"
PARIS (AFP) - Georges Tron, député UMP de l'Essonne, juge que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception", dans une interview parue mercredi dans France-Soir.
"C'est une année de surprise et finalement de déception", déclare l'élu villepiniste. "Une année en tout cas difficile pour notre majorité".
Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".
Interrogé sur la colère de députés de la majorité, il assure: "nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement. Le président de la République qui avait été si attentif aux parlementaires avant son élection devrait aujourd'hui se souvenir de sa méthode durant cette période".
"De quelle rupture parle-t-on? Finalement, je n'en vois pas vraiment hormis sans doute la façon de gouverner", observe-t-il également.
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