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11.03.2008
Le sermon de Juppé à Sarko
Le maire de Bordeaux conseille aux candidats UMP de «revenir aux enjeux locaux» (Reuters).
«C'était une erreur de vouloir politiser cette élection. C'était un mauvais mélange des genres», déclare le maire de Bordeaux.
Juppé ose émettre une critique à l’égard de Sarkozy. Et il le peut. Renforcé par une réélection facile à Bordeaux, dès le premier tour avec 56% des voix, l’ancien Premier ministre estime que le Président a commis «une erreur» en voulant politiser, dans un premier temps de la campagne, l’élection municipale.
«C'était une erreur de vouloir politiser cette élection. C'était un mauvais mélange des genres, encore moins bon quand la situation nationale n'est pas porteuse», estime Alain Juppé dans Le Monde. «Quand il est venu à Bordeaux (le 22 janvier) sur le chemin de Pau, je lui ai dit que ce n'était pas une bonne stratégie et il a compris», ajoute le maire de Bordeaux. Et bon prince, il donne son conseil aux candidats UMP en ballotage : «Revenir aux enjeux locaux.»
Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat avait en effet lancé qu'il s'engagerait dans le scrutin «parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde». «Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent!», s'était-il exclamé. «Je m'engagerai» pour «mobiliser notre électorat». Quelques jours plus tard, le 22 janvier à Pau, Nicolas Sarkozy assurait un rétropédalage de toute beauté : «Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», avait alors martelé le chef de l'Etat…
Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat avait en effet lancé qu'il s'engagerait dans le scrutin «parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde». «Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent!», s'était-il exclamé. «Je m'engagerai» pour «mobiliser notre électorat». Quelques jours plus tard, le 22 janvier à Pau, Nicolas Sarkozy assurait un rétropédalage de toute beauté : «Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», avait alors martelé le chef de l'Etat…
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