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25.10.2007

La majorité s'agace de la méthode Sarkozy

 








Simple passage à vide, ou début de dépression ? Le diagnostic reste incertain. Une chose est sûre : l'incompréhension grandit entre le gouvernement et sa majorité.

 

Confrontés, le 18 octobre, au premier mouvement social d'ampleur du quinquennat, qui a montré que la réforme des régimes spéciaux de retraite ne serait pas aussi simple que les sondages le laissaient présager, les parlementaires de droite s'agacent de plus en plus ouvertement des oukases et revirements de Nicolas Sarkozy.

Le 3 octobre, les parlementaires de l'UMP étaient vertement "recadrés" par le chef de l'Etat, qui leur reprochait notamment d'avoir manifesté leur grogne vis-à-vis de la réforme des institutions. Changement de pied le 21 octobre : le président de la République convoque en urgence les cadres de l'UMP au siège du parti pour leur demander de se concentrer sur la ratification du traité européen, en soulignant bien à quel point ce "succès" devait être porté à son actif. Dans le même temps, il jette une pelletée de terre sur la réforme des institutions, implicitement renvoyée à l'après municipales. Chacun est prié de s'adapter.

Deux jours plus tard, le gouvernement décide subitement de faire examiner en urgence par les députés une proposition de loi pour permettre au Nouveau Centre – les centristes alliés à M. Sarkozy – d'accéder au financement public (Le Monde du 25 octobre).

Textes reportés – ainsi le projet de loi pénitentiaire, qui devait être inscrit en début de session, ne sera même pas débattu en décembre –, cafouillages, annonces suivies de la mise en place de commissions diverses : les griefs se sont accumulés chez des parlementaires qui ont le sentiment d'être relégués au rang de simples spectateurs.

Deux répliques sont venues dans l'Hémicycle. Le 23 octobre, il manquait plus de quarante voix dans les rangs de l'UMP pour approuver le projet de loi sur l'immigration si cher au président, au terme d'un débat parasité par l'introduction de l'amendement autorisant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. Le lendemain, les députés de l'UMP n'ont pas été au rendez-vous de l'examen de la proposition de loi du Nouveau centre. Le texte n'a pu être adopté, faute de majorité. La poursuite du débat a été "ajournée".

"IL VA FALLOIR ÊTRE COURAGEUX"

"C'est incroyable
, s'interroge Marie-Jo Zimmermann, députée (UMP) de la Moselle. Je ne comprends pas ce qui se passe, comment un tel délitement est possible. Et nous ne sommes qu'en tout début de mandat…"

"On aurait peut-être mieux fait de se passer d'une session extraordinaire en septembre", soupire Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auquel n'a pas échappé le "spleen" de la majorité.

"On ronge notre frein", admet Josselin de Rohan, le président du groupe UMP du Sénat. Le député (UMP) de Saône-et-Loire Jean-Paul Anciaux exprime sans détours le décalage entre les désirs et la réalité. "Le président et le gouvernement n'ont pas forcément pris toute la mesure du temps nécessaire à l'élaboration des textes, explique-t-il. Il ne suffit pas de claquer des doigts. Cela ne va pas aussi vite que d'aucuns l'imaginaient. Y compris le président de la République."

Les parlementaires ont encore rué dans les brancards à propos du "Grenelle de l'environnement", craignant que l'on n'en retienne que la mise en place d'une nouvelle fiscalité et des contraintes supplémentaires. Ils se sont alarmé des conséquences que pourraient avoir avant les élections municipales les suppressions de tribunaux prévues avec la réforme de la carte judiciaire.

Interrogé lors de son déplacement au Maroc, mercredi, M. Sarkozy n'a pas semblé perturbé par les états d'âme de sa majorité. La réforme des institutions? "Ce sont des sujets très lourds sur lesquels j'ai besoin de réfléchir", a indiqué le chef de l'Etat, en soulignant que "ceux qui refuseront le consensus devront s'expliquer avec les Français".

Devant des patrons français et marocains, le président est quasi prophétique : "La France aura le taux de croissance le plus haut, le taux de chômage le plus bas. J'ai été élu, je réussirai". A charge pour François Fillon de panser les plaies à Paris. "Il va falloir être courageux", a dit François Fillon aux élus de la majorité. Ils sont exaspérés. (Le Monde 25.10.2007)

19.10.2007

Baisse du chômage en banlieue !!

Voilà un vrai bilan !!

Le chômage dans les banlieues a connu une baisse "à peu près comparable" à l'évolution générale, selon Christian Charpy, le directeur général de l'ANPE.  "Quand on regarde la baisse du nombre de personnes inscrites (à l'ANPE, ndlr) dans les banlieues, elle est à peu près comparable, voire légèrement supérieure à l'évolution générale du chômage dans la population", a déclaré M. Charpy. "La baisse du chômage est forte depuis deux ans, elle a également été forte dans les ZUS (Zones urbaines sensibles), c'est-à-dire supérieure à 10% au cours des dernières année", a-t-il ajouté.

16.10.2007

Dominique de Villepin aux 20 kms de Paris

Dominique de Villepin court réellement et bien (contrairement à d'autres). On peut souvent le croiser au bois de Boulogne et notamment autour des lacs vers 11 h du matin le week end. Ce week end, il a participé aux 20 kms de Paris et a mis 1h35 et 17 secondes pour finir le parcours

15.10.2007

L'affrontement à distance Sarkozy-Villepin se poursuit sur le terrain EADS

 DOMINIQUE DE VILLEPIN RÉAFFIRME QU'IL NE ...

L'affrontement à distance entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin s'est poursuivi ces derniers jours sur le terrain de l'affaire EADS, l'ex-Premier ministre dénonçant une volonté "d'occulter" le fond du dossier en cherchant des "boucs émissaires faciles".

De son côté, Arnaud Lagardère, un proche du président de la République, a mis en cause dimanche M. de Villepin en déclarant dans un de ses journaux, le JDD, que Matignon et son locataire d'alors étaient au courant, dès début 2006, de son intention de vendre une partie de ses actions EADS et de leur possible rachat par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

"Matignon a suivi l'opération depuis le début", a-t-il affirmé.

Le ministre du Budget, Eric Woerth, qui avait été congédié du gouvernement en juin 2005 lors de l'arrivée à Matignon de M. de Villepin, s'est montré dimanche sur Radio J circonspect sans toutefois rien exclure.

A la question: "vous dites que Bercy ne savait pas, est-il possible que Matignon ait su?", M. Woerth a répondu: "tout est possible".

Tout en reconnaissant dimanche soir que Matignon avait été prévenu par M. Lagardère de son intention de céder des titres EADS, M. de Villepin a souligné qu'il fallait distinguer cette "première étape" d'"information préalable" de la "deuxième opération" concernant "les conditions d'achat par la CDC de ces titres".

"Il ne m'appartient pas de dire qui tire les ficelles, de faire des procès d'intention. Ce n'est pas mon rôle, c'est le rôle de la presse (...). Nous saurons sans doute au bout où est la vérité", a-t-il encore déclaré lors du Grand jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Il est très intéressant d'observer dans cette affaire EADS que la polémique autour du rôle de l'Etat occulte complètement le fond du dossier", qui est de savoir qui a profité de l'éventuel délit d'initiés, avait-il déjà lancé mercredi.

Et de tacler le chef de l'Etat et ses proches, en glissant qu'"on rappelle que M. Sarkozy est très proche d'Arnaud Lagardère" et que l'actuelle garde des Sceaux Rachida Dati "a travaillé pour le groupe Lagardère".

Encore plus précis, le député UMP villepiniste François Goulard appelle à "regarder objectivement les faits": "Qui, en 2006, profite de l'opération de vente d'actions EADS? Arnaud Lagardère. Qui, en 2006, a de gros intérêts dans les médias? Toujours Arnaud Lagardère. Qui, en 2006, est le probable candidat de l'UMP à la présidentielle? Qui est un proche d'Arnaud Lagardère?".

Dans ce contexte, "laisser entendre que cette opération a pu être dirigée par Villepin est tout simplement absurde", a déclaré à l'AFP M. Goulard.

Selon une source parlementaire, "c'est clair comme de l'eau de roche: Sarkozy a donné l'ordre d'ouvrir les parapluies, quitte à enfoncer un peu plus un Villepin déjà empêtré dans l'affaire Clearstream, pour ne pas que cette affaire puisse s'approcher de lui".

M. de Villepin a reçu dimanche le renfort inattendu du député PS Arnaud Montebourg qui, sur Canal+, a dénoncé "une sorte de rideau de protection" autour d'Arnaud Lagardère, "une personnalité qui a beaucoup d'influence dans la République à cause de ses connivences entre des intérêts publics et privés".

"Il y a des chances qu'un certain nombre de responsabilités soient engagées (...). Au gouvernement (en 2006), il y avait Nicolas Sarkozy qui, d'ailleurs, à l'époque, fréquentait assidûment Arnaud Lagardère", a-t-il martelé. (AFP)

12.10.2007

Clearstream: Villepin met la pression

Par Benjamin BONNEAU
leJDD.fr

Dominique de Villepin continue sa croisade contre Nicolas Sarkozy. Une nouvelle fois entendu jeudi dans le cadre de l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre a adressé une lettre aux juges chargés de l'affaire, dans laquelle il accuse explicitement le chef de l'Etat de s'être servi de cette affaire à des fins politiques. Le procureur général à la cour d'appel de Paris n'est pas épargné non plus.

Dominique de Villepin, le 11 octobre 2007 ...

Dominique de Villepin est décidément tenace. Mis en examen dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre a bien l'intention de prouver son innocence. Et comme la meilleure défense reste l'attaque, il s'en est encore pris explicitement à Nicolas Sarkozy, qu'il accuse de s'être servi de cette affaire à des fins politiques. Encore une fois entendu par les juges jeudi, Villepin avait tout prévu en leur envoyant au préalable une lettre en forme de plaidoirie, dont de larges extraits sont disponibles sur le site du Nouvel Observateur.

"Quand on désigne du doigt un faux coupable et qu'on se désigne soi-même comme une victime politique, on enclenche, dans un pays comme le nôtre, une véritable chasse à l'homme où tous les moyens sont bons, rumeurs, délation, calomnie, désinformation..." Nicolas Sarkozy appréciera. Car si la gauche est sans dessus dessous depuis sa débâcle à l'élection présidentielle, le chef de l'Etat s'est trouvé un opposant de poids en la personne de Dominique de Villepin. Mis en examen le 27 juillet par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux", Villepin n'en démord pas et n'a de cesse de clamer son innocence.

Chirac et Raffarin entrent dans la danse

A son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris en milieu de matinée, il a ainsi dit aux journalistes présents son intention d'expliquer aux magistrats qu'il n'avait commis aucune faute dans cette affaire, tout en y impliquant pour la première fois l'ex-président Jacques Chirac. Soupçonné d'avoir suscité la remise en 2004 à un juge anti-corruption, Renaud Van Ruymbeke, de fausses listes de comptes bancaires de Clearstream, qui semblaient compromettre Nicolas Sarkozy, Villepin a déclaré que les deux plus importants personnages de l'Etat au moment des faits étaient au courant de l'enquête qu'il avait demandé auprès de la DST sur ces fameux listings: "J'ai rendu compte et au Premier ministre et au président de la République de l'évolution des vérifications administratives qui étaient engagées", a-t-il dit mercredi lors de l'émission Questions d'info, sur France Info et LCP. Jean-Pierre Raffarin, entendu comme témoin l'année dernière par les juges, a pourtant déclaré avoir été tenu à l'écart de ce dossier. Jacques Chirac a quant à lui annoncé qu'il refuserait de répondre à une convocation des juges, invoquant la Constitution...

Mais si Villepin a décidé d'élargir le champ de ses attaques, sa cible principale reste l'actuel chef de l'Etat. Car s'il a bien l'intention de s'expliquer devant la justice, il ne souhaite qu'une chose: que Nicolas Sarkozy en fasse autant. "Comme le souhaite le Président de la République, j'entends bien m'expliquer auprès de la justice sur l'ensemble des points qui me concerne, mais je n'entends pas être le seul. La justice en France doit être égale pour tous. Et comme le dit très bien Nicolas Sarkozy, un citoyen quel qu'il soit, ne doit être "ni au-dessus ni au-dessous des lois". Cela est vrai bien sûr pour lui même s'il utilise en l'occurrence cet argument à mauvais escient puisqu'il n'a jamais été "sali" ni à eu à s'expliquer devant un juge". L'attaque est violente et la réponse du président ne devrait pas tarder.

Boulimique de phrases assassines ces dernières semaines, l'ancien ministre de l'Intérieur poursuit sa plaidoirie en s'en prenant à Laurent Lemesle, l'actuel procureur général de Paris, conseiller à l'Elysée au moment des faits, qu'il accuse d'être en position de conflit d'intérêt, puisqu'il contribue à traiter judiciairement un dossier dont il aurait été un des acteurs. En lisant entre les lignes, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons comprendront les accusations d'impartialité. Une confusion des genres qui pourrait permettre à Dominique de Villepin de demander une annulation de la procédure.



 

Clearstream : Villepin juge "irréprochable" le rôle de l'Etat

Entendu pendant près de onze heures par les juges d'Huy et Pons, l'ancien Premier ministre a déclaré, à sa sortie du palais de Justice de Paris, que l'"Etat avait répondu comme il devait face aux menaces et face à cette crise".

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin

(c) Reuters

 

Pendant près de onze heures, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a été interrogé, jeudi 11 octobre, par les deux juges d'instruction chargés de l'affaire Clearstream qui l'ont mis en examen en juillet, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse".
Il a affirmé, à l'occasion d'une pause en début de soirée avoir "expliqué aux magistrats la façon dont l'Etat a été amené à gérer cette affaire à partir du mois de juillet (2004)", quand l'affaire a été révélée dans la presse. "J'ai indiqué que cette action avait été à mon sens irréprochable et qu'on ne saurait à aucun moment m'impliquer dans une affaire de dénonciation calomnieuse", a-t-il déclaré, ajoutant à l'issue de son audition peu après 23h avoir "souhaité répondre à l'ensemble des questions des juges". "J'ai eu le soin d'éclairer le plus complètement les juges sur la façon dont l'Etat a fonctionné dans cette affaire Clearstream dans le courant de l'année 2004", a déclaré Dominique de Villepin à sa sortie du pôle financier du palais de Justice de Paris, rue des Italiens dans le IXe arrondissement. "J'ai marqué que l'Etat avait répondu comme il devait face aux menaces et face à cette crise".

Affaire industrielle

A son arrivée dans la matinée, il avait rappelé que lors de sa première audition par les deux magistrats, il avait observé qu'il "ne s'agissait pas d'une affaire politique mais d'une affaire internationale et industrielle". "Dès lors que cette affaire a eu des développements médiatiques, la réponse qui a été celle du gouvernement et de la présidence de la République a été la meilleure réponse possible. Je crois que la réaction, la réponse de l'Etat a été irréprochable", avait-il également ajouté.
La veille, il a fait parvenir aux deux magistrats instructeurs une nouvelle note de 19 pages dans laquelle il revient sur la gestion de cette affaire lorsqu'il occupait les fonctions de ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur à partir de juillet 2004.

Chirac et Raffarin au courant

De janvier à juillet 2004, explique-t-il dans sa note, il a cherché à combiner plusieurs exigences, notamment de précaution et de discrétion lors des vérifications demandées au général Philippe Rondot, chargé d'évaluer la crédibilité des listings Clearstream. Il raconte avoir informé le président Jacques Chirac de la mission confiée au général Rondot.
A son arrivée place Beauvau, et alors que l'affaire Clearstream prend une ampleur médiatique, il saisit la DST (contre-espionnage) d'une demande de vérification administrative. Sa priorité, explique-t-il dans sa note, est de mettre hors de cause les agents des services secrets dont les noms se trouvent sur ces listings.
Il dit avoir rendu compte de cette mission au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, et au président de la République, Jacques Chirac des avancées de l'enquête. Et d'avoir demandé au général Rondot de transmettre à la DST les informations qu'il avait pu recueillir.

Faux listings

Lors de sa première audition après sa mise en examen, Dominique de Villepin a affirmé n'avoir jamais donné pour instruction à Jean-Louis Gergorin, ancien haut responsable d'EADS, de transmettre les listings falsifiés à la justice comme ce dernier l'a expliqué aux juges d'instruction.
La justice soupçonne Dominique de Villepin d'avoir participé en 2004 à une tentative de déstabilisation de Nicolas Sarkozy, déjà en course pour l'Elysée, par le biais de fichiers falsifiés de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.
Sur ces fichiers apparaissaient de prétendus comptes bancaires détenus à l'étranger, alimentés par des pots-de-vin, attribués à des personnalités du monde politique, de droite comme de gauche, dont Nicolas Sarkozy, dans le cadre de la vente en 1991 de frégates à Taïwan par Thomson-CSF, l'ancêtre de Thales.
L'informaticien Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, sont mis en examen dans ce dossier, le premier étant soupçonné d'avoir falsifié les listings, le second de les avoir transmis à la justice. Le journaliste Denis Robert et l'ancien consultant Florian Bourges sont également poursuivis. (AP) Le nouvel Obs.com

11.10.2007

Villepin dit avoir informé Raffarin et Chirac sur Clearstream

PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin, qui sera à nouveau entendu jeudi par les juges chargés du dossier Clearstream, a annoncé leur avoir écrit pour expliquer notamment qu'il avait informé à l'été 2004 Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac de ses initiatives

"J'ai voulu expliquer très clairement les modalités de gestion de cette affaire Clearstream pour montrer que dans cette affaire, l'Etat avait failli", a-t-il dit à l'émission "Questions d'info", sur LCP et France info.

En juillet 2004, lorsqu'étant ministre de l'Intérieur il a demandé à la DST des vérifications sur les listings de comptes bancaires qui semblaient compromettre Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin dit avoir prévenu le Premier ministre d'alors et le président de la République.

"Comme ministre des Affaires étrangères, j'ai saisi (en janvier 2004-NDLR) une personne compétente, M. Rondot, qui n'a pas été en mesure de m'apporter les éléments de réponse", a-t-il raconté.

Le général Philippe Rondot, principal témoin de l'affaire, dit au contraire en procédure qu'il a conclu très vite que les listings étaient faux.

"Comme ministre de l'Intérieur, j'ai saisi la DST (en juillet 2004-NDLR) en accord avec le Premier ministre et le président de la République, j'ai rendu compte et au Premier ministre et au président de la République de l'évolution des vérifications administratives qui étaient engagées", a poursuivi Dominique de Villepin.

C'est la première fois qu'il implique dans l'affaire les deux têtes de l'exécutif de 2004. Jean-Pierre Raffarin, déjà entendu comme témoin l'année dernière par les juges, a déclaré avoir été tenu à l'écart de ce dossier. Jacques Chirac a dit aux juges qu'il refusait de témoigner en invoquant la Constitution.

Dominique de Villepin, qui avait déjà envoyé aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons un imposant dossier avant sa première audition le 13 septembre, dit leur avoir encore envoyé ce mercredi "un dossier de 75 pages pour faire le point sur de nombreuses questions".

"J'apporte des éléments nouveaux, beaucoup d'éléments nouveaux, (...) sur la façon dont cette affaire s'est déroulée qui montrent que j'ai agi de façon irréprochable dans le cadre du service de l'Etat", a-t-il ajouté.

"J'irai jusqu'au bout de cette affaire Clearstream, parce que j'estime que les Français doivent savoir. (...) Je serai blanchi par ce dossier, je l'espère sur le plan judiciaire et en tout état de cause par l'Histoire. Je suis un faux coupable", déclare-t-il.

Dominique de Villepin est mis en examen depuis juillet dernier pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux".

Il est soupçonné d'avoir suscité la remise en 2004 à un juge anti-corruption, Renaud Van Ruymbeke, des fausses listes de comptes bancaires de la société financière luxembourgeoise Clearstream, qui semblaient compromettre, parmi plusieurs centaines de personnalités, Nicolas Sarkozy.

C'était après avoir demandé les enquêtes Rondot et DST qui ont toutes deux conclu, selon le dossier, que les listings étaient des faux. L'enquête menée par le juge Van Ruymbeke, tenu dans l'ignorance des enquêtes Rondot et DST, a abouti à blanchir Nicolas Sarkozy seulement fin 2005.

05.10.2007

Confiance : Sarkozy en baisse, Villepin en hausse

L'ancien Premier ministre gagne 6 points.
Selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine à paraître samedi, rendu public jeudi 4 octobre, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy enregistre une baisse de 7 points par rapport au mois de septembre, tandis que celle de François Fillon régresse d'un point. Le président de la République voit la confiance placée en lui pour "résoudre les problèmes qui se posent à la France" passer de 64% en septembre à 57% en octobre. Le taux de ceux qui ne lui font pas confiance grimpe de 8 points à 40%. 3% ne se prononcent pas (-1). Le Premier ministre, qui bénéficiait d'une cote de confiance de 53% le mois dernier, enregistre une baisse d'un point à 52%.
Ceux qui ne lui font pas confiance passent à 42% (+3). 6% ne se prononcent pas (-2).

Villepin en hausse, Dati en baisse

Alors que Dominique de Villepin ne cesse de lancer des attaques contre la présidence de Nicolas Sarkozy, il voit sa cote de confiance gagné 6 points. En revanche, les principaux membres du gouvernement connaissent une baisse importante. Rachida Dati, ministre de la Justice, perd 6 points, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères perd 4 points, et Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie enregistre une baisse de 3 points comme Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement ou de la recherche.

- Sondage réalisé les 26 et 27 septembre en face à face à leur domicile auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

03.10.2007

Villepin aurait demandé une enquête sur une caisse noire à EADS

PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a demandé aux juges chargés du dossier Clearstream l'audition de trois dirigeants d'EADS afin de les interroger sur une somme "d'au moins trois millions d'euros" versée à un cabinet anglais "en relation directe avec l'affaire Clearstream", révèle le site internet du Figaro.

Il réclame que soient entendus Arnaud Lagardère, ancien co-président du conseil d'administration, Philippe Camus, ancien co-président d'EADS et Pierre Leroy, ex-secrétaire général du groupe.

L'ancien Premier ministre et ses conseils justifient cette requête par le 'budget très important dont disposait (l'ex-vice président d'EADS) Jean-Louis Gergorin" au sein du groupe aéronautique, écrit lefigaro.fr.

"En clair, Dominique de Villepin sollicite des investigations judiciaires sur une éventuelle caisse noire dont Jean-Louis Gergorin aurait eu la haute main", poursuit l'article.

Il réclame également une confrontation avec Jean-Louis Gergorin.

Dominique de Villepin a été mis en examen en juillet pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux". Il a été entendu pour la première fois en qualité de suspect le 13 septembre par les juges D'Huy et Pons.

Il est soupçonné d'avoir suscité la remise en 2004 à un juge anti-corruption, Renaud Van Ruymbeke, de fausses listes de comptes bancaires de la société financière luxembourgeoise Clearstream, qui semblaient compromettre, parmi plusieurs centaines de personnalités, Nicolas Sarkozy.

Ces listes ont été remises au magistrat par Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d'EADS et qui dit avoir agi à la demande de Dominique de Villepin, son ami de longue date.

02.10.2007

Décalage... par François Goulard

Le Premier Ministre, il y a peu, nous parlait d'une France en faillite. Il avait tort. Outrer le trait n'est pas utile. La France est considérée par les prêteurs internationaux comme une signature de premier plan. Personne n'imagine qu'elle n'honore pas ses dettes. Notre problème majeur n'est d'ailleurs pas la dette, mais la dépense publique. Imaginons que l'on augmente les impôts jusqu'à éliminer tout déficit, la France ne se porterait pas mieux, mais plus mal. C'est l'importance des dépenses publiques qui nous distingue des autres pays européens : nous détenons le record d'Europe des dépenses publiques rapportées à la richesse nationale. De là viennent nos maigres performances économiques. De là vient la faible progression du pouvoir d'achat des Français. C'est à cela qu'il faut s'attaquer d'abord, aussi bien par des mesures à portée immédiate qu'en entreprenant des réformes de long terme.
 
Après ces déclarations excessives, le projet du budget de 2008 parait singulièrement décalé. S'il y avait "faillite", comment expliquer un budget aussi peu ambitieux en matière de réduction de dépense ? Comment justifier un déficit égal à celui de 2007, dont il est peu probable que nous puissions le tenir, connaissant les perspectives peu engageantes de l'économie... ? Il y a là un sérieux décalage, pour ne pas parler de contradiction.
source (blog de François Goulard)

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