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01.10.2007

Villepin, "opposant quand il le faut" !

Opposant "quand il le faut", Dominique de Villepin regrette le léger effacement de l'UMP qui n'a plus de chef, selon lui, depuis que Nicolas Sarkozy en a quitté la présidence.

"Je regrette que l'UMP n'ait pas voulu se doter d'un président de façon à occuper toute la place qui doit être celle du parti majoritaire", notant "que ce n'est pas tout à fait le raisonnement qui avait prévalu dans les années qui ont précédé"  l'élection de Nicolas Sarkozy a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal +.

Pour Dominique de Villepin, "l'UMP a perdu du rôle fondamental qu'il avait pu avoir durant les dernières années", à savoir "une force de propositions, une force de critiques, une force de vigilance."

"Je regrette un tout petit effacement dans cette période", a-t-il ajouté.

En revanche, l'ex-Premier ministre s'est dit heureux "de voir qu'avec les ajustements des dernières semaines, peu à peu le président de la République et le Premier ministre trouvent leur juste place."

"On a hésité pendant quelques semaines, on a bien vu qu'il y avait la volonté de l'un de jouer le rôle de l'autre (...) Devant les difficultés, chacun est en train de trouver sa place", a-t-il ajouté.

Dominique de Villepin s'est interrogé sur la pertinence des interventions médiatiques des conseillers de Nicolas Sarkozy et sur la probable candidature de David Martinon à la mairie de Neuilly.

"C'est une petit révolution à l'américaine qu'on essaie de faire, elle n'est pas encore au point", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Canal +.

Interrogé sur la compatibilité des fonctions de porte-parole du chef de l'Etat avec celles de maire, Dominique de Villepin a répondu : "Est-ce que c'est compatible avec des fonctions de porte-parole ? L'avenir nous le dira. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique, que ce qu'on fait à temps complet".

Dominique de Villepin a également jugé "curieuse" la participation du porte-parole de l'Elysée à des émissions de télévision.

"Je ne suis pas sûr que la place des porte-parole soit dans des émissions spécifiques de télévision. Ils ont à faire des points de presse et ces points de presse doivent être ouverts à tous", a-t-il dit. "Ils n'ont pas à être sur telle chaîne plutôt que sur telle autre. Je trouve qu'il y a là en termes de déontologie quelque chose d'un peu curieux."

Dans le même esprit, Dominique de Villepin a estimé que les multiples interventions de "toutes sortes de conseillers" du chef de l'Etat risquait de gêner l'action du Premier ministre.

"Quand il y a interférence entre des conseillers et le Premier ministre, le Premier ministre a du mal à coordonner l'action des ministres", a-t-il expliqué.

"Tout simplement parce que les ministres éprouvent plus de facilité à se rendre directement à l'Elysée qu'aux arbitrages du Premier ministre."

Pour Dominique de Villepin, une véritable révolution à l'américaine consisterait, pour l'Elysée, à tenir un point de presse quotidien et, surtout, à "faire des réponses au fond" au lieu de s'efforcer de "corriger le tir."

"Ce qui est important en matière d'information journalistique, c'est d'apporter des éléments de fond aux journalistes et de ce point de vue, je crois qu'il y a encore du chemin à faire", a-t-il dit. (Reuteurs)

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