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28.09.2007

N'oubliez pas ! : Dominique de Villepin, ce dimanche, chez Laurence Ferrari ("Dimanche +" à 12h40, canal+)

Villepin_Dimanche_Plus

Les résultats du "choc de confiance" voulu par Sarkozy !

Le nombre de chômeurs en France

a augmenté de 0,6% en août !

 

Pour la première fois depuis de longs mois, le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (inscrits depuis au moins un an) est en hausse.

 

Hasard :  Dorénavant, le taux sera publié tous les trois mois, a prévenu le ministère de l'économie et de l'emploi, conformément à un rapport remis à la ministre, Christine Lagarde.

 

Le moral des ménages a nettement

baissé en septembre

avec une chute de 6 points !

 

27.09.2007

Villepin et Bayrou, seuls opposants ?

Le spectacle offert par la gauche confirme chaque jour un peu plus cette réalité : Dominique de Villepin et François Bayrou apparaissent comme les seuls hommes politiques debout face à Nicolas Sarkozy.

Photo : nn9.jpg

L'opposition à Sarkozy ? En entendant François Hollande s'empêtrer, le 26 septembre sur France Inter, dans une critique « technique » des dérapages budgétaires probables du gouvernement Fillon (comme si cette orthodoxie budgétaire était l'atout maître de la gauche), on se dit forcément que Nicolas Sarkozy ne dispose plus que deux opposants résolus en face de lui. Le premier s'appelle Dominique de Villepin.

Villepin attaqué. Villepin inculpé par une plainte que le président a lui-même déposée et qu'il refuse de retirer, ce qui est inédit dans l'histoire de la République. Villepin moqué par les roquets sarkozystes. Villepin ignoré par les médias qui ont à peine évoqué sa lettre au Président pourtant oh combien instructive sur l'affaire Clearstream. Villepin boycotté par France 2 qui a annulé son invitation au JT. Mais Villepin debout. Villepin résistant contre la tyrannie du chef de l'exécutif. Villepin plébiscité par les lecteurs qui se ruent en librairie pour acheter son dernier livre, un pavé historique sur Napoléon, le hissant ainsi au top 50 de la librairie générale. Villepin ? Le dernier homme politique français.

Ou l'avant-dernier, avec François Bayrou. Lui aussi reste debout. Malgré son échec aux législatives. Malgré la trahison de ses lieutenants tous passés chez Sarkozy pour un maroquin. Bayrou lui aussi auteur de l'année, loin devant Sarkozy avec son « projet d'espoir » (Plon) vendu à 370 000 exemplaires. Bayrou qui seul a su capter l'esprit du régime en dénonçant le cirage de pompes, le Fouquet's et l'escapade à Malte, les cadeaux fiscaux aux riches et les errements de la politique étrangère.

Le PS ? La gauche ? Ils paraissent plus motivés par la conservation des « acquis municipaux » que par la lutte contre Sarkozy. Quand on ne voit pas un à un, les élus de la gauche rêver tout haut d'un poste dans le deuxième gouvernement de Sarkozy. Voir Allègre. Voir Valls. Après Jouyet, Kouchner et les autres.

Est-ce un hasard ? Bayrou et Villepin ont un même référent, le Général de Gaulle, celui-là même qu'Henri Guaino, la plume du Président s'efforce d'installer comme « l'inspirateur » du sarkozysme. Le souci est louable et pertinent : le besoin d'un nouveau de Gaulle est fort dans la société française. Mais le général savait concilier la centralisation et la hiérarchie des priorités avec une vision de long terme, une intuition forte sur l'horizon de la nation. En regard de ce référent nécessaire, Nicolas Sarkozy, qui gouverne à la godille, est un nain politique.
Dans cinquante ans, les historiens évoqueront encore le discours de Villepin à l'ONU. Celui de Sarkozy lundi sera vite oublié….
Mercredi 26 Septembre 2007 - Philippe Cohen (Editos Marianne)

25.09.2007

Connaissez-vous la SPA, Sarkozy Press Agency ?

Composée d'étudiants en journalisme ou de sciences-po, la cellule de veille d'actualité qui officie à l'Elysée a été réorganisée par Nicolas Sarkozy dès son arrivée. Elle permet au président de réagir au quart de tour à la moindre information et d'inonder les rédactions de communiqués divers. Une improbable « agence de contenus » au service du seul et unique sujet « Sarkozy ».

« Super journaliste », selon le mot de Régis Debray, « Super-Sarko » ne saurait laisser à d'autres ce qui lui réussit si bien. Balayé l'amateurisme des débuts, il entend désormais « inonder les rédactions ». La communication tous azimuts omniprésente et déferlante doit reléguer aux oubliettes l'économie de la parole présidentielle et les relations presse d'antan aussi désuètes que les neiges du même métal.
L'idée (de génie, n'est-ce pas) ? Installer une véritable « mini-rédaction » à l'Elysée chargée de prémâcher le travail des journalistes. Ce qui est fait-et par les siens, n'est plus à faire par d'autres. C'est ce qu'on appelle à L'Elysée : la professionnalisation de la communication.

Pourtant, Emmanuelle Mignon directrice du cabinet du président réfute les termes de « mini rédaction », voire même de « cellule de veille « et décrit le travail qui a été fait par ses services : « il y avait une cellule de permanence chargée de collecter les informations, surveiller l'actualité pour permettre au service de communication de réagir ou alerter le président sur des évènements importants. Le travail était réalisé par des appelés du contingent. J'ai réorganisé cette cellule de permanence pour en faire un outil beaucoup plus professionnel, plus réactif et opérationnel comme c'est le cas place Beauvau ».

La reconnaissance du ventre

Etudiants venus de sciences-po, de facultés parisiennes ou encore d'écoles de journalisme, rémunérés 2000 euros par mois et embauchés pour 18 mois, ils sont huit à travailler dans la nouvelle « SPA » (Sarkozy Press Agency) du président. La mission de ces drôles de « veilleurs » : permettre au président de réagir plus vite que son ombre. Mais pourquoi donc avoir fait appel à des étudiants tous susceptibles de s'orienter vers le journalisme ? Emmanuelle Mignon répond, faussement candide : « c'est un job génial pour eux, intéressant, intuitif, tout en étant à l'Elysée, ça leur permet d'avoir une première expérience professionnelle ». Sûr qu'ils se souviendront plus tard de qui leur a mis le pied à l'étrier…
Et d'évidence la cellule est efficace, chaque jour les journalistes sont bombardés de mails venant de la présidence de la république, l'un pour commenter le décès d'une célébrité (oups, Jacques Martin…), l'autre commenter un fait divers (une spécialité du service) ou annoncer un déplacement. Une forme de harcèlement médiatique que les esprits chagrins pourraient assimiler à de la petite délinquance…. A lui seul, le chef de l'Etat pourrait, sans difficultés, saturer un « fil d'actualité » : « Il submerge ses contradicteurs par une occupation constante de la scène médiatique, si bien que sa parole prend le dessus » constatait Marcel Gauchet dans l'Express.


Premier « réd chef » de France

Au point de s'imposer comme « le premier rédacteur en chef de France ». Au point que certains journalistes en viennent à culpabiliser quand ils jugent qu'un sujet transmis par l'Elysée (le « réd chef ») ne mérite pas d'être traité. Et ce temps « gagné » par les journalistes à diffuser complaisamment une parole présidentielle livrée clés en mains est autant de temps perdu pour l'analyse, la critique, l'enquête ou encore la prise en compte d'une parole d'opposition etc.
Face à la déferlante, les journalistes, un temps submergés, commencent à s'interroger mais comme son nom l'indique trop bien la « cellule de permanence » produit 24 heures sur 24. Le prochain communiqué de la Présidence de la République –ou le suivant- retiendra bien l'attention quelque part. Communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose…
Ou rien, tant la communication tue l'information…
(Mardi 25 Septembre 2007 - 09:58 Marianne
Régis Soubrouillard)

24.09.2007

Un peu de BD !!!

Halte aux chiens féroces ! ...

Villepin en leader de l'opposition

Dominique de Villepin s'est encore livré à une violente charge contre Nicolas Sarkozy. L'ancien Premier ministre a étrillé la politique menée par le chef de l'Etat, tant sur le fond que sur la forme.

Est-ce que François Hollande devrait engager l'ouverture au PS et enrôler Dominique de Villepin dans ses troupes pour contrer Nicolas Sarkozy ? On peut se poser la question tant les critiques de l'ancien locataire de Matignon sur la politique du gouvernement ou le chef de l'Etat sont virulentes, répétées et précises. Invité de Radio J dimanche, Dominique de Villepin s'est livré à un réquisitoire sur le "style" Sarkozy. D'abord la forme. Villepin engage Nicolas Sarkozy à mettre fin à sa "frénésie" et autres effets de manche, au motif que "les Français ne peuvent pas vivre dans un tourbillon permanent, sauf à avoir des résultats extrêmement rapides". Et de se livrer à une analyse personnelle du chef de l'Etat: "Nicolas Sarkozy a une ambition. Je crois qu'il faut peu à peu qu'il apprivoise cette ambition et qu'il s'apprivoise lui-même pour atteindre la sérénité".

Magnanime, Villepin fait bénéficier Sarkozy de son expérience: "Chacun doit prendre sa place, le gouvernement, les ministres, les administrations et alors, on pourra peut-être rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire le début des résultats ", a-t-il asséné, critiquant à demi-mot le phagocytage de l'équipe gouvernementale par le président. " Ce n'est pas parce que la forme donne le sentiment d'une hyper-présence que l'ensemble des problème est traité ". François Hollande n'aurait pas dit mieux, lui qui paraît-il, dit de Villepin qu'il est le Claude Allègre de la droite.

Villepin se voit en "chef des propositions"

Au-delà de la méthode Sarkozy, le dernier des chiraquiens tance Nicolas Sarkozy sur le fond. En en particulier en matière politique étrangère, "son" domaine réservé. Il s'est "inquiété " de l'"alignement" de la France sur la politique étrangère de l'administration américaine, "finissante" et qui "s'est beaucoup trompée", estime-t-il. Il engage le gouvernement à en faire plus " dans des tas de domaines " tels que la lutte contre la pauvreté ou l'hébergement social. Et moins dans les critiques sur la BCE, qui pourrait faire de l'Europe, "le bouc émissaire de nos plaintes et de nos critiques". Villepin a par ailleurs condamné l'adoption de l'amendement sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, le jugeant "pas constitutionnel". "Cela me blesse", a-t-il dit, car c'est "une entorse à un principe, même sur un mode facultatif et expérimental, ce n'est pas acceptable" et qui participe à "détricoter ce modèle républicain au gré des besoins".

Seule voix discordante à droite, Villepin ne se voit pas en chef de l'opposition, mais en "chef des propositions" d'une majorité qui, à ses yeux, s'endort sur les lauriers sarkoziens. Etrillé par de nombreux députés UMP, qui ne comprennent pas ses critiques incessantes, Doninique de Villepin parfait son rôle de franc-tireur de la droite. Un rôle qui, dans "l'esprit de cour" à droite et l'opposition atone à gauche lui permet d'exister médiatiquement. Donc politiquement? Cette opposition dessinerait à Villepin les contours de la seule alternative à droite à l'omniprésident mais, même si la rumeur a couru, il est peu probable que Villepin pense à créer un courant au sein de l'UMP. Le mépris est partagé entre les parlementaires, qui lui reprochent toujours la dissolution ratée de 1997, et Dominique de Villepin, qui ne les a jamais porté dans son coeur.

Dominique de Villepin semble simplement faire payer à son rival ses ambitions présidentielles contrariées et sa gestion du dossier Clearstream. "Quand je l'écoutais à la télévision, je ne savais pas si j'écoutais la partie civile ou le président de la République ", a-t-il dit sur Radio J, avant d'ajouter: "Cette confusion est dommageable à la sérénité du dossier et elle peut impressionner la cour de justice ". Villepin estime que le nouveau statut de Nicolas Sarkozy influera sur le cours judiciaire de l'affaire et souhaite qu'il ne soit plus partie civile. C'est peut-être une piste à suivre pour le chef de l'Etat s'il veut mettre fin à ce déballage médiatique qui fait mauvais genre dans la Sarkozy triomphante. Pour l'instant, il s'y refuse. Jusqu'à quand?

 Par Maud PIERRON
LeJDD.fr

21.09.2007

Clearstream/caution : Dominique de Villepin en cassation

Dominique de Villepin a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d'appel de maintenir une caution, réduite à 50.000 euros, dans le cadre de son contrôle judiciaire dans l'affaire Clearstream. (AFP)

 

Villepin écrit à Sarkozy sur l'affaire Clearstream

DOMINIQUE DE VILLEPIN RÉPOND À NICOLAS SARKOZY ...

PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a écrit à Nicolas Sarkozy pour protester contre ses propos jeudi soir sur l'affaire Clearstream et sa décision de maintenir sa plainte en disant avoir été "sali" par le scandale.

Nicolas Sarkozy avait pris les Français à témoin jeudi soir sur TF1 et France 2, soulignant que son nom avait été "sali" dans l'affaire Clearstream et qu'il avait été "partie civile deux ans avant de devenir président de la République".

"Contrairement à ce que la question posée par Arlette Chabot pouvait laisser entendre, je n'ai jamais exprimé le souhait que vous retiriez votre plainte qui est de plein droit. J'ai souligné la bizarrerie juridique d'un président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature qui serait en même temps partie civile", écrit M. de Villepin.

Dans cette lettre transmise à Reuters, l'ex-Premier ministre mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse", voit la constitution de partie civile du chef de l'Etat comme une "bizarrerie juridique", soulignant que celui-ci préside statutairement le Conseil supérieur de la magistrature.

"Je veux insister dans ce contexte sur la nécessité d'une très grande vigilance pour éviter toute confusion entre vos prérogatives présidentielles aujourd'hui et ministérielles hier et votre statut de partie civile", écrit-il.

"Je ne suis pas sûr que vos déclarations d'hier aient permis de sortir de cette confusion, pour moi d'autant plus dommageable que d'aucuns s'évertuent depuis trois ans à pointer le doigt vers Jacques Chirac et moi-même", ajoute-t-il.

Dominique de Villepin remarque aussi que le chef de l'Etat s'est estimé "sali" par l'affaire, expliquant qu'il lui avait fallu démontrer à la justice qu'il ne possédait pas un compte bancaire occulte comme le laissaient penser les faux listings Clearstream remis au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004.

"Il a fallu que je démontre à la justice de mon pays que je n'avais pas de compte", a dit Nicolas Sarkozy.

En fait, le juge Van Ruymbeke a procédé aux vérifications sans interroger Nicolas Sarkozy, ni le solliciter.

Notant le caractère inexact de cette affirmation, l'ex-Premier ministre s'adresse au chef de l'Etat de manière ironique.

"Que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez à aucun moment été sollicité. Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de leur faire parvenir", écrit-il.

 

Villepin donne raison à François Fillon d'avoir "marqué son territoire"

Villepin et Fillon le 17 mai 2007 à Matignon los de la passation de pouvoirs
© AFP
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a donné raison vendredi à son successeur François Fillon d'avoir "marqué son territoire", ajoutant que Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement avaient "intérêt à s'entendre".
M. de Villepin a estimé sur BFM qu'il existait "malgré tout un rapport de force" entre l'Elysée et Matignon.
Il a pointé "un risque permanent" pour tout Premier ministre, que "l'Elysée attire à lui toutes les décisions et que les ministres se détournent de Matignon". Or, selon lui, "quand les ministres se détournent de Matignon, le Premier ministre ne peut pas jouer son rôle de coordinateur de l'action gouvernementale". MM. Sarkozy et Fillon "ont intérêt à s'entendre, ils sont complémentaires", a-t-il dit.
Interrogé sur le rôle de secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, M. de Villepin, qui occupa cette fonction pendant le premier mandat de Jacques Chirac, a qualifié de "bévue journalistique" la prétendue puissance de M. Guéant. "Le secrétaire général est une émanation du président de la République, il est au service du président de la République, il est son conseiller, son collaborateur. En aucun cas, il n'a la légitimité pour peser dans la décision".
Dans un entretien à Paris-Match, François Fillon s'était dit "agacé" de certains propos de Nicolas Sarkozy, en particulier de l'emploi du mot "collaborateur" à son égard.
Par ailleurs, Dominique de Villepin a adressé vendredi une lettre à Nicolas Sarkozy contestant qu'une quelconque campagne le visant ait été menée par le biais de l'enquête sur l'affaire Clearstream et lui suggère de fournir au juge des éléments prouvant le contraire. "Le dossier d'instruction ne comporte aucun élément de mise en cause de votre personne ni sur le plan médiatique ni sur le plan judiciaire", a-t-il écrit dans cette lettre que l'AFP a pu consulter.
L'ancien Premier ministre, mis en examen depuis le 27 juillet pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans ce dossier, a adressé ce courrier M. Sarkozy au lendemain de déclarations de ce dernier se plaignant d'avoir été "sali". "J'ai noté l'insistance avec laquelle vous avez fait valoir combien votre nom avait été +sali+ et qu'il avait fallu que vous +démontriez à la justice+ de votre pays que vous n'aviez pas de compte" chez Clearstream (chambre de compensation financière luxembourgeoise, ndlr).
"Que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke (pour vérifier la réalité de l'existence de ce compte, ndlr), correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez été à aucun moment sollicité", écrit-il encore. "Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons (magistrats saisis de l'affaire de dénonciation calomnieuse dans ce dossier, ndlr) et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de les leur faire parvenir", écrit-il encore. (AFP)

Municipales 2008: Françoise de Panafieu "fait la campagne de Ségolène Royal"

PARIS - La candidate UMP à la mairie de Paris Françoise de Panafieu "fait la campagne de Ségolène Royal", estime dans un entretien vendredi à "France-Soir" le député UMP Bernard Debré, également candidat.

Bernard Debré doit rencontrer vendredi le président Nicolas Sarkozy, et lui dire que "la droite parisienne a un vrai problème" avec Françoise de Panafieu. Les derniers sondages montrent que la députée-maire du 17e arrondissement de Paris "focalise sur elle 40% de rejet. Il y a un vrai malaise autour de sa personne", ajoute M. Debré.

"Les législatives ont montré que la situation de la droite est très mal engagée, et si vous ajoutez à cela la mauvaise campagne de Françoise... Je veux dire au président de la République qu'il doit agir s'il ne veut pas perde Paris".

D'autant que "nous sommes face à un bon candidat, très ambitieux, qui a fait des choses pour Paris, même si je suis en complet désaccord avec son projet. Face à lui, il faut proposer une rupture, une véritable vision et un projet pour la capitale", selon M. Debré. Il publiera "bientôt un programme en 14 points" comportant de "nombreuses propositions en matière de logement, de pollution, de lutte contre le chômage" ou de circulation.

Françoise de Panafieu, déplore-t-il, "se contente d'attaques contre Bertrand Delanoë, cela me semble un peu court. Alors, elle dit qu'elle va faire des consultations populaires. Pour moi, elle fait la campagne de Ségolène Royal!".

Bernard Debré s'est "donné jusqu'au mois de novembre". S'il renonce à sa candidature à la mairie de Paris, il donnera à Françoise de Panafieu, soutenue par une majorité d'élus parisiens de l'UMP, le "fruit de (son) travail depuis deux ans".

"Mais je ne m'associerai pas à elle. Il est hors de question de monter à la place du passager sans ceinture dans une voiture qui fonce à toute vitesse vers le mur", affirme-t-il. AP

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