06.01.2012

L'ode à Jeanne d'Arc, Villepin: "Que te font-ils dire, Jeanne?"

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin sur un marché à Charenton, en région parisienne, le 21 décembre 2011

PARIS - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle féru de poésie, a réagi vendredi, à sa manière, lyrique, aux récupérations de l'héritage de Jeanne d'Arc à travers une ode aux nombreux visages de la pucelle d'Orléans: "Que te font-ils dire, Jeanne?".

"Jeanne la folle, Jeanne la sainte, Jeanne la digne; Jeanne la bergère, Jeanne la guerrière, Jeanne du peuple et Jeanne du roi sans sacre, Jeanne l'émancipée, la persécutée, la résistante, Jeanne des humbles, des désespérés et des jours de gloire, Jeanne des heures sombres, des sursauts et des défaites qui se transforment en victoires, Jeanne relapse et donc Jeanne courage. Jeanne de gauche et Jeanne de droite. D'hier et d'aujourd'hui, de personne et de tout le monde", écrit Dominique de Villepin dans un communiqué.

Et l'ancien Premier ministre de s'interroger: "Que te font-ils dire, Jeanne que l'on brûla verte, petite Jeanne de France, Jeanne de tous les Français ?"

Le président Sarkozy a célébré vendredi la mémoire de Jeanne d'Arc érigée en symbole de la "résistance" de la France dans l'épreuve et de son "unité nationale", lors d'un déplacement à Domrémy (Meuse), village natal de la célèbre bergère, puis à Vaucouleurs d'où elle lança en 1429 sa campagne victorieuse contre les Anglais.

De son côté, le Front national doit rendre hommage samedi à celle qui a "bouté les Anglais hors de France" et dont il a fait le symbole de sa geste anti-immigration, l'honorant à Paris chaque 1er mai depuis les années 1980.

© 2012 AFP (20minutes.fr)

01.01.2012

Dominique de Villepin "Choisir un arbitre de notre vie"


Dominique de Villepin - Voeux 2012 par clubvillepin

http://www.republiquesolidaire.fr/

26.12.2011

Génocide arménien : la loi est "une erreur"

L'ancien Premier ministre a estimé sur Europe 1 que l'adoption de la loi n'était pas opportune.

"On ne légifère pas sur la mémoire". Dominique de Villepin a condamné dimanche sur Europe 1 lors du Grand Rendez-Vous l'adoption d'une loi pénalisant la négation du génocide arménien par les députés français. Selon lui, les "lois mémorielles" sont "une erreur". Le candidat à la présidence de la République a par ailleurs assuré qu'il n'avait aucun ressentiment envers l'actuel locataire de l'Elysée.

"Faire avancer les choses sur le bon terrain"

"Est-ce que nous serions heureux que le parlement algérien légifère sur la mémoire ?", a-t-il encore demandé. "Il faut être prudent et faire avancer les choses sur le bon terrain. Or la mémoire n'est pas le terrain de la loi". Il n'est pas question de remettre en cause, pour nous Français l'existence du génocide arménien, mais il s'agit de savoir si nous faisons progresser les choses en légiférant sur ce terrain", a-t-il précisé.

"La mémoire n'est pas le terrain de la loi" :

"Soyons prudents. On ouvre des querelles qui nous font régresser et pas progresser", a prévenu Dominique de Villepin. "Agir sur le terrain politique avec des arrières-pensées, qui en cette période électorale sont évidentes, est très malsain et c'est une erreur", a-t-il condamné. "Je souhaite qu'on revienne sur de tels agissements", a conclu l'ancien Premier ministre.

"Aucune forme de différend avec Sarkozy"

Dominique de Villepin est par ailleurs revenu sur sa candidature à la présidentielle de 2012. "Il n'y a dans ma démarche aucune forme de différend avec Nicolas Sarkozy", a-t-il assuré. L'ancien Premier ministre, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012 début décembre, a affirmé qu'il n'avait aucun ressentiment envers l'actuel locataire de l'Elysée.

"J'ai tourné la page. J'ai pardonné à Nicolas Sarkozy", a déclaré Dominique de Villepin, qui a rappelé avoir été blanchi "par deux fois" dans l'affaire Clearstream. "Ceci n'entre pas en ligne de compte", a-t-il assuré. "Ne mélangeons pas les relations personnelles et l'ambition qui est la mienne", a demandé le candidat.

Dominique de Villepin a toutefois laissé entendre que des pressions avaient été exercées pour empêcher sa candidature. "Je ne suis pas dupe de tout ce qui a été fait pour me dissuader d'être candidat", a-t-il indiqué. Mais l'ancien Premier ministre s'est dit confiant "dans la capacité que nous avons, au cours des prochaines semaines, de rassembler plus de 500 signatures et mobiliser les moyens nécessaires pour une campagne".

Un président "arbitre"

Candidat indépendant, Dominique de Villepin a appelé la "France de Mitterrand, la France de Chirac et la France de Nicolas Sarkozy" à "avancer ensemble". "Nous ne sommes pas dans un temps de droite ou de gauche", a martelé Dominique de Villepin, qui souhaite que le prochain président de la République soit "un arbitre de notre vie nationale".

"Je vois se reconstituer République des partis" :

"Nous avons besoin d'un président qui rassemble. La France ne peut pas vivre avec un président de la République hémiplégique qui représente seulement la moitié des Français", a-t-il dit. Pour Dominique de Villepin, "ce n'est pas à l'UMP, au PS, au Modem ou au Front national de choisir le président". "Je ne veux pas que cette élection présidentielle soit kidnappée par les partis politiques", a-t-il ajouté.

(Par Marie-Laure Combes/europe1.fr)

23.12.2011

Parrainages: Villepin a écrit à tous les maires de France

Dominique de Villepin, candidat à l'Elysée, a adressé une lettre "à tous les maires de France" pour leur demander que sa "voix puisse être entendue dans le débat démocratique", a annoncé vendredi à l'AFP Jean-Pierre Grand, président de République solidaire.

"C'est à vous que je viens demander aujourd'hui de permettre que ma voix puisse être entendue dans le débat démocratique", écrit l'ancien Premier ministre dans un courrier dont l'AFP a eu copie.

"Monsieur le Maire, m'accorder votre parrainage, c'est une décision qui vous incombe en conscience, en toute indépendance de votre conseil et abstraction faite de toute préférence personnelle" affirme-t-il.

"Qui fera vivre le rassemblement national, sinon une voix indépendante, libre de tout appareil partisan ?", demande M. de Villepin.

Il présente sa candidature comme "une décision dont (il) mesure la gravité", venant de quelqu'un qui a "assumé toute (sa) carrière au service de l'Etat et connu après de Jacques Chirac, les exigences de l'exercice du pouvoir".

"Depuis toujours, j'ai à coeur, vous le savez, de défendre une certaine idée de la France (...). Le jeu politique confisqué par avance par les grands partis est contraire à l'esprit même de la République", poursuit-il, citant Gambetta, Clemenceau et Charles de Gaulle.

Il dit vouloir "porter dans cette élection une alternative et une refondation économique, sociale et politique de notre pays".

L'ancien Premier ministre termine avec une mension manuscrite: "Avec mes meilleurs voeux pour vous-même et votre famille".

Le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, interrogé par l'AFP vendredi, n'a pas souhaité donner le nombre de parrainages déjà acquis pour l'ancien Premier ministre.

Il a toutefois indiqué qu'il y avait "un bon accueil de la part des maires de France, qui estiment tout à fait normal que Dominique de Villepin puisse être candidat à l'élection présidentielle".

(lepoint.fr)

Le coup de gueule de Villepin


Le coup de gueule de Villepin - Rungis par clubvillepin

Déplacement de Dominique de Villepin à Rungis (22/12/2011)

Villepin : "Tous les hommes politiques ne sont pas égaux"

 

Depuis que, le 11 décembre, Dominique de Villepin a fait l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle, il est remonté sur son cheval. L'ancien premier ministre, qui avait mis sa campagne entre parenthèses depuis l'été, s'est remis à faire des déplacements. L'équipage est modeste, les horizons restreints, les moyens limités. Les effectifs de République solidaire, le mouvement qu'il a fondé en juin 2010 avant de s'en "libérer" un an plus tard, ne cessent de s'effilocher. Pourtant, lui fait mine d'y croire.

Jeudi 22 décembre, il effectuait une visite matinale au marché de Rungis. 6 heures : au milieu des crocs de boucher, des têtes de veau et des volailles chaponnées, M. de Villepin arpente les allées du secteur des produits carnés. Les grossistes sont habitués à ces expéditions politiques préélectorales. L'accueil est chaleureux. L'ancien premier ministre goûte ce genre d'exercice, chiraquien en diable. "Ici, il y a des gens dont la poignée de main ne ment pas, des gens qui aiment leur métier, insiste-t-il. C'est la France qui mérite d'être reconnue et récompensée, la France de l'excellence et du travail."

A 7 heures, il s'attable au Saint-Hubert en compagnie des présidents des syndicats professionnels. Il tape sans rechigner dans les assiettes de charcuterie et de fromage, avale goulûment un verre de bordeaux. Il se ressert, s'échauffe, s'enflamme, plaide avec véhémence pour le "courage". "Nous entrons dans une période de communication et d'image alors que nous avons besoin de décisions, déplore-t-il. A un moment, il faut du courage et savoir se placer sur le terrain de l'intérêt général. Il ne suffit pas d'avoir l'air courageux, il faut être courageux."

Il juge "grave qu'on ait consacré autant d'énergie en vain pour conserver ce triple A que nous sommes en train de perdre". "Il nous faut de la rigueur, mais pas une rigueur qui nous épuise, qui nous laisse exsangues. On a besoin d'hommes et de femmes qui disent la vérité aux Français." On a compris que l'actuel président de la République ne se range pas dans cette catégorie. "La politique, aujourd'hui, est dans la pensée magique, c'est du zozotement, poursuit-il. La question est : qui est capable de faire ?"

La réponse est contenue dans la question : qui d'autre que lui ? "Tous les hommes politiques ne sont pas égaux. Il y en a qui ont fait des choses (lui) ; il y en a qui n'ont rien fait (Bayrou) ; il y en a qui ont échoué (Sarkozy). Moi j'ai agi, j'ai diminué la dette, j'ai fait baisser le chômage. Face à la crise des banlieues, contre Nicolas Sarkozy, j'ai pris mes responsabilités, j'ai décrété l'état d'urgence."

Etat d'urgence

L'état d'urgence, son nouveau sésame. "La situation l'exige. Si cette campagne électorale ne sert pas à changer la donne, elle ne servira à rien, estime M. de Villepin. Soit on revient en arrière, soit c'est la fuite en avant en continuant ce qui ne marche pas. Ce sera totalement stérile. Le système est pervers. Je connais le pouvoir de l'intérieur. Je sais l'impuissance du politique, je sais que Nicolas Sarkozy n'a rien dans les mains. La machine politique est une machine d'illusions."

Il tape, mouline, reprend une rasade, engouffre une tranche de fromage, tonne contre ce "système d'irresponsabilité". François Fillon, qu'il avait qualifié de "premier ministre transparent", en prend pour son grade. "En 2007, il disait être à la tête d'un Etat en faillite. Qu'a-t-il fait ? Il a augmenté la dette de 700 milliards. L'irresponsabilité ne peut pas rester dans l'impunité. Ils ont menti aux Français et, ça, ça va se payer, promet-il. Croyez-moi, aujourd'hui, je suis peut-être seul. Dans deux mois, cela ne sera plus le cas."

A quelques jours de Noël, il semble habité par sa destinée, convaincu que son étoile brille toujours au firmament, qu'il est le sauveur qu'attend la patrie en souffrance. Il se lève d'un coup, salue, embrasse, lève les bras, conquérant, inébranlable, galvanisant la petite troupe qui l'accompagne. "On reviendra, promet-il à ses hôtes du jour. C'était roboratif et ça met en jambes."

Patrick Roger (lemonde.fr)

Villepin candidat à la présidentielle : il a tout à y gagner

 

LE PLUS. Pourrons-nous voter pour lui à la présidentielle de 2012 ? Rien de sûr. Mais d'ici, là, les Bayrou, Morin, Sarkozy et même Hollande feraient mieux de le prendre au sérieux. Et Dominique de Villepin compte bien en profiter

Tout s’annonçait mal

On lui prêtait près de 10% d’intentions de vote en juin 2010, lorsqu’il lançait le mouvement politique République Solidaire : 3000 personnes venues de toute la France s’étaient alors déplacées pour témoigner leur soutien au héraut de ce vieux pays qui avait dit "non", un soir de grand messe onusienne, où l’orgueil français avait alors un goût de panache. La droite voyait en lui un candidat faisant jeu égal avec le président. L’appétence médiatique était à son paroxysme pour celui qui inspirait, en ces temps-là, 49% d’opinions favorables, conduisant le futur porte-parole démissionnaire à évoquer une éventuelle création d’un groupe parlementaire villepiniste avant la fin de la mandature.

Dominique de Villepin, Paris, le 19 juin 2011 (FACELLY/SIPA)

Dominique de Villepin, Paris, le 19 juin 2011 (FACELLY/SIPA)

 

Dix-huit mois sont passés et le travail de sape orchestré depuis la rue du Faubourg-Saint-Honoré semble être parvenu à rendre l’ancien Premier ministre plus solitaire qu’un cow-boy morrisien. En vérité, Dominique de Villepin se révèle être un Icare des temps modernes : aimanté par l’astre élyséen, il avait préparé son solaire envol. Mais porté par des fidèles politiques trop infidèles (ses plumes étant tombées successivement), le concerné a fatalement plongé dans une mer où les sirènes judiciaires enchanteresses tentent, depuis, de le noyer sans relâche.

 

Lâché par ses proches

 

Après Bruno Lemaire, parti en 2009 pour l’Agriculture, Villepin s’est vu imposer les départs de Georges Tron, Hervé Mariton, Jacques Le Guen et Marie-Anne Montchamp. Remplaçant cette dernière au porte-parolat de République Solidaire, Daniel Garrigue lâche à son tour son mentor. Même son attachée Chantal Bockel s’est détachée.

 

L’ancien diplomate quitte alors la présidence de son mouvement le 18 septembre 2011 et l’un de ses derniers soldats lui succède à ce poste en la personne du député Jean-Pierre Grand. Les seuls revenus du mouvement viennent des cotisations des adhérents et les "modestes" 200.000 euros calculés par certains, forment un obstacle supplémentaire à l’entrée en course de DDV, lorsqu’on les compare aux 9 millions de Bayrou ou aux 7 millions du candidat frontiste lors de la campagne de 2007.

 

Candidat !

 

Tombé corollairement dans les abysses des intentions de vote, DDV arpente le dédale menant au chemin de la proclamation de candidature, qui semble chaque jour s’étendre : la relaxe dans l’affaire Clearstream, obtenue le 14 septembre, et l’atténuement de ses attaques médiatiques à l’encontre de Nicolas Sarkozy – qui vont jusqu’à l’amener à la résidence de la Lanterne – éteignent les dernières rumeurs lui prêtant des espoirs présidentiels.

 

L’innocenté explique avoir "pardonné" à son ancien ministre de l’Intérieur, mettant un terme à son Vendée Globe politique et à la raison d’être de son monocoque République Solidaire, qui réunissait jusqu’alors les déçus du sarkozysme et autres nostalgiques d’une certaine grandeur française devenue historique.

 

Mais fils spirituel, dit-il, du crieur du 18 juin, Villepin se rappelle que "la difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même" (Charles de Gaulle, "Mémoires de guerre"). Alors, contre vents et marées, le navigateur solitaire, invité au JT de TF1 le dimanche 12 décembre 2011, se lance dans la conquête de l’Elysée. Si l’héritier autoproclamé du César de Colombey a ainsi franchi le Rubicon, c’est qu’il considère qu’il est paradoxalement aisé de passer de la roche Tarpéienne au Capitole. En effet, malgré les quolibets et persiflages qui ont accueilli cette annonce, Dominique de Villepin se lance dans une course dont, à bien y regarder, il ressortira gagnant à tous les coups.

 

Une première victoire médiatique

 

+133% d’augmentation dans les sondages, et pourtant, peu l’ont évoqué. Après que Villepin s’est déclaré candidat dimanche 11 décembre à la présidentielle (le poète voulait-il à sa façon célébrer le 201ème anniversaire de la naissance d’Alfred de Musset ?), sa côte a en effet explosé en passant de 1,5 à 3,5% d’intentions de votes. Il est certes essentiel de relativiser cette valeur absolue. Néanmoins, sur le web, sa campagne fait jeu égal avec les favoris.

 

Sur Twitter d’abord, son nom a résonné le 12 décembre bien plus que lors des annonces respectives d’entrée en lice des autres prétendants. Dans les quatre jours suivant sa candidature, Villepin a dépassé Hollande en terme de mentions sur Twitter. Mieux, sur la semaine de 12 au 18 décembre, il se classe deuxième, derrière Sarkozy. Illustration supplémentaire de cet impact numérique : un blog hébergé par "L’Express.fr" et tenu par un journaliste web et un communicant a établi son classement des top et flop politiques en 2011 : DDV et son come-back tiennent le haut du pavé avec un 3ème rang dans les tops, devançant notamment Mélenchon ou Le Pen.

 

Ainsi, alors que la presse écrite nationale a plutôt snobé son annonce, Villepin est tout d’abord médiatiquement gagnant car il fait à nouveau parler de lui autrement qu’en réagissant aux affaires (Clearstream définitivement réglée en septembre 2011, les affaires Takkiedine et Relais & Châteaux ont déboulé). DDV reprend de manière proactive la main. D’aucuns avancent également que l’abandon de Borloo et sa disparition conséquente ont fait craindre à Villepin une absence totale de vie médiatique jusqu’au printemps 2012, s’il décidait de ne pas se présenter ; l’équivalent d’une mort politique pour cet ancien Premier ministre flashotrope.

 

Une posture très Ve République

 

Ensuite, sa décision renforce l’image que les Français lui attachent et que certains souhaitent retrouver. Car Villepin est l’un des seuls à avoir encore ce rapport gaullien au fonctionnement de la Ve République. Épousant la lecture du mentor, faisant de l’élection présidentielle la rencontre de l’homme aux accents wébériens avec le peuple hexagonal, et non celle de l’adhésion d’un pavois partisan avec le plus grand nombre, DDV cherche à incarner à la lettre les devoirs transcendantaux dévolus à la fonction suprême (le fameux article 5 de la Constitution).

 

Sa "certaine idée de la France" n’est pas d’ailleurs sans rappeler la première phrase des "Mémoires" de Charles de Gaulle, appelant, si nécessaire, à une mise en place de l’état d’urgence auquel le Général (pendant 8 mois en 1961) et lui (crise des banlieues en 2005) ont déjà fait appel.

 

DDV, drapé dans une image d’homme audacieux au panache échevelé, en revient à une posture très présidentielle – incarnée sans interruption du Général de Gaulle à Jacques Chirac – avec beaucoup de solennité, tandis que Sarkozy (avec son langage familier) et Hollande (avec sa normalité) se sont rapprochés de l’électeur.

 

Jacques Chirac et Dominique de Villepin le 17 janvier 2007 à l'Elysée à Paris (P. KOVARICK/AFP)

Jacques Chirac et Dominique de Villepin le 17 janvier 2007 à l'Elysée à Paris (P. KOVARICK/AFP)

 

De nombreuses solutions au printemps 2012

 

Enfin, Villepin gagne aussi dans l'ampleur de l’éventail de solutions pré et post premier tour qui s'offre à lui. Avant le 22 avril 2012, deux scenarii de mise à profit de sa campagne peuvent ainsi se lire.

 

1. Bayrou fait très bonne figure dans les sondages, rappelant la période de 2007 où il flirtait avec la seconde place ; ce dernier lui propose un poste de premier plan pour gonfler son capital de voix espérant ainsi obtenir la qualification pour la finale.

 

2. Sarkozy est assez bas et préfère négocier le retrait de son ennemi juré en lui proposant Matignon ou le Quai d’Orsay.

 

Après le 22 avril 2012, une multitude de possibilités s'offrent à lui s'il sort honorablement du premier tour (5% et plus), car, comme le souligne Jean-Pierre Grand, "le potentiel de Villepin est énorme : il peut à la fois prendre des voix chez Sarkozy, Bayrou et Hollande". Tant et si bien que ces trois-là devront alors composer avec lui, chacun ayant besoin d’une manne électorale supplémentaire pour l’emporter.

 

En l'observant attentivement, cette dernière hypothèse (ralliement au socialiste) n’est pas si farfelue : souvenons-nous de la haine que DDV nourrit à l’égard du président, et rapprochons-la de celle de Marie-France Garaud à l’encontre VGE en 1981. Une haine interne à la droite qui avait conduit à la sortie du président sortant. Car enfin, le rejet observé de Sarkozy se situe également au sein de sa propre famille politique, la droite, qui semble plus que jamais chercher quelqu’un d’autre.

 

Une vraie alternative pour la droite

 

Quelqu’un d’autre, mais néanmoins de chez elle, vers lequel reporter ses voix. Or, elle n’avait jusqu’au 11 décembre personne de crédible à substituer à Sarkozy. Dominique de Villepin s’est alors annoncé et peut, en l’état, incarner une alternative réelle, notamment parce qu’il n’a pas souscrit à l’action gouvernementale à l’instar des candidats déclarés, Christine Boutin ou Hervé Morin. De plus, DDV demeure le candidat le plus idéologiquement proche et le plus personnellement éloigné du Président. Deux éléments susceptibles de rassembler actuellement le plus grand nombre de Français de droite déçus du sarkozysme.

 

La "culture, le style et l’idée" que lui reconnaissait Chirac dans ses "Mémoires" suffiront-ils à combler un contenu programmatique jusqu’ici quasi-inexistant ? Dans une campagne annoncée hargneuse, chaque favori surveillera ses arrières et aussi Villepin. Car, même sans argent et solitaire (DDV s’est payé le luxe de renvoyer son responsable web), l’ancien Premier ministre n’en garde pas moins une énorme puissance de nuisance. 

(lenouvelobs .com)

Arthur Beckoules

> Par Arthur Beckoules Tireurs d'irrévérence

Edité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Amandine Schmitt

22.12.2011

Villepin n'est «pas sûr» que Sarkozy se présente

L'ex-premier ministre prédit des «surprises» en début d'année et prévient que, pour sa part, il ne s'arrêtera pas en chemin

Le message vaut pour tous ceux qui, après avoir dit que Dominique de Villepin ne se présenterait pas à la présidentielle, affirment aujourd'hui qu'il n'ira pas jusqu'au bout: «Quand on a du plaisir à faire ce que l'on fait, quand on a un sentiment de fierté et d'honneur de représenter les Français dans une bataille, on ne s'arrête pas en chemin.» L'ex-premier ministre, invité mercredi du «Talk-Orange-Le Figaro», refuse de se laisser démoraliser par les sondages, qui le créditent d'environ 2% d'intentions de vote. «Moi, ce qui m'importe, c'est d'être sur la ligne d'arrivée, ce n'est pas d'être en tête dans les sondages, a-t-il expliqué. Les conditions au début de l'année planteront un décor qui n'est pas celui d'aujourd'hui. Il y aura des surprises, beaucoup de surprises.»

« Recommencer la France »

«Où en sera Nicolas Sarkozy?», a-t-il interrogé. À ses yeux, le président a échoué sur toute la ligne. Concernant 2012, la question est moins selon lui «doit-il ou pas renoncer à se présenter?»mais «est-ce qu'il peut se présenter?». En clair, Dominique de Villepin n'est «pas sûr» que Nicolas Sarkozy se représentera. Il ne doute pas, en revanche, que les Français sauront distinguer au moment de faire leur choix «les vrais tempéraments, les tempéraments qui se sont façonnés au fil de l'histoire».

Cette prise de conscience devrait, selon lui, se faire à partir de «début février». «Il va faire froid, très froid au début de l'année, a-t-il prédit. Nous verrons qui résistera.» Dans l'esprit du fondateur de République solidaire, il n'y a pas de doute: «Je ne suis pas une bulle en politique, a-t-il affirmé. J'ai un parcours, une expérience. Je ne suis pas un candidat en sucre, je ne m'effrite pas avec le vent.»

L'ancien premier ministre assure qu'il ne «mène pas un combat» contre le chef de l'État. «Et je l'ai prouvé dans ma chair, a-t-il précisé, puisque pendant six ans Nicolas Sarkozy m'a accusé de choses que je n'avais pas faites, et que j'ai décidé de tourner la page. Mon objectif ce n'est pas d'en finir avec X ou avec Y, c'est tout simplement de recommencer la France.»

(Par Judith Waintraub lefigaro.fr)

20.12.2011

Villepin se demande pourquoi passer par le MoDem s'il y a ralliement au 2nd tour

Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle, s'est demandé mardi pourquoi il faudrait

, candidat à la présidentielle, s'est demandé mardi pourquoi il faudrait "passer par la case ", puisque son champion a dit qu'il "se rallierait" à un candidat au second tour, ajoutant que lui-même ne prendrait pas ses électeurs "en otage".
Interrogé par 2 sur son choix entre les deux tours, l'ancien Premier ministre et fondateur de République solidaire a répondu : "Un candidat, celui du MoDem, a indiqué qu'il se rallierait à l'un ou à l'autre.

Mais pourquoi passer alors par la case MoDem au premier tour si d'emblée, on sait que le ralliement aura lieu ? Vous savez, les électeurs n'aiment pas qu'on les prenne en otage".
"Je ne prendrai pas les électeurs en otage, j'ai une idée de l'intérêt général, j'ai une idée de l'intérêt français et cette idée, je la défendrai jusqu?au bout", a réaffirmé M. de Villepin.
François Bayrou, candidat du Mouvement Démocrate, a indiqué qu'il exprimerait un choix au soir du 22 avril s'il n'était pas qualifié, ajoutant se battre pour "être au deuxième tour et l'emporter au deuxième tour".

 -leparisien.fr

17.12.2011

Villepin exclut un nouveau 21 avril

Dominique de Villepin ne croit pas qu'un 21 avril 2002 puisse se reproduire en 2012, même avec la multiplication des candidats à droite. 
 
Ses détracteurs à droite l'assurentLa candidature surprise de Dominique de Villepin fait courir à droite un risque de dispersion de voix qui pourrait être fatal.  Ce matin, invité sur Europe 1, l'ancien Premier ministre de s'est défendu contre ces attaques. Avec en toile de fond, le spectre de l'élection présidentielle de 2002, où la multiplicité des candidatures avait abouti à un second tour inédit sous la Ve République, avec un duel Jacques Chirac /Jean-Marie Le Pen. 

Le 21 avril 2002 a été «la rançon de la médiocrité»
Villepin, lui, «ne croit pas à un 21 avril dès lors qu'il y a une offre politique». 
«A l'endroit ou à l'envers (le 21-avril), c'est la rançon de la médiocrité, c'est le manque de courage politique», a déclaré le du mouvement République Solidaire, crédité de 3,5 % de voix dans le dernier sondage Ifop réalisé du 13 au 15 décembre. En 2002, le 21 avril a été la résultante d'une offre politique qui n'a pas su être à la hauteur des attentes des Français, explique-t-il. «C'est des hommes et des femmes politiques qui ne sont pas capables à un moment donné de défendre leurs convictions devant les Français et les Français se rendent parfaitement compte de cela et choisissent les extrêmes», a analysé l'ancien Premier ministre. Une situation, qui évidemment ne se reproduira pas et qui selon lui, alimente la légitimité de sa candidature. 

Villepin met en avant son «expérience»

«S'il y a un choix offert aux Français, qui est indépendant de cette surenchère sur les extrêmes, les Français choisiront des gens qui ont la compétence, l'expérience et la capacité de faire avancer les choses», croit savoir Dominique de Villepin. Celui qui se définit comme «un homme politique non professionnel» met en avant son «expérience». Il cite notamment «le patriotisme économique» qu'il a «mis en oeuvre» et taclé, au passage, le bilan de Nicolas Sarkozy : en s'interrogeant : «qu'est-ce qu'on a fait depuis 5 ans ?».

Posez vos questions à Dominique de Villepin.

«Le Parisien» - «Aujourd'hui en France» publie chaque vendredi la réponse d'un politique à la question programmatique, ou de stratégie politique, posée par un internaute.

Barotweet 2012 : Villepin crée la surprise

 

"Le Nouvel Observateur" publie, vendredi 16 décembre, son "Barotweet 2012", le baromètre mesurant la présence des candidats à la présidentielle sur Twitter. Le "Barotweet 2012" est publié chaque vendredi jusqu'à mai 2012. Il analyse le nombre de billets mentionnant les candidats, que la tonalité soit positive ou négative. Ce baromètre est réalisé par LH2 en partenariat avec "L'argus de la presse".

Dominique Villepin, que tout le monde y compris certains de ses proches croyaient voir renoncer a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle dimanche soir sur TF1. Son intervention télévisée marque le pic de la semaine sur twitter avec près de 11.000 tweets. Un pic qui dépasse largement celui qu'avait engendré l'officialisation de la candidature de François Bayrou, la semaine dernière. 

( Par Estelle Gross nouvelobs.com)

16.12.2011

Bayrou et Villepin perturbent les favoris

François Bayrou et Dominique de Villepin en hausse, François Hollande et Nicolas Sarkozy en baisse : tels sont les enseignements du sondage exclusif Ifop/JDD.fr réalisé du 13 au 15 décembre. Marine Le Pen repasse la barre symbolique des 20%. Pas de changement au second tour : le candidat socialiste l’emporterait largement.

Cela s’appelle une entrée en campagne réussie. Pour

François Bayrou comme pour Dominique de Villepin, la présidentielle commence bien. Le président du Modem franchit la barre des 10% en atteignant un 11% prometteur. Il gagne 2,5 points par rapport à l’enquête précédente (réalisée les 29 et 30 novembre). Le Béarnais est donc en avance sur son tableau de marche, lui qui se voyait à 10% en janvier. Sa progression provient essentiellement du retour au bercail d’une partie de ses électeurs de 2007 : ils sont 41% à vouloir revoter pour lui contre 34% le mois dernier.

Dominique de Villepin, qui vient de surprendre tout le monde en annonçant sa candidature, démarre bien lui aussi. Certes, son point de départ est faible. Mais en gagnant deux points pour atteindre les 3,5%, l’ancien Premier ministre démontre sa capacité à troubler le jeu. Son score devrait inquiéter l’UMP puisqu’il semble prendre clairement ses voix à Nicolas Sarkozy qui perd… deux points.

Le flop de Toulon

La baisse du chef de l’Etat et celle de François Hollande sont l’autre fait majeur de ce sondage Ifop/JDD.fr. Les deux "favoris" présumés reculent dans les mêmes proportions. Là où ils réunissaient ensemble le mois dernier 55,5% des voix, ils n’obtiendraient aujourd'hui plus que 51%. Le candidat socialiste continue certes de faire la course en tête mais il baisse lui aussi de deux points pour tomber à 27,5%. Le député de Corrèze cède du terrain à François Bayrou (les électeurs du Modem tentés par le PS baissent de 32% à 23%) et un peu à Eva Joly. La candidate écologiste regagne un point (5%).

Nicolas Sarkozy sort également perdant de la séquence. Sa gestion de la crise ne lui profite plus. Plus embarrassant, son discours de Toulon n’a pas eu l’effet attendu contrairement à celui qu’il avait prononcé en 2008 dans la même ville. "Toulon est un flop", anticipait déjà un sarkozyste en début de semaine. En tombant à 24% des voix au premier tour, "l’effritement est assez sérieux car il est à plus de sept points de son score de 2007", relève Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop.

Le Pen repasse les 20%

Enfin, le dernier enseignement de ce premier tour, c’est la nouvelle embellie de Marine Le Pen. Pour la première fois depuis le mois de juillet dernier, la candidate FN repasse la barre des 20% (+0,5%). La représentante de l’extrême droite est servie par l’actualité : inquiétude sur l’euro, angoisse sociale et accumulation de gros faits divers. Elle talonne à nouveau le président.

Une chose ne change pas, c’est le rapport de force au second tour. Malgré le recul du candidat PS, il l’emporterait haut la main avec 56% des voix. François Hollande bénéficie toujours de bons reports de voix du Modem et même du FN. 41% des électeurs de Bayrou déclarent vouloir voter PS contre seulement 23% pour Sarkozy. Chez les électeurs de Le Pen, seuls 43% veulent voter Sarkozy (contre 70% en 2007). L’Elysée aurait sûrement préféré finir sur une autre note que celle contenue dans ce sondage très inquiétant pour le président-candidat.

(lejdd.fr)

14.12.2011

Critiqué à droite, Villepin demande à l'UMP «de ne pas se foutre du monde»

Dominique de Villepin, le 13 décembre 2011, lors d'une conférence de presse à Paris.

Désormais candidat officiel à la présidentielle et donc cible des critiques de ses camarades de l’UMP qui lui reprochent de diviser la droite, Dominique de Villepin n’a pas tardé à répliquer, accusant Nicolas Sarkozy et l’UMP d’avoir divisé et stigmatisé les Français depuis 2007.

Taclant notamment Brice Hortefeux, proche du chef de l’Etat , qui l’avait mis en garde un peu plus tôt sur RTL sur le risque de «division électorale», Villepin a tancé: «Mais qui a divisé les Français depuis quatre ans et demi? Là aussi, il ne faut pas se foutre du monde». Et d’ajouter: «Que Brice Hortefeux relise ses classiques, qu'il relise ces quatre années, qu'il revoie les déclarations, qu'il revoie en profondeur le discours de Grenoble».

Et de demander:  «Qu'est-ce qui s'est passé en France depuis quatre ans et demi?» , ajoutant: «A chaque fois, le gouvernement a choisi de diviser, de stigmatiser pour soi-disant éviter la montée des extrêmes. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France».

Les dons affluent

Dominique de Villepin s’en est également pris à Luc Chatel, le ministre de l’Education, qui avait ironisé sur son isolement, rebaptisant son parti République solidaire en «République solitaire». «Ce n'est pas digne. Dans la politique, one peut ne pas être d'accord, mais on doit y mettre, au coeur, le respect. Qu'est-ce que c'est que ce mépris ? Et au nom de quoi un jeune élu se permet comme cela de renvoyer un aîné? Un peu de respect», a-t-il répondu.

En tout cas, le candidat a prévenu: il ira jusqu’au bout. «J'ai un enthousiasme et un appétit formidable pour cette élection. (…) Je veux bousculer le jeu politique. Les Français veulent du changement, ils vont en avoir», a-t-il assuré.  Il a assuré avoir pris sa décision il y a «à peu près deux ou trois mois» au vu de «cinq années d’échec». Et a précisé que sa candidature trouvait écho auprès des Français. La preuve, République Solidaire, qui revendique 30.000 bénévoles, commence à recevoir des «dons comme nous n'en avons jamais reçus».

(M.P. avec Reuters 20minutes.fr)

Dominique de Villepin réplique aux attaques de l'UMP

Dominique de Villepin a répondu aux attaques de l'UMP, mercredi 14 décembre sur BFMTV, en appelant l'ex-ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, et l'UMP dans son ensemble, à ne "pas se foutre du monde", alors que plusieurs cadres de son ancien parti tentent, depuis l'annonce de sa candidature, de le pousser à abandonner et à rallier Nicolas Sarkozy.

Visé par Brice Hortefeux, le matin même sur RTL, qui a affirmé que "l'union nationale ne passe pas par la division électorale", le président de République solidaire a répliqué : "Mais qui a divisé les Français depuis quatre ans et demi ? Là aussi, il ne faut pas se foutre du monde. Que Brice Hortefeux relise ses classiques, qu'il relise ces quatre années, qu'il revoit les déclarations, qu'il revoit en profondeur le discours de Grenoble."

"Qu'est-ce qui s'est passé en France depuis quatre ans et demi?, s'est interrogé Dominique de Villepin. A chaque fois, le gouvernement a choisi de diviser, de stigmatiser pour soi-disant éviter la montée des extrêmes. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France.".

L'ex-premier ministre a également répondu au jeu de mots du ministre de l'éducation, Luc Chatel, qui lui a conseillé la veille, sur la même chaîne, de "rebaptiser son mouvement, qui s'appelle République solidaire, 'République solitaire'".

"Luc Chatel, je l'aime bien, je l'ai aidé à entrer en politique", a réagi Dominique de Villepin. Mais ce "n'est pas digne du ministre de l'éducation nationale d'aller faire des jeux de mots sur le nom d'un mouvement. Qu'est-ce que c'est que ce mépris ! Et au nom de quoi un jeune élu se permet comme cela de renvoyer un aîné ? Un peu de respect", a lancé celui qui s'est dcélaré candidat à la présidentielle dimanche 11 décembre sur TF1.

"JE COMPRENDS LA RÉACTION DE RACHIDA DATI"

Dominique de Villepin a également commenté le cas de Rachida Dati, attaquée de toutes parts à l'UMP depuis la publication de sa lettre ouverte ciblant le premier ministre François Fillon dans Le Monde daté 13 décembre.

"On peut la comprendre, at-il commenté.  On est dans un arrondissement et tout à coup : 'toc toc toc', c'est le premier ministre qui débarque avec son parachute." "Ce n'est pas acceptable", a jugé M. de Villepin.

"Je comprends la réaction de Rachida Dati et je vous promets que depuis trente ans, j'aurais pu me faire élire tous les cinq ans avec la méthode de François Fillon", a dit celui auquel ses adversaires reprochent de ne s'être jamais confronté au suffrage universel.

(LeMonde.fr avec AFP et Reuters)

13.12.2011

Villepin entend défendre son « bilan » en 2012

«Ma candidature a pu apparaître comme une surprise, mais j'ai consacré toute ma vie au service de la France et des Français» a expliqué Dominique de Villepin. Crédits photo : Christophe Ena/AP

«Ma candidature a pu apparaître comme une surprise, mais j'ai consacré toute ma vie au service de la France et des Français» a expliqué Dominique de Villepin

L'ancien premier ministre ne sera « ni un hyper-président, ni un président normal, ni un président installé dans un fauteuil à bascule, tantôt à droite, tantôt à gauche », a-t-il expliqué mardi.

Se donner les moyens d'aller «jusqu'au bout». Devant les militants de République solidaire et les journalistes réunis ce matin au Press Club à Paris, Dominique de Villepin a justifié - beaucoup- et préciser - un peu- à la présidentielle de 2012. «Je refuse la fatalité de la souffrance des Français, a expliqué l'ancien premier ministre. J'ai vu les faiblesses de notre pays, les divisions et les peurs mais aussi les atouts dont nous disposons. C'est fort de ses atouts que nous arriverons à relever le défi.»

Deux jours après l'annonce de son entrée en campagne, il a balayé d'un revers de la main toute volonté d'organiser un effet de surprise: «Ma candidature a pu apparaître comme une surprise, mais j'ai consacré toute ma vie au service de la France et des Français», a-t-il défendu. Mais, il entend tirer avantage de la situation. «Parce que ma candidature a surpris, elle est singulière. Ma voix est originale», assure Villepin.

Une « campagne économe »

Bravant «la fatalité», Dominique de Villepin explique ne pas se préoccuper des contingences inhérentes à la campagne. Interrogé sur les nécessaires 500 signatures, la petitesse de ses troupes ou ses moyens financiers, il botte en touche. «Je souhaite rassembler le plus grand nombre et à partir de cette mobilisation de trouver les réponses à la fois en termes de moyens et de signatures», se borne-t-il à répondre. «Je ne mise pas sur un financement public. On peut faire une campagne digne avec quelques millions d'euros», ajoute-t-il en promettant une «campagne économe». Puis, pressé de répondre sur le coût global, il avoue ne pas «aimer parler chiffres»: «aligner des millions sur la table est indécent».

Son entourage donnera les réponses les plus précises sur l'organisation de sa campagne. Les 500 signatures nécessaires? «Nous les aurons, cela fait plusieurs semaines que nous nous sommes mis à la tâche et l'accueil est très positif», explique un secrétaire de fédération de République solidaire. «Chaque chose en son temps, il présentera son équipe de campagne complète en janvier», assure un proche conseiller. «Au moment de l'inauguration de son siège de campagne, ça aura de la gueule», ajoute le président de République solidaire Jean-Pierre Grand. Au parti, on estime pouvoir limiter le coût financier de la campagne à «3 millions d'euros pour le premier tour»: «dans ces temps difficiles les Français ne comprendraient pas que l'on dépense davantage dans la campagne», glisse un proche qui invite à surveiller de près les comptes des autres concurrents.

« Depuis quatre ans, je sonne l'alarme »

Sur le fond, Villepin a profité de ce nouveau rendez-vous avec la presse pour présenter la spécificité de sa candidature: premier ministre des deux dernières années du mandat de Jacques Chirac, ministre auparavant, il entend en 2012 défendre son «bilan»: «Entre 2005 et 2007 nous avons réduit le chômage et le déficit public», fait-il valoir. «On voit bien, depuis quatre ans, que la navigation à vue ne permet pas de défendre les intérêts de la France», estime-t-il en retrouvant ses accents les plus critiques vis-à-vis de la politique menée par Nicolas Sarkozy et François Fillon. «Depuis quatre ans, je sonne l'alarme», ajoute-t-il, avant de brocarder

Sans les citer, Villepin entend marquer la différence avec ses principaux concurrents et assure qu'il ne serait «ni un hyper-président, ni un président normal, ni un président installé dans un fauteuil à bascule, tantôt à droite, tantôt à gauche». Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou sont de toute façon disqualifiés à ses yeux car prisonniers de leurs partis, ceux-là même qui ont transformé l'élection présidentielle en «rendez-vous des partis». Quel que soit son résultat, Villepin assure d'ailleurs qu'il ne se rangera derrière aucun d'entre eux. «Le ralliement par exemple ne fait pas partie de mon programme, cela ne fait pas partie de mon tempérament», lance-t-il.

Jean-Baptiste Garat (Lefigaro.fr)

Dominique de Villepin ira "jusqu'au bout"

PARIS (Reuters) - Envers et contre tous, Dominique de Villepin a marqué mardi sa volonté d'aller "jusqu'au bout" de sa candidature à l'élection présidentielle malgré son isolement, écartant tout ralliement, toute "combinaison politicienne", avec le Centre ou l'UMP.

Le parti présidentiel a renouvelé mardi ses appels à l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, regrettant une aventure solitaire à l'instar de François Fillon, qui a fustigé une initiative répondant "davantage à une ambition personnelle qu'à un intérêt général".

"Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul". Le fondateur de "République solidaire", qui plafonne pour l'heure à 1% dans les sondages et est cité dans plusieurs affaires judiciaires, fait sienne la devise de Cyrano en revendiquant une indépendance gaullienne, au-dessus des partis.

Tentant de répondre aux interrogations lors d'une conférence de presse à Paris, deux jours après l'annonce surprise de sa candidature, Dominique de Villepin n'a eu de cesse de cultiver sa singularité face à Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou qu'il n'a pas cités nommément.

"Ce n'est pas au Parti socialiste, ce n'est pas à l'UMP ni au MoDem, ni à aucun autre parti de dire qui doit être le président de la République, c'est aux Françaises et aux Français", a-t-il déclaré.

"NAVIGATION À VUE" DE SARKOZY

"Ni hyperprésident, ni président 'normal', ni président installé dans un fauteuil à bascule, tantôt oscillant à gauche tantôt oscillant à droite, un président qui guide et qui défend les intérêts de la Nation", a lancé Dominique de Villepin, critiquant dans un même souffle le candidat du PS, le président sortant et le dirigeant centriste, avec lesquels il avait paru se rapprocher ces derniers temps.

L'ancien ministre des Affaires étrangères, en position de capter une part de l'électorat de Nicolas Sarkozy mais aussi de François Bayrou, a déclaré qu'il ne donnerait pas de consigne de vote pour le second tour.

Quant aux appels pressants de l'UMP, son ancienne famille politique, il les balayés d'un revers de main.

"Le ralliement ne fait pas partie de mon programme. Ce n'est pas mon tempérament, et ce n'est pas l'idée que je me fais d'une élection présidentielle. Les Français choisissent et ce n'est pas par des combinaisons politiciennes, partisanes, que doit se décider du sort d'une campagne électorale", a-t-il affirmé.

Maniant l'art du paradoxe, qui a le don d'irriter à l'UMP, il a réaffirmé que son passif avec Nicolas Sarkozy était "effacé", mais il n'en a pas moins critiqué l'action du président depuis 2007, qualifiée de "navigation à vue".

Aux doutes sur ses capacités à mener une campagne jusqu'à son terme - parrainages, financement, etc..- Dominique de Villepin a répondu qu'il disposait des soutiens nécessaires et qu'il mènerait une campagne économe.

"République solidaire" se fixe un objectif d'un à trois millions d'euros de dépenses, selon son président Jean-Pierre Grand, qui revendique 30.000 bénévoles en France.

"Je me donnerai les moyens matériels (...) pour que cette candidature puisse aller jusqu'au bout", a dit Dominique de Villepin, précisant qu'il présenterait en janvier "une équipe parfaitement opérationnelle" et un "nouveau projet".

PROMESSES "DANS LES TIROIRS"

Pour répondre aux attentes d'une "France qui souffre", point n'est besoin de "cent mesures", des mesures qui "resteront dans les tiroirs comme les précédentes promesses", a-t-il poursuivi.

"Ce sont trois quatre grandes orientations qui permettront au futur président de changer la donne", a-t-il expliqué, sans donner de détails sur ce qu'il envisage.

Il a toutefois assuré que son idée de "revenu citoyen" de 850 euros mensuels, un projet d'un coût de quelque 30 milliards d'euros jugé intenable en l'état des finances publiques françaises, serait maintenue dans son programme.

Il a également évoqué la TVA "3E", une taxe déjà présentée en avril en faveur de l'emploi, de l'environnement et des exportations, qui varierait entre 19,6% et 24,6%. Le taux resterait à 5,5% pour les produits courants.

"La politique est asphyxiée, épuisée, elle n'a pas les leviers du changement", a jugé Dominique de Villepin.

Pour alternative, il prône "un gouvernement resserré autour d'une dizaine, quinzaine de ministres", "huit grandes régions métropolitaines qui "rassemblent leurs forces", des élus en moins grand nombre et plus représentatifs grâce à l'introduction d'"une dose de proportionnelle".

Ce "sursaut", Dominique de Villepin, jamais élu, qui a mis en avant son passé de secrétaire général de l'Elysée et son expérience gouvernementale, croit pouvoir en être le fer de lance. Face à "l'impuissance de la politique", il s'est posé en avocat de "la souffrance des Français", reprenant une thématique de la présidente du Front national, Marine Le Pen.

Sophie Louet avec Elizabeth Pineau et Emile Picy, édité par Gilles Trequesser (challenge.fr)

Présidentielle : Villepin refuse "la fatalité" et veut redonner "le pouvoir aux français"

Trois jours après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, Dominique de Villepin a affirmé son intention d'«aller jusqu'au bout».

Après l'annonce surprise de sa candidature, voici venu le temps des explications.

Ce mardi matin, à , a détaillé les raisons qui l'ont poussé à se lancer dans la course à l'Elysée. «J'ai décidé d'être candidat à la présidentielle de 2012», avait-il lancé dimanche soir sur le plateau de TF1. Une déclaration abondamment commentée depuis. Qu'importe. Selon lui, la seule question qui vaille est : «Qui sera le mieux placé pour défendre l'intérêt général?» Prenant des accents gaulliens, il a défendu une candidature qui se veut au-dessus des partis, qui donne «le choix aux Français». Et, en cette période de , appelé à l'«union de tous», «condition du sursaut».

Refuser «la fatalité» et redonner «le pouvoir aux Français»


Dominique de Villepin a d'emblée mis en avant ses raisons. La première? «Je refuse la fatalité de la souffrance des Français.» La souffrance, donc, mais aussi «un sentiment d'impuissance» de la politique. Autre raison avancée par l'ex-Premier ministre, il veut «que ce rendez-vous redonne le pouvoir aux Français». Car, «l'élection présidentielle, c'est le rendez-vous de la nation».

Dans la droite ligne de de Gaulle, il a développé ce constat : «Qu'est devenu ce rendez-vous? Le rendez-vous des partis.» La présidentielle, c'est, selon lui, choisir «l'arbitre, le guide de la nation pour cinq ans». «C'est la rencontre entre un homme et un peuple, pas entre un parti et un peuple», a-t-il lancé.

Choisir «le mieux à même de défendre les intérêts de notre pays»

Dominique de Villepin l'assure, en ces temps de crise,«ce n'est pas un ajustement qu'il faut, c'est une refondation, c'est un sursaut». Selon lui, un tel mouvement ne pourra venir que du «rassemblement» et de «l'union de tous». Au passage, il jette une pierre dans le jardin de ses adversaires Sarkozy, Hollande, Bayrou. Car, assure-t-il, il ne faut «ni un hyper-président, ni un président normal, ni un président installé dans un fauteuil à bascule, tantôt à droite, tantôt à gauche». Il tacle également le président sortant sur son bilan : «On voit bien, depuis quatre ans, que la navigation à vue ne permet pas de défendre les intérêts de la France.»

Il faut, selon l'ancien Premier ministre, «choisir celui ou celle qui sera le mieux à même de défendre les intérêts de notre pays». En quoi est-il lui-même qualifié? Dominique de Villepin met en avant son expérience, acquise comme secrétaire général de l'Elysée, sous Jacques Chirac, et «pendant cinq ans comme ministre et Premier ministre». Mais aussi, selon lui, «depuis quatre ans en sonnant l'alarme». L'ancien chef du gouvernement a également fait valoir son «bilan politique». Autant de raisons, selon Dominique de Villepin, pour s'engager, «pour ne pas rester sur le banc de touche, pour vouloir apporter des réponses aux Français et changer la politique».

Villepin «ne mise pas sur un financement public» pour sa campagne

Interrogé à la suite de son intervention sur les parrainages et le financement de sa campagne, Dominique de Villepin a assuré vouloir «rassembler le plus grand nombre et à partir de cette mobilisation de trouver les réponses à la fois en termes de moyens et de signatures». «Je ne mise pas sur un financement public», a-t-il précisé, mais sur «le soutien des Français, le concours de Français» pour mener «une campagne économe». Son équipe de campagne et son projet en janvier, il les présentera en janvier.

Egalement questionné sur la possibilité d'un ralliement, l'ancien Premier ministre a tranché : «Le ralliement ne fait pas partie de mon programme. Ce n'est pas mon tempérament et ce n'est pas l'idée que je me fais d'une élection présidentielle.» Et de conclure : «Je me donnerai les moyens pour que cette candidature puisse aller jusqu'au bout.»

(LeParisien.fr)

2012 : Dominique de Villepin veut réformer les institutions

Dominique de Villepin a présenté son programme en tant que candidat à l'élection présidentielle 2012. L'ancien premier ministre entend réformer les institutions.

Dominique de Villepin propose un "gouvernement resserré autour d’une dizaine quinzaine de ministre", la création de 8 grandes régions métropolitaines" et la "fin du cumul des mandats".

(BFMTV.com)

Dominique de Villepin: «Le ralliement ne fait pas partie de mon programme»

Dominique de Villepin, qui a annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle de 2012, a affirmé ce mardi lors d’une conférence de presse qu’il ne soutiendra personne au second tour de l’élection. «Le ralliement ne fait pas partie de mon programme, ce n’est pas mon tempérament», a lancé le candidat de République solidaire.

«Je ne suis pas un homme de parti, ni de combinaison», a-t-il insisté.

(E.O. - 20minutes.fr)